vendredi 17 avril 2026
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“Vladimir Poutine entend annexer le sud et l’est de l’Ukraine à la Russie dans les prochains mois”

Par 7sur7 426 vues

Des combats particulièrement intenses sévissent dans la région du Donbass (est de l’Ukraine), sur laquelle Moscou se concentre sans effectuer d’avancée significative, tandis que des négociations “très difficiles” se déroulent sur le sort des derniers défenseurs de la stratégique ville portuaire de Marioupol.

“Il y a des combats nourris à la frontière avec la région de Donetsk, près de Popasna”, a commenté vendredi soir sur Facebook Serguiï Gaïdaï, gouverneur ukrainien de la région de Lougansk, faisant état de nombreuses pertes en matériel et en personnel du côté russe. “C’est une horreur mais ils essaient encore de parvenir à leurs fins. Mais d’après les interceptions (de communications téléphoniques), nous comprenons qu’un bataillon entier a refusé d’attaquer car ils voient ce qui est en train de se passer”, a-t-il relevé.

Un responsable américain de la Défense, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a confirmé que l’activité russe la plus importante actuellement se déroulait dans le Donbass. “Et, en gros, nous continuons de voir que les Russes ne font pas de prise significative” dans cette région, a-t-il indiqué. “L’artillerie ukrainienne contrecarre les efforts russes pour gagner du terrain, y compris leurs efforts pour franchir la rivière Donest (…) ce qui affecte leur capacité à envoyer des renforts importants dans le nord du Donbass”, a poursuivi cette source.

“Pas d’avancées importantes”

Le ministère britannique de la Défense (MoD) a précisé vendredi que les forces ukrainiennes avaient repoussé “avec succès” une tentative russe pour traverser ce cours d’eau près de Severodonetsk, occasionnant aux troupes de Moscou de lourdes pertes. Cette opération illustre “la pression sous laquelle se trouvent les commandants russes pour progresser dans l’Est de l’Ukraine”, a estimé le MoD, soulignant que l’armée russe n’était “pas parvenue à faire des avancées importantes bien qu’elle y ait concentré ses forces après” avoir renoncé à s’imposer à Kiev.

Fin mars, quelques semaines après son invasion de l’Ukraine le 24 février, la Russie s’était retirée de la région de la capitale, changeant de “cible prioritaire” pour tenter de prendre le contrôle de l’est de l’Ukraine. Un porte-parole de l’état-major ukrainien a relevé samedi au petit matin que les Russes n’avaient “pas interrompu leur offensive dans la zone opérationnelle Est. L’ennemi continue ses frappes de missiles sur des infrastructures industrielles et ses tirs sur des cibles civiles dans toute l’Ukraine”.

L’état-major lui-même, dans son communiqué matinal quotidien, a rapporté que dans la région de Donetsk et de Tavriya, l’armée russe avait utilisé “mortiers, artillerie, lance-grenades et moyens aériens pour infliger un maximum de dégâts à l’armée ukrainienne”, visant le personnel, des fortifications et des bâtiments”.
Dix attaques russes ont été repoussées en 24h autour de Donetsk et Lougansk, a-t-il indiqué.

Annexion prochaine?

Selon l’Institut américain d’étude de la guerre (ISW), Vladimir Poutine “entend probablement annexer le sud et l’est de l’Ukraine à la Fédération de Russie dans les prochains mois”. “L’Ukraine et ses partenaires occidentaux ne disposent probablement que d’une fenêtre d’opportunité réduite pour appuyer une contre-offensive dans les territoires occupés avant” leur annexion, selon cet organisme.

La situation s’est semble-t-il déjà renversée à Kharkiv, pourtant l’une des cibles prioritaires pour les Russes. “La principale activité de l’ennemi dans la région de Kharkiv a été le retrait de ses unités de la ville de Kharkiv”, a indiqué le porte-parole de l’état-major ukrainien. “La libération progressive de la région de Kharkiv prouve que nous ne laisserons personne à l’ennemi”, a relevé vendredi soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son message quotidien, annonçant que la reprise de territoires tombés aux mains des Russes se poursuivait.

