samedi 21 février 2026
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Libye. L'ONU alerte des "violations graves" aux droits des migrants et demande des "réformes urgentes"

Par Africa Radio 1,307 vues
Libye. L'ONU alerte des "violations graves" aux droits des migrants et demande des "réformes urgentes"
L'ONU a appelé mardi 17 février les autorités libyennes à des "réformes urgentes" pour protéger la dignité des migrants et réfugiés dans la région - Illustration - DFID - UK Department for International Development (Wikimedia Commons)

L’Organisation des Nations Unies (ONU) a appelé mardi 17 février les autorités libyennes à adopter des "réformes urgentes" au plus vite pour améliorer la situation des migrants dans la région. L’organisation dénonce des "violations graves" des droits des migrants et réfugiés.

L’ONU a dénoncé mardi 17 février les "violations graves" des droits des migrants et réfugiés en Libye. L’organisation y appelle également les autorités du pays, aussi bien l'exécutif basé à Tripoli que les autorités parallèles de l'Est, à adopter des "réformes urgentes""Les migrants, réfugiés et demandeurs d'asile sont victimes de violations systématiques" commises "en toute impunité", a indiqué un rapport de la Mission d'appui de l'ONU en Libye (Manul) et du Haut-Commissariat aux droits de l'Homme (HCDH). Dans son rapport, l’ONU dénonce "un modèle d'exploitation" fondé sur une "vulnérabilité accrue" des migrants et réfugiés, devenu "une pratique courante, une réalité brutale et normalisée". À la mi-2024, le Portail sur les données migratoires géré par l'Organisation Internationale pour les Migrations recensait environ 900 000 migrants et réfugiés en Libye.

Dans le rapport onusien, "quatre types d’abus systématiquement observés et documentés" ont été identifiés. Les migrants sont victimes d'"interception illégale et dangereuse en mer", d'"expulsion collective et refoulement", d'"exploitation et violences sexuelles et sexistes", d'"arrestations et détentions arbitraires, disparitions forcées, tortures et mauvais traitements" et de "discrimination".

Deux agences de l’ONU ont exigé la libération immédiate des personnes "détenues arbitrairement dans des centres de détention officiels et non officiels". Cela représente environ quarante sites. Les agences estiment que près de 5 000 personnes étaient enfermées dans des centres "officiels" appelés DCIM, mais le chiffre réel serait beaucoup plus élevé, d'après les ONG. "Pour démanteler ce système d'exploitation intensive, des réformes juridiques et politiques urgentes sont nécessaires", ont exigé Manul et HCDH. Les deux organisation ont aussi appelé l'Union européenne à "instaurer un moratoire sur toutes les interceptions et les renvois vers la Libye jusqu'à ce que des garanties adéquates en matière de droits humains soient assurées".

........Africa Radio

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