Burkina Faso : Un militaire tué dans l’explosion d’une mine- Dans le nord-ouest du pays
Un soldat burkinabè a été tué, et un autre blessé, dimanche dans l’explosion d’un engin explosif improvisé dans la localité de Toéni, dans la Bouche du Mouhoun, dans le nord-ouest du Burkina Faso, a-t-on appris lundi de sources sécuritaires et médiatiques.
Selon la plateforme de suivi des mouvements terroristes "Sahel Security", l’attaque à visé une équipe de l'armée en mission de ravitaillement dans la localité de Toéni.
Cette attaque a été rapportée par les médias locaux burkinabè. Les médias burkinabè ont, en outre, rapporté qu’un civil a été tué dans la nuit de dimanche à lundi, dans une attaque ayant visé le village de Négré dans la commune de Fada N’Gourma, dans l’Est du pays.
Pour sa part, la Direction générale des services des eaux et forêts a annoncé que son poste de la localité de Bekuy dans l’ouest du pays a été attaqué dans la nuit de dimanche à lundi, sans faire de victimes.
Aucune de ces attaques n’a été revendiquée.
Depuis 2015, le Burkina Faso est la cible d'attaques terroristes ayant fait de nombreuses victimes et plus de 1,5 million de déplacés internes. Selon l'ONU, ces attaques ont engendré le déplacement de plus de 7000 Burkinabè vers la Côte d'Ivoire voisine.
L’insécurité a également causé la fermeture de 3 280 établissements scolaires soit 13,09% des structures éducatives du pays, privant 511 221 enfants de leur droit à l’éducation.
Malgré les multiples changements à la tête de l'armée, la situation sécuritaire au Burkina Faso s’est progressivement dégradée depuis quelques années. Cette situation a provoqué des manifestations de colère, le plus souvent réprimées par les forces de l’ordre.
Dimanche 23 janvier courant, un mouvement d'humeur des militaires s'est transformé en coup d'État en renversant le Président Roch Marc Christian Kaboré.
Le Lieutenant-Colonel Paul Henri Sandaogo Damiba (41 ans) a pris le pouvoir à la tête du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR).
Dans leur déclaration, les militaires ont expliqué que leur action intervient dans un contexte marqué par la montée du terrorisme dans le pays depuis 2015 et l'"incapacité manifeste (de l’ancien gouvernement) à faire face efficacement à la dégradation de la situation sécuritaire".
La junte a ensuite procédé à une vague de limogeage à la tête de l’armée. Deux civils ont été tués et une douzaine d’autres blessés "par l'effet de projectiles perdus" lors du coup d’Etat, selon un bilan communiqué dimanche 20 février par l’armée.
AA / Ouagadougou / Dramane Traoré