vendredi 17 avril 2026
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Afrique du Sud : Jacob Zuma condamné à 15 mois de prison pour outrage à la justice

Par AFP 218 vues

La Cour constitutionnelle sud-africaine a condamné mardi l’ancien président Jacob Zuma à 15 mois de prison pour outrage à la justice après son refus de comparaître devant une commission anti-corruption, lui ordonnant de se rendre dans “les 5 jours”.

 

Saisie par une commission anti-corruption, la plus haute juridiction a rendu ce verdict “à la majorité des ses membres”, a précisé la juge Sisi Khampepe.

“La Cour constitutionnelle n’a pas d’autre choix que de conclure que M. Zuma est coupable d’outrage à la justice”, a déclaré la magistrate avant l’énoncé de la sentence.

 

“Ce genre de réticence et de défi est illégal et sera puni”, a déclaré Mme Khampepe. “Je n’ai pas d’autre choix que d’emprisonner M. Zuma, dans l’espoir que cela envoie un message sans équivoque ( ?) l’Etat de droit et l’administration de la justice prévalent”.

Depuis la création en 2018 de la commission chargée d’enquêter sur la corruption généralisée pendant ses neuf années au pouvoir, M. Zuma, déjà mis en cause par une quarantaine de témoignages, multiplie les manoeuvres pour éviter d’avoir à s’expliquer, empilant les recours ou faisant valoir son droit au silence.

Après une énième convocation à laquelle il ne s’est présenté fin février, la commission a réclamé une condamnation à deux ans de prison contre l’ancien chef d’Etat. L’ex-président cette fois-là avait non seulement ignoré la commission mais aussi une décision rendue en janvier par la Cour, l’obligeant à comparaître et le privant du droit à garder le silence.

Lors d’une audience virtuelle en mars, l’avocat de la commission, Tembeka Ngcukaitobi, a estimé que la question n’est plus de savoir si l’ex-président doit aller en prison, mais “combien de temps il doit y rester”. Le statut d’ancien président de M. Zuma “ne le protège pas de la loi”, a-t-il martelé.

Quelques semaines plus tard, dans une requête plutôt inhabituelle, la justice sud-africaine a demandé à l’ex-président de déterminer lui-même “la sanction appropriée”, en prévision de l’audience de mardi.

Jacob Zuma, 79 ans, n’a témoigné qu’une seule fois devant la commission anti-corruption, en juillet 2019. Il avait rapidement claqué la porte, s’offusquant d’être traité comme un “accusé”.

Englué dans les scandales, il avait été poussé à la démission en 2018. Il a été remplacé par l’actuel président, Cyril Ramaphosa, qui a fait de la lutte contre la corruption un cheval de bataille mais a lui-même été appelé à témoigner devant la commission.

 

 

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Commentaires (2)

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C
cissé il y a 4 ans

En Afrique du Sud, le fonctionnement de la démocratie est réel et juste en s'appliquant même aux gouvernants qui posent des actes répréhensibles dans l'exercice de leurs fonctions. Malheureusement, c'est un cas isolé pour le reste du continent où dans la plupart des pays, l'impunité est érigé en mode de gouvernance. MALIBA

A
Anonyme il y a 4 ans

M. Zuma à déçu de nombreux sud-africains et africains par ses pratiques de mauvaise gouvernance politique et financière! Ce procès devrait inspirer les magistrats et juges au Mali pour juguler L’IMPUNITÉ ET LA CORRUPTION GÉNÉRALISÉES AU SEIN DE TOUTES LES STRUCTURES PUBLIQUES MALIENNES! SANS LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LA GABEGIE GÉNÉRALISÉES, LE MALI VA COULER DANS QUELQUES ANNÉES!