samedi 18 avril 2026
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L’Occident a commis une “très grave erreur” en laissant tuer Mouammar Kadhafi, selon Rome

Par Sputnik Afrique 343 vues
L’Occident a commis une “très grave erreur” en laissant tuer Mouammar Kadhafi, selon Rome

L’ancien dirigeant libyen n’était pas le “champion de la démocratie”, mais son renversement et son assassinat ont conduit à l’instabilité en Afrique, selon le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de l’Italie.

“C’était une très grave erreur” de la part de l’Occident de laisser tuer l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a estimé le vice-Premier ministre italien et ministre des Affaires étrangères du pays, Antonio Tajani.
 

“Il n’était peut-être pas le champion de la démocratie, mais une fois qu’il a été tué, l’instabilité politique est arrivée en Libye et en Afrique “, a déclaré le responsable politique, se prononçant en public à Lucca.

 
Selon M.Tajani, grâce aux accords conclus avec Kadhafi, l’Italie avait pu arrêter les flux migratoires et la situation était beaucoup plus stable.
 
La situation en Libye
 
Le 20 octobre 2011, le chef d’État libyen a été tué aux mains d’insurgés libyens soutenus par les États-Unis, après que son convoi a été ciblé par des missiles de la coalition occidentale.
 
Depuis son assassinat, la Libye est divisée. Ces dernières années, le pays connaît une confrontation entre le gouvernement siégeant à Tripoli, dans l’ouest du pays, et les autorités de l’est, soutenues par l’armée nationale libyenne (ANL) sous le commandement du maréchal Khalifa Haftar.
 
Le Forum de dialogue politique libyen, sous les auspices des Nations unies, a élu, début février à Genève, un exécutif de transition qui dirigera le pays jusqu’à l’élection présidentielle qui n’a pas encore eu lieu.
 
À l’heure actuelle, deux gouvernements qui ne se reconnaissent pas mutuellement sont en place en Libye. Celui soutenu par l’Onu et dirigé par Abdel Hamid Dbeibah se trouve à Tripoli. Le second est basé à Syrte. Après la destitution de Fathi Bachagha, il est provisoirement dirigé par Oussama Hamad.
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Commentaires (1)

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L
LeGoupil33 il y a 2 ans

Ce ministre raconte n'importe quoi. Il suffit de dire qu'il appartient au parti fondé par berlusconi, le grand copain de Poutine. Mais pour être factuel on rappelle quand même que comme dans les autres pays dits "arabes" il y a eu ce uqe l'on a appelé les "printemps arabe", le soulèvement des populations contre ses dirigeants. Et en Lybie cela a été le cas lors de la révolution du 17 Février. De Tripoli à Damas, du Caire à Manama, la vague de soulèvements qui a eu lieu dans les pays arabes en 2011 a été suivie, sauf exception, par des guerres ou par l'instauration de régimes autoritaires. Les peuples exigeaient l'instauration de la démocratie, la justice sociale, la dignité, face à la corruption, aux inégalités et à la répression.En Libye, en février 2011, une contestation violemment réprimée débute à Benghazi contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis 1969. La répression fait plusieurs milliers de morts. Mouammar Kadhafi menace de traquer les rebelles "rue par rue, allée par allée, maison par maison". C'est le point de départ des évènements qui conduiront à une intervention militaire. Le 20 octobre, Mouammar Kadhafi est tué dans le dernier assaut contre sa région d'origine, Syrte par des insurgés qui s'opposaient à lui. Ce ministre a semble-t-il une petite amnésie comme le journaliste qui raconte son propos.