samedi 21 février 2026
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« J’ai trouvé des documents officiels portant des signatures falsifiées de mon père », révèle la fille du défunt président Buhari

Par afrikmag 1,529 vues
« J’ai trouvé des documents officiels portant des signatures falsifiées de mon père », révèle la fille du défunt président Buhari

Fatima Buhari, la fille de feu l’ancien président Muhammadu Buhari, affirme que la signature de son père a été falsifiée sur des documents officiels durant sa présidence. 

Le récit de Fatima a été publié dans « From Soldier to Statesman: The Legacy of Muhammadu Buhari », une biographie écrite par Charles Omole. 
Dans son livre, Fatima, experte en audit judiciaire, raconte avoir examiné des documents et montré à son père des exemples de fausses signatures apposées à son nom. 

D’après le livre, elle a déclaré que d’autres personnes avaient soulevé des inquiétudes similaires quant à la falsification de la signature du président. 
Fatima a affirmé que la falsification n’était pas un phénomène propre à la présidence de Buhari, soulignant que les administrations précédentes avaient connu des problèmes similaires. 

L’auteur du livre cite également Fatima, qui affirme qu’il y a eu des cas où les discours et les directives de son père ont été altérés ou modifiés après avoir été approuvés. 
On peut lire dans le livre : « Lors d’un voyage aux États-Unis, le président prit la parole lors d’une petite conférence. Fatima, assise dans le hall, l’observait lire. 

« Tu t’arrêtais, lui dit-elle plus tard. Ce n’est pas dans tes habitudes. » Il répondit calmement : le texte qu’il tenait entre les mains n’était pas le discours qu’il avait approuvé. Quelqu’un l’avait modifié. Ce n’était pas rare, expliqua-t-il. Ce jour-là, il mit le texte de côté et s’exprima de sa propre main. » 

Le livre poursuit : « C’est le genre de déformation que la famille finit par reconnaître : des directives diluées en cours de route, des déclarations reformulées pour servir d’autres intérêts, une subtile déformation de l’intention au fil des transferts de documents. Il ne s’agissait pas toujours de sabotage ; parfois, c’était une erreur de la part d’une grande bureaucratie. 

Mais parfois, c’était l’œuvre d’une clique. » 

Le livre révèle également que le défunt président était persuadé que sa résidence officielle, la State House, était sur écoute et qu’il communiquait souvent de manière non verbale avec sa fille. 

« Une fille et son père sont assis tranquillement ensemble. Il fait un petit geste, se touchant la joue comme s’il avait mal aux dents, et lui fait comprendre qu’ils ne doivent pas parler à voix haute. Il est persuadé qu’« ils » ont placé un dispositif d’écoute (« une sorte de puce ») dans son bureau à la Villa », explique le livre. 

« Alors, ils s’écrivent des messages sur des bouts de papier, comme des espions dans un film. Il la met en garde ; il lui dit qu’il l’est aussi. Ce n’est pas du mélodrame, mais une façon pour la famille de faire face à la situation, ayant appris à se méfier de ce qui les entoure. » 

L’auteur a indiqué que certains des responsables de la sécurité ayant servi sous Buhari ont également confirmé la découverte d’objets inhabituels dans le bureau et la chambre du président lors des rondes de sécurité régulières.

...........................................................afrikmag

 

 

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