“Négociations difficiles” à Marioupol

“A la date d’aujourd’hui, 1.015 localités ont été libérées, soit six de plus dans les dernières 24 heures”, a-t-il fait savoir. Eau, électricité, communications, transports et services publics y ont été rétablis, a-t-il précisé, confiant garder à l’esprit les villes et territoires encore sous occupation russe. Avec une pensée toute particulière pour le millier de combattants ukrainiens retranchés dans un labyrinthe de tunnels datant de l’ère soviétique sous l’usine sidérurgique Azovstal à Marioupol, pour lesquels “des négociations très difficiles sont en cours sur la prochaine phase d’évacuation, les gravement blessés et le personnel médical”.

Femmes, enfants et personnes âgées qui avaient trouvé refuge dans ces souterrains ont tous été évacués fin avril grâce une opération coordonnée par les Nations unies et la Croix-Rouge après d’ardues tractations. La vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk a fait le même constat, évoquant des “négociations avec l’ennemi (qui) sont très difficiles”. “Nous négocions actuellement (l’exfiltration) de 38 combattants gravement blessés. Nous avançons pas à pas. (…) Il n’y a pas de discussions en ce moment pour la libération de 500 à 600 personnes”.

L’état-major ukrainien a précisé samedi dans son communiqué matinal quotidien, que l’armée russe avait continué “le blocus de nos unités près de l’usine Azovstal. Il a mené des frappes d’artillerie et aériennes de grande envergure”.

Résister au maximum

Sviatoslav Palamar, commandant adjoint du régiment Azov, une des formations ukrainiennes luttant à Azovstal, a lancé un appel à l’aide aux Etats-Unis “pour évacuer nos blessés et (qu’ils) mobilisent tous les efforts pour aider à l’extraction de notre régiment” de cet encerclement. “Il y a près de 600 blessés sur Azovstal, les Russes continuent de bombarder l’hôpital militaire”, a-t-il témoigné depuis l’usine. “Nous allons résister tant que nous pourrons (…), si on ne l’avait pas fait, cette horde irait plus loin”.

Mais “il ne faut pas exagérer le pouvoir des dirigeants mondiaux” face à la détermination de Moscou, a réagi Mme Verechtchouk. Les efforts internationaux se sont révélés infructueux jusqu’à présent pour sauver ces soldats ukrainiens défendant cette ville à 90% détruite par les bombardements russes. Dans ce contexte, l’Union européenne s’est engagée vendredi à apporter une aide supplémentaire d’un demi-milliard d’euros pour soutenir le combat de l’Ukraine, en le portant “à 2 milliards d’euros au total”.

La recette est “claire”, a déclaré le chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell à l’occasion d’une réunion du G7 à Wangels, dans l’extrême nord de l’Allemagne: il faut “plus de la même chose”, à savoir plus de sanctions économiques contre la Russie, plus de soutien à Kiev, et aussi “continuer de travailler à isoler la Russie”. Les 27 membres de l’Union européenne n’ont cependant toujours pas réussi à se mettre d’accord pour arrêter progressivement leurs achats de pétrole russe, la Hongrie ayant jugé insuffisante la dérogation obtenue.

Elargissements tous azimuts

Les ministres des Affaires étrangères du G7 (Allemagne, France, Italie, Canada, Etats-Unis, Japon et Royaume-Uni), rejoints par leurs homologues ukrainien Dmytro Kouleba et moldave Nicu Popescu, sont réunis jusqu’à samedi. Samedi est également prévue à Berlin une rencontre informelle des ministres des Affaires étrangères de l’Otan au sujet de l’Ukraine.

Un rapport officiel suédois a ouvert vendredi la voie à une adhésion du pays à l’Alliance atlantique, en multipliant les conclusions favorables avant la décision de ce pays nordique et de son voisin finlandais dans les prochains jours, soit deux membres de l’UE restés des décennies hors des alliances militaires. Au grand dam de Moscou.

Autre conséquence, favorable au Kremlin cette fois: une région séparatiste prorusse a fait un pas vers son rattachement à la Russie. Les autorités de cette “république” séparatiste autoproclamée, indépendante de fait de la Géorgie pro-occidentale et occupée par des forces de Moscou depuis une intervention militaire russe en 2008, ont annoncé vendredi organiser le 17 juillet un référendum sur son intégration à la Russie.

 
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Commentaires (16)

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Dogon64 il y a 3 ans

Les petits fours étaient bons à l'ambassade russe ?

