lundi 20 avril 2026
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Niger : Pour le Président togolais Faure Gnassingbé, «aider le Niger, c’est aider la Cédéao, sinon, c’est toute la région qui va s’ébranler »

Par Actu Niger 2,504 vues
Niger : Pour le Président togolais Faure Gnassingbé, «aider le Niger, c’est aider la Cédéao, sinon, c’est toute la région qui va s’ébranler »

En dépit des menaces et sanctions des chefs d’Etat de la Cédéao, le Togo continue de montrer sa solidarité au Niger, comme l’illustre l’audience accordée, lundi à Lomé, par le Président Faure, à une délégation officielle du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), conduite par le général Salifou Mody, ministre d’Etat en charge de la Défense nationale.

A cette occasion, les autorités nigériennes ont sollicité le Togo comme médiateur avec la communauté internationale notamment la Cédéao et à servir de garant, aux côtés des Etats-Unis, du désengagement militaire en cours des troupes françaises du pays.

Le Chef de l’Etat togolais a assuré la disponibilité de son pays à servir de médiateur pour une solution négociée avec la mise en place d’un Groupe de soutien pour la transition au Niger sous l’égide de l’Alliance Politique Africaine (APA). Pour le Président togolais, en effet, « aider le Niger, c’est aider la Cedeao, et c’est aider la région, sinon, c’est toute la région qui va s’ébranler ».

Chez certains chefs d’Etat de la Cédéao, la sollicitude des autorités togolaises à l’égard des militaires du CNSP fera certainement grincer des dents ! Après avoir ouvert le port de Lomé pour le transit des marchandises en direction du Niger et, tout récemment, donné une tribune aux autorités de transition pour s’adresser à la communauté internationale lors du Forum de Lomé, c’est au tour du président togolais d’accueillir officiellement, lundi 6 novembre, une délégation du CNSP, qui est allée solliciter formellement la facilitation du Président Faure Essozimna Gnassingbé, dans leurs efforts de dialogue avec la communauté internationale. La délégation nigérienne était conduite par le ministre d’Etat et de la Défense, le Général de Corps d’Armée Salifou Mody, le ministre de la Jeunesse et des Sports, le Colonel-major Abdourahamane Amadou, et le Haut commandant de la Garde nationale, le colonel-major Ahmed Sidian.

A son arrivée à Lomé, la délégation a été accueillie, à la Base de l’armée de l’Air, par le chef de la diplomatie togolaise, Pr. Robert Dussey, avec qui elle a eu n premier tête-à-tête au salon d'honneur de l'aéroport, avant d’être reçue en audience au Palais de la Présidence togolaise où il s'est entretenu avec le Président Faure Essozimna Gnassingbé. Au ministère togolais des affaires étrangères, le Ministre d'État Salifou Mody a eu un long entretien avec le ministre des Affaires étrangères, de l'Intégration régionale et des Togolais de l’Extérieur, le Prof Robert Dussey, au terme duquel ils ont co-animé un point de Presse.

Selon le chef de la délégation nigérienne, l’entretien avec le chef de l’Etat a porté sur la situation que vit le pays et notamment la question du désengagement militaire des forces françaises du Niger. « Nous avons informé le président Faure Gnassingbé sur la situation », a indiqué le général Mody selon qui, la principale exigence est « le retrait total des forces françaises » pour lequel, a-t-il ajouté, « un accord a été trouvé et le retrait est en cours ».

« Dans cet accord, nous avions exigé qu'un certain nombre de pays soient garants. Nous avions demandé à ce que les États-Unis qui disposent de personnels militaires sur notre territoire puissent servir de garant. Puis nous avons surtout exigé que le Togo, notre pays frère, pour toute la contribution que ce pays ne cesse de nous apporter, soit notre garant dans cet accord », a précisé le ministre de la Défense et N°2 du CNSP, lors de la Conférence de presse, avant de se féliciter du fait qu’ « au-delà des sanctions iniques et cyniques de la Cédéao contre notre pays et même de la guerre que certains Etats ont déclarée au Niger, nous comptons fort heureusement beaucoup de pays amis dont le Togo qui est à nos côtés ».

De son coté, le chef de la diplomatie togolaise a indiqué que son pays, comme l’a indiqué le président Faure, est prêt à jouer le rôle de facilitateur aussi après de la communauté internationale et notamment auprès de la Cédéao. « Je voudrais vous remercier d'avoir désigné, aux côtés des États-Unis d'Amérique, le Togo comme pays garant du retrait des forces françaises dans votre pays le Niger. Et je voudrais vous remercier aussi de votre disponibilité de travailler ensemble afin de mettre en place le groupe de soutien pour la transition au Niger. », a déclaré le Professeur Robert Dussey.

Médiation togolaise pour accompagner la transition au Niger

Selon son chef de la diplomatie, bien que le Togo soit contre les changements de régime anticonstitutionnels notamment les coups d’Etats, « dans la situation particulière de votre pays, le Togo comprend et veut vous aider pour qu’enfin, il y ait la paix, l'harmonie et la stabilité (...) Aider le Niger, selon le président Faure, c’est aider la Cedeao, et c’est aider la région, sinon, c’est toute la région qui va s’ébranler », a souligné le ministre des affaires étrangères, Robert Dussey, lors du point de presse conjoint organisé à l’issue de l’audience.

D’après les premiers détails de ce qui a été convenu à Lomé, pour mener à bien cette médiation, un Groupe de soutien à la transition (GST-Niger) sera créé et co-présidé par les deux pays, sous l’égide de l’Alliance Politique Africaine (APA), un cadre de coopération lancé en mai dernier à Lomé. Et entre autres missions assignées à ce Groupe, la facilitation du dialogue entre le gouvernement de transition et la communauté internationale ainsi que la fourniture d’un appui adapté à la situation du pays.

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Commentaires (2)

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 2 ans

MÉDIATEUR FAURE 1/2 ENTRE LE NIGER ET LA CÉDÉAO FAURE PROPOSÉ PAR LE NIGER COMME MÉDIATEUR ENTRE LE NIGER ET LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE, EN PARTICULIER LA CÉDÉAO, DANS LA CRISE NIGÉRIENNE MAIS AUSSI COMME GARANT, AUX CÔTÉS DES USAs, POUR LE DÉSENGAGEMENT MILITAIRE EN COURS DES TROUPES FRANÇAISES  DU NIGER. Le Niger vient de poposer Faure (Président du Togo) comme médiateur entre le Niger et la COMMUNAUTÉ  INTERNATIONALE  EN PARTICULIER LA CÉDÉAO  dans la crise Nigérienne. Dommage, malgré mon écrit deconseillant une telle proposition, le Niger l’a retenue. Par le passé, le Mali avait retenu en juin 2022 une telle proposition pour la médiation entre le Mali et à la CÉDÉAO ET en juillet 2022   pour la médiation entre le Mali et la Côte d’ivoire pour l’affaire des 49 militaires Ivoiriens. Vue la position ambiguë de Faure lors de la réunion de la CÉDÉAO du 04 mars 2022 à Accra, sa proposition avait été mise de côté. Après cette réunion, Certains spécialistes conseillaient au Mali de quitter la CÉDÉAO, c’est le cas de mon ami, Me Konaré, qui était mon codébatteur sur Africable. Je conseillais au Mali et à mon ami Me Konaré  d’être patients. Attendons le verdict final de la CÉDÉAO  du 03 juillet 2022. Je disais que le Mali ne doit pas encore  quitter sur un coup de tête, comme pour le G5 sahel. VOIR Ci-dessous SEMs Assimi et Choguel, Vous vous êtes embourbés jusqu’au chaos intégral symbolisé  ci-dessous. En s’arc-boutant de nouveau sur son ultimatum de 24 mois, le Mali a abandonné  FAURE en pleine réunion. C’est pourquoi la proposition de Faure a été  mise de côté par la CÉDÉAO. Les autorités de transition du Mali venaient de lancer un double jeu à double tranchants. 1. Tenir en haleine le peuple Malien en faisant croire qu’elles mènent la danse en imposant les 24 mois de durée de la transition et le 26 MARS 2022 (ET NON LE 15 mars 2022 qu’avait proposé la CEDEAO) comme début de la transition. Si elles menaient la danse pourquoi ont elles choisi un facilitateur (Faure) pour dialoguer avec la CEDEAO ? Malheureusement, Faure a été honni, sa proposition mise de côté et sa facilitation a été reprise par Jonathan (médiateur de la CEDEAO) à la suite de la rencontre, des Chefs d’États de la CEDEAO, du 04 mars 2022 à Accra. La proposition de Faure était de 16 MOIS OU 18 MOIS de durée de transition. COMMENT SE FAIT-IL QUE LE MALI impose LES 24 MOIS ? DONC, LES 24 MOIS REFUSÉS  DEPUIS LONGTEMPS PAR LA CÉDÉAO ont été  reproposés par le Mali à Accra lors de la réunion  du 04 juin 2022.  En se repliant de nouveau sur son ultimatum de 24 mois, le Mali a abandonné  FAURE en pleine réunion. C’est pourquoi la proposition de Faure a été  mise de côté par la CÉDÉAO. Faure ne doit pas commettre la même erreur pour cette nouvelle médiation entre le Niger et la CÉDÉAO sachant qu’en plus : (1) l’aile dure de la  CÉDÉAO (Ouattara, Macky, Emballo, ...), semblait avoir désapprouvé que FAURE ait pris contact avec le CNSP (Niger) avant que la CÉDÉAO n’ait réussi à rencontrer ce dernier, (2) l’UA ayant repris le dossier Niger avant la décision définitive de la CÉDÉAO, des nouvelles frustrations, ne seraient-elles pas nées au sein de la CÉDÉAO, qui pourraient impacter négativement sur la médiation souhaitée par FAURE, (3) des jalousies ne naitraient-elles pas du rôle de garant, auprès des USAs, du désengagement des troupes Françaises du Niger ? Pour le Mali, j’avais dit que si Faure ne s’associait pas avec Jonathan (le premier médiateur choisit par la CÉDÉAO pour résoudre la crise Malienne), sa facilitation serait un fiasco : c’est ce à quoi on avait assisté lors de ce sommet du 04 mars 2022. 2. Le 03 juillet 2022, après le verdict de la CÉDÉAO, si l’embargo n’était pas levé, le Mali Claquera la porte de la CEDEAO en espérant garder la popularité. Car COMME JE L’AVAIS DÉJÀ DIT, MÊME SI LA CÉDÉAO LÈVE LES SANCTIONS CONTRE LE MALI, ELLE MAINTIENDRA LES SANCTIONS CONTRE TOUTES LES PERSONNALITÉS MALIENNES. Qu’en sera-t-il du Niger avec les imposantes sanctions qui lui sont injustement infligées ? Pour ma part, j’avais saisi la justice de la CÉDÉAO pour que ces sanctions injustes (contre le Niger, le Burkina et le Mali) soient toutes levées compte-tenu de la généralisation du Chaos dans ces pays et de leurs impacts sur les populations. Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance  et  Sécurité E-mail : [email protected] r TEL 0 0 2 2 7 81 20 48 17

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 2 ans

MÉDIATEUR FAURE 2/2 ENTRE LE NIGER ET LA CÉDÉAO FAURE PROPOSÉ PAR LE NIGER COMME MÉDIATEUR ENTRE LE NIGER ET LA CÉDÉAO DANS LA CRISE NIGÉRIENNE Rappel de la LETTRE OUVERTE AUX MALIENS ET AUX IVOIRIENS SUiTE À L’AFFAIRE DES 49 Militaires FÉLICITATIONS (1) A SEM Assimi Goita.  Président du Mali, pour la grâce accordée avec remise totale des peines,  ET (2) À LA JUSTICE MALIENNE DANS L’AFFAIRE DES QUARANTES NEUFS SUPPOSÉS MILITAIES IVOIRIENS QUi ÉTAIENT DÉTENUS DEPUIS LE 10 JUILLET  2022,   ACCUSