vendredi 17 avril 2026
Contact
Malijet

Burkina Faso: le bilan de l'attaque de Boukouma passe à 80 morts

Par RFI 248 vues

La dernière attaque des groupes jihadistes a fait officiellement 65 morts parmi les civils, 15 gendarmes et 6 supplétifs des forces armées burkinabè. Ces groupes armés s’attaquent de plus en plus au convoi des forces de défense ou à des convois mixtes, surtout dans la région du Sahel. Cela répond à une stratégie de ces groupes de contrôle cette partie du Burkina Faso, selon des spécialistes.

 

Le convoi parti de Dori ce mercredi 18 août comptait près de 80 véhicules. « Il s’étalait sur une distance d’environ 600 mètres », précise une source sécuritaire. Les gendarmes étaient en tête et à la fin. Les assaillants ont ouvert le feu à Boukouma, au milieu du convoi à une vingtaine de kilomètres d’Arbinda après Gorgadji. « Cela a rendu très difficile la riposte des gendarmes car il fallait éviter de tirer sur les civils », soutient notre source. C’est après trois heures de combat que les terroristes ont pu être repoussés grâce aux renforts venus de Gorgadji et Arbinda.

Le nouveau bilan communiqué ce jeudi s’établit à 80 morts, dont 65 victimes civiles, majoritairement des hommes. Leur âge est compris entre 13 et 60 ans. Quinze gendarmes et six volontaires pour la défense de la patrie sont également tombés.

« Prendre le Burkina Faso en étau »

« Désormais les groupes armés mènent des attaques complexes contre des cibles équipées et qui peuvent riposter », selon Mahamoudou Sawadogo. Ce qui fait dire au chercheur que ces groupes ont de nombreux combattants et des moyens matériels importants. « C’est ce qu’on appelle la stratégie orientale. Ils le font pour marquer leur présence sur le terrain. Ils veulent prouver leur maitrise et leur contrôle du territoire », souligne un spécialiste des questions sécuritaires.

 

Leur intention serait de contrôler totalement cette région du Sahel et « prendre le Burkina Faso en étau », en occupant également d’autres régions.

 

 

Partager:

Commentaires (4)

Laisser un commentaire

A
Anonyme il y a 4 ans

Dans l'accord de coopération militaire avec la France ,le Mali a le loisir d'y mettre fin à tout moment. Il ne le fera pas, car il risque de ne plus exister. Les militaires formés pour défendre le pays,sont devenus des bourgeois bedonnants, bien installés dans les postes administratifs. Il faut arrêter d'en vouloir au monde entier ,pour sa propre carence.

A
Anonyme il y a 4 ans

IL EST TEMPS DE SE RÉVEILLER POUR DÉNONCER LA DUPLICITÉ CRIMINELLE ET ODIEUSE DES DIRIGEANTS FRANÇAIS ET OCCIDENTAUX AU SAHEL AVEC LA COMPLICITÉ DE CERTAINS POLITICIENS AFRICAINS MERCENAIRES, QUI SONT PRÊTS À VENDRE LEURS PARENTS POUR LE POUVOIR ET L’ARGENT! TANT QUE LES MILITAIRES FRANÇAIS ET OCCIDENTAUX RESTENT AU SAHEL, IL N’Y AURA JAMAIS DE STABILITÉ À PLUS FORTE RAISON DE DÉVELOPPEMENT SOCIO-ÉCONOMIQUE DANS CETTE ZONE! CONCLUSION: LE PEUPLE MALIEN SOUHAITE VIVEMENT LE DÉPART DES MILITAIRES FRANÇAIS ET ÉTRANGERS DU MALI POUR EN FINIR AVEC UNE SITUATION DE CHAOS PERMANENT, ENTRETENUE PAR LES DIRIGEANTS FRANÇAIS ET OCCIDENTAUX POUR PILLER LES RESSOURCES NATURELLES DU SAHEL!

K
kondjiri il y a 4 ans

pourquoi ne pas faire survoler le trajet des militaires par des hélicoptères avant qu'ils ne décollent de leur base.

A
Anonyme il y a 4 ans

S'attaquer à 80 véhicules militaires, cela veut dire la capacité de nuisance des terroristes. Nous en Afrique dite "francophone", nous devons nous réveiller en remettre en cause la voie que nous avons prise ces 100 dernières années. Avec l'imixtion du blanc dans nos affaires, nous nous sommes trop écartés du chemin du progrès, de la paix. Le Mali, le Burkina et le Niger se sont fourrés dans ce non-sens qu'est le G5 sahel. G5 Sahel, déjà l'échec est allé du nom même. Nous ne devons pas nous permettre du mimétisme esthétique (G20, G7 etc.) car on dit quelle que soit la parure que tu mets sur un âne, il ne sera pas un cheval, il reste un âne. Pourquoi les "concernés" (les 3 pays) ne peuvent pas instituer un cadre de concertation politique, militaire et administratif sans les "intéressés" hors de portée des cameras et des micros? Qu'ils arrêtent d'agiter aux vents de l'Est ce nationalisme béat, cette souveraineté sans souverains et cette intégrité déjà désintégrée. Pour celui qui a voyagé entre ces frontières, y a t-il un point clair où on peut tracer une frontière, non! Ce qui uni ces pays est dix fois plus grand que ce qui fait leur différence. Qu'ils se mettent ensemble pour avoir un ou des plans robustes qui viennent de ceux qui sont meurtris, de ceux qui enterrent leurs morts. Ensuite ils iront chercher l'aide, au besoin en Albanie, s'il le faut. Les "intéressés" (France, Tchad, Mauritanie) ne sont pas des ennemis (allons sur ce postulat) mais ils ne sentent pas la même chose que les trois pays, et ne doivent pas s'asseoir à toutes les tables d'échanges. 10 ans Kouffa et Iyad sont introuvables comme s'ils étaient des martiens. Qui les cache? et pourquoi? Ceux aussi (voisins) qui sont assis peinards, pour rire du Burkina ou du Mali grâce à leur semblant de stabilité, ils n'attendent rien pour être écraser un jour. Je rappelle sans haine, ni rancune, que ce fut l'erreur de Blaise et non du Burkina, pour attiser le feu de la déstabilisation au Mali, histoire de se venger des querelles mesquines des décennies passées, que ni le Mali, ni le Burkina n'avaient conscience du pourquoi de ces enfantillages. Qui a trahi, trahira toujours! mais que le bon Dieu lui donne longue vie pour qu'il soit hanté par ses méfaits et ses cruautés avant de bruler dans le feu éternel; En tout cas, le Mali, le Burkina et le Niger n'ont pas raison de souffrir isolement parce que quelqu'un, au loin là bas ne veut pas que vous vous prenez la main et de faire face à l'adversité.