A
Anonyme il y a 3 ans

"La guerre entre Poutine et l'Ukraine"... Tu es un rigolo ! Zelenski est une marionnette et l'Ukraine un pays que l'Occident a depuis longtemps décidé de sacrifier en l'opposant à la Russie. La guerre en cours est une guerre entre les USA et les pays de l'Otan sous sa domination contre la Russie.

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Dogon64 il y a 3 ans

Petit Fanga reposes toi, tu mélanges tout, je ne vois pas la logique entre les tirailleurs africains et la guerre entre Poutine et l'Ukraine ! Bonne sieste :)

A
Anonyme il y a 3 ans

annexer, coloniser, les juifs voleurs de terre font des émules parmi les russes.

F
Fanga 10020 il y a 3 ans

Personne ne croit ici à la propagande de Paris que tu répands ! Pour être en accord avec vos idées, allez combattre et risquer vos vie en Ukraine, Dogoni ! Une chose est sure : les "tirailleurs africains", la "Force noire", pour faire le guerres européennes pour le compte des Occidentaux, c'est fini !

A
Anonyme il y a 3 ans

La France fait partie de l'Otan qui n'intervient pas directement dans ce conflit. Poutine est coincé, les Ukrainiens font plus que résister, l'armée russe n'avance pas et a déjà perdu énormément de matériel et surtout de troupes. Il ne peut pas déclarer la mobilisation générale en Russie, sinon le peuple russe lui réglera son compte, les russes ne veulent pas de cette guerre et il le sait. Poutine est coincé avec SA guerre ! Dogon64

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Anonyme il y a 3 ans

Cela t'engage,et surtout t'enrage

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Anonyme il y a 3 ans

Tu n'aimes pas la vérité,et cela t'engage. Au lieu d'insulter, il faut avoir des arguments.

A
Anonyme il y a 3 ans

Un troll ******** <sup><font color=#0066FF;>[masqué car insultes interdites sur Malijet !]</font></sup> tu es !

A
Anonyme il y a 3 ans

Les Russes s'enfuient en abandonnant leurs soldats morts,cela n'existe dans aucune armée.

A
Anonyme il y a 3 ans

Futé poutine?son armée en Ukraine est minable. Elle bombarde les habitations mais n'avance pas. Avec une logistique aussi nulle,on va rigoler pour longtemps.

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diarra il y a 3 ans

Poutine, Digne fils de la Russie et des pays sérieux du globe. Le president Ukrainien est un criminel et ennemi du peuple Ukrainien, il ne peut que tuer le peuple Ukrainien à petit feu avec la complicité de la france et de l'OTAN. Vive la Russie, l'Espoir du Monde entier.

A
Anonyme il y a 3 ans

Et si la France rappelle tous ses soldats perdus en Afrique pour qu'ils combattent en Ukraine ?

A
ag il y a 3 ans

Tous les pays sérieux du globe terrestre aux côtés de la Russie. Mort aux criminels du monde, l'OTAM et sa clique. et allier USA.

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Dogon64 il y a 3 ans

“La libération progressive de la région de Kharkiv prouve que nous ne laisserons personne à l’ennemi”, a relevé vendredi soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son message quotidien, annonçant que la reprise de territoires tombés aux mains des Russes se poursuivait. “À la date d’aujourd’hui, 1015 localités ont été libérées, soit six de plus dans les dernières 24 heures”, a-t-il fait savoir. Ces annonces persuadent les Ukrainiens que la guerre est en train de tourner à leur avantage. Le chef du renseignement militaire ukrainien Kyrylo Boudanov a même prédit un “tournant” en août, dans un entretien à la chaîne britannique Sky News diffusé vendredi soir. Selon lui, la Russie sera défaite “avant la fin de l’année." Et si Poutine devait rappeler tous les mercenaires de Wagner pour aller en Ukraine ??

D
Diawara. il y a 3 ans

POUTINE EST UN PATRIOTE QUI AIME SON PAYS ET SAIT QUE L'OTAN CHERCHE À DÉSTABILISER SON PAYS UNIQUEMENT PAR AIGREUR AVEC TOUTES LES POTENTIALITÉS DE LA RUSSIE VOILÀ LA RÉALITÉ ET POUTINE EST STRATÈGE ET FUTÉ IL A TOUT COMPRIS ET Y REMÉDIER RAPIDEMENT DANS L'INTÉRÊT SUPÉRIEUR DE SON PAYS.