lundi 20 avril 2026
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Avec le retrait annoncé au Niger, que reste-t-il de la présence militaire française en Afrique ?

Par Ouest-france 6,590 vues
Avec le retrait annoncé au Niger, que reste-t-il de la présence militaire française en Afrique ?

On attendait depuis quelques mois des précisions sur le redéploiement militaire français en Afrique. L’actualité au Mali, Burkina Faso et Niger a pris de vitesse l’Élysée et les Armées. Revue de détail du dispositif français sur le continent.

Et de trois ! En matière de redéploiements, l’armée française dispose désormais d’une expérience réelle, mais acquise dans l’amertume. Ces redéploiements (des « retraites », diront certains) ont été imposés, non pas par la force des armes, mais par des régimes militaires arrivés au pouvoir lors de putsch qui ont tous débouché sur une remise en question fondamentale des liens avec Paris.

Au Sahel, un dernier contingent au Tchad

Que reste-t-il désormais de la présence militaire tricolore sur le continent africain ? Selon des données de l’état-major des armées (EMA), les forces de présence en Afrique rassembleront au moins 4 750 après le départ des 1 500 soldats français du Niger. Des soldats dont on ne sait pas encore s’ils seront renvoyés en métropole ou repositionnés sur le continent.

Au Sahel, actuellement, le dispositif des forces françaises compte 2 500 militaires engagés dans la lutte contre les groupes armés terroristes aux côtés de leurs partenaires européens et nord-américain. Une fois le contingent tricolore désengagé du Niger, c’est uniquement au Tchad qu’un contingent consistant sera localisé, avec un millier d’hommes.
Des forces dans quatre autres pays

Le reste des forces de présence sont éparpillées dans quatre pays.

À Djibouti : avec près de 1 500 militaires déployés, les Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDJ) s’articulent autour de cinq emprises principales centrées sur Djibouti : le 5e régiment interarmes d’outre-mer (5e RIAOM) ; le détachement de l’aviation légère de l’armée de terre (DETALAT) armant 4 hélicoptères Puma et 3 Gazelle ; la base aérienne 188 (BA 188) avec ses 4 avions de défense aérienne Mirage 2000-5, 1 avion de transport tactique Casa, 3 hélicoptères Puma ; la base navale ; le centre d’entraînement au combat et d’aguerrissement au désert de Djibouti (CECAD). Les FFDJ constituent une plateforme stratégique, opérationnelle et logistique aussi appelée base opérationnelle avancée (BOA).

En Côte d’Ivoire : 900 hommes sont rassemblés au sein des Forces françaises en Côte d’Ivoire. Ces FFCI constituent l’une des deux bases opérationnelles avancées (BOA) en Afrique. Les 900 militaires (dont ceux du 43e BIMa) constituent une réserve d’intervention en Afrique centrale et de l’ouest. Ils sont chargés de soutenir les opérations dans la zone et de conduire les activités de partenariat militaire opérationnel avec la République de Côte d’Ivoire.

Au Sénégal : les éléments français au Sénégal (EFS) disposent d’environ 400 hommes qui réalisent des missions de formation et d’entraînement au profit des armées locales. Les EFS s’articulent autour d’un poste de commandement interarmées, d’un détachement de l’aéronautique navale (Atlantique 2 ou Falcon 50 et sa cellule ravitaillement), stationné à l’escale aérienne ; d’un groupement régional d’intervention NEDEX (Neutralisation Enlèvement et Destruction d’Explosifs), d’éléments de soutien spécialisé et de maintenance.

Au Gabon : 350 soldats constituent les éléments français au Gabon (EFG). Ils constituent le second « pôle opérationnel de coopération » (POC) à vocation régionale avec Dakar. Ils disposent principalement d’un échelon de commandement et d’une unité terrestre : le 6e bataillon d’infanterie de marine. Ce 6e BIMa est organisé en groupement de coopération opérationnelle (GCO), implanté au camp de Gaulle à Libreville ; il est tourné vers la coopération opérationnelle régionale, il assure également la protection des emprises des EFG et la maintenance des matériels terrestres.

En périphérie

Hors territoire continental africain, d’autres forces françaises sont positionnées à Mayotte et à la Réunion (1 750 légionnaires, parachutistes et marins au total pour ces forces dites de souveraineté).

La marine nationale maintient par ailleurs plusieurs dispositifs : des frégates dans l’océan Indien (à partir de la Réunion), la Task Force 150 aussi dans l’océan Indien (une centaine de marins), les moyens de l’opération Corymbe dans le golfe de Guinée (150 hommes engagés dans la lutte contre la piraterie et les trafics)…lire l'article sur Ouest-France

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Commentaires (1)

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A
Anonyme il y a 2 ans

Je viens de récolter quelque infos sur IDEMIA… 150 minutes de lecture suffisent pour savoir que cette entreprise française ???????? est le leader mondial de la technologie de l’identification, de la biométrie et de l’authentification. C’est du haut niveau qui te fournit un travail impeccable.???????? C’est une compagnie très sérieuse qui n’a jamais eu de problème auparavant. IDEMIA gère l’identification de plusieurs pays du monde… tel que les USA ???????? l’Afrique du Sud ???????? l’Allemagne ???????? et dans tout ces pays, ils ont le statut de « Co-gérant » et non de « Propriétaire » comme veux le faire croire le gouvernement malien. En clair, IDEMA et le client gèrent tous les deux la base de donnée. La non-accessibilité de la base de données des autorités malienne aujourd’hui est due aux impayés cumulés (5,271 milliard). Et l’entreprise elle-même précise dans son courrier qu’elle est prête à transmettre toutes les données d’identification et le code d’accès à la partie malienne à condition qu’elle règle ses impayés… ce que l’état malien refuse. L’état est une continuité et les autorités maliennes le savent très bien! Si les maliens trouve inadmissible que l’identification des citoyens de leur pays soit cogérée par une entreprise française, libre à eu de résilier le contrat. Mais faut pas aussi refuser de payer les impayés…!!! Si non qui voudra vous prendre au sérieux…? Quelle entreprise sérieuse voudra signer un contrat avec un état voyou…???