vendredi 17 avril 2026
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Burkina-Niger : face aux multiples attaques « terroristes », nouvelle opération conjointe militaire

Par Sahel Tribune 277 vues

Ces dernières années, les pays de la zone des trois frontières sont confrontés à des attaques djihadistes récurrentes. À la date du 10 juin dernier, les Forces armées nigériennes et burkinabè ont lancé une opération conjointe. Opération au cours de laquelle plusieurs centaines de « terroristes » sont neutralisés.

 

C’est une toute nouvelle opération conjointe militaire entre les Armées gouvernementales du Niger et du Burkina Faso. Dénommée « Taanli », qui signifie « cohésion » en langue locale, gulamanchema, parlée dans l’Est du Burkina Faso. Cette opération a été lancée le 10 juin 2021. Menée à hauteur de souhait, d’autres opérations sont en réflexion entre les deux pays.

 

Première opération, premier bilan positif

Dans un communiqué du 26 juin 2021, les Armées des deux pays ont affirmé la neutralisation d’une centaine de terroristes. Plusieurs armes de guerre et fusils de chasse ont été également récupérées avant d’être détruites, informe-t-on dans le communiqué. Aussi, précise-t-on, des moyens roulants ont été détruits dont une centaine de motos et de véhicules, du matériel de fabrication d’engins explosifs improvisés. On note aussi la saisie du matériel de communication des assaillants.

Selon l’État-major général des Armées burkinabè, cette opération a mobilisé des forces terrestres et aériennes des deux pays.

Le général Moise Miningou, Chef des Armées burkinabè, assure que les populations vivront tranquillement dans les zones concernées par l’opération. « Et nous pensons que c’est ce qui est essentiel », a-t-il souligné. Dans le cadre toujours de la lutte contre le terrorisme, le Gal. Miningou promet qu’il y aura une deuxième opération du même genre. « Ces résultats ont été à la hauteur de nos attentes », s’est-on félicité. Et cela en indiquant qu’il y a eu « des terroristes qui ont été interpellés. »

Au-delà de ce bilan positif, cette opération conjointe a renforcé la coopération bilatérale entre ces deux pays sahéliens.

Pas les seuls concernés

Le Niger et le Burkina Faso ne sont pas les seuls pays concernés par la situation sécuritaire de plus en plus préoccupante. À la date du 25 juin 2021, les postes des Forces armées maliennes de Boni, localité située au nord-est de la région de Douentza, ont fait aussi l’objet de deux attaques simultanées. Ces attaques sont perpétrées, a indiqué le Chef d’Etat major général des Forces armées maliennes dans un communiqué publié le samedi dernier, par des groupes armés terroristes (GAT).

Toujours selon ce communiqué, les FAMa ont « vigoureusement riposté » contre ces deux attaques. Ce qui a permis de repousser les assaillants. Toutefois, le dernier bilan fait état de six militaires tués et d’un blessé, a-t-on rapporté.

Pour rappel, dix soldats maliens avaient déjà été tués, en février dernier, dans ce village du centre du Mali. Dans la localité de Douentza, dans le centre du pays, six civils ont été tués, dimanche 27 juin dernier, alors qu’ils circulaient dans un véhicule de transport en commun.

Au Sahel, la dernière attaque en date la « plus meurtrière » est celle perpétrée contre des civils à Solhan, au Burkina Faso, au début du mois de juin. En côté d’Ivoire, pays côtier d’Afrique de l’Ouest, aussi bien qu’au Sénégal, voire au Tchad et au Nigéria, l’insécurité coupe le sommeil aux populations. Cette situation sécuritaire demeure toujours dans cette région de l’Afrique alors que plusieurs initiatives existent déjà afin de lutter contre la menace terroriste.

Bakary Fomba

Source : https://saheltribune.com

 

 

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Commentaires (4)

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A
Anonyme il y a 4 ans

La coopération de ces pays ne doit pas être seulement que militaire. Je crois qu'il faudrait aussi une coopérations des universitaires. Cela devrait donner naissance à de bons thèmes de developpement socio-économique et de sécurité.

F
Fanga 10020 il y a 4 ans

Un des éléments de réponse efficaces contre les terroristes, c'est effectivement les opérations conjointes purement inter-africaines. Aussi, la collaboration durable et forte avec les populations locales. Si les Africains comptent sur eux-même, la guerre est gagnable par la voie de la répression et la voie du dialogue. Le bâton et la carotte.

D
Diawara il y a 4 ans

C'EST LA SEULE FAÇON POUR GAGNER CETTE GUERRE CONTRE LE TERRORISME ET NON COMPTER SUR BARKHANE ET AUTRES QUI FONT LE DOUBLE JEU. NOS ARMÉES DE PARTS ET D'AUTRES DOIVENT SE METTRE ENSEMBLE POUR DES OPÉRATIONS CONJOINTES SEULE MANIÈRE POUR NUIRE AUX DJIHADISTES. NOS ARMÉES DOIVENT ÉCHANGER DES INFORMATIONS ET COLLABORER A CHAQUE DÉPLACEMENT COMME CELA L'ENNEMI SERA DÉSTABILISÉ TOTALEMENT. ARRÊTONS DE COMPTER SUR AUTRES QUE NOS ARMÉES.

M
Moctar Tall il y a 4 ans

Les opérations conjointes inter africains resteront les meilleures actions contre des attaques de groupes terroristes. La collaboration avec les populations locales des 3 frontières est aussi un moyen de prévenir les coups de derrière par ces groupes. La mise en place, l'infiltration des populations de cette zone, permettrait de mettre à nu les agents internes qui travaillent à informer les groupes des positions de l'armée. Nos armées doivent apprendre et perfectionner le combat dans l'ombre, car la meilleure manière de combattre reste le combat dans l'ombre, l'espionnage, le guérilla, cela permettra de remonter le mal à la source. Que Dieu éclaire nos armées de par sa clairvoyance, qu'il les illumine par son omniscience et les cadre par son omnipotence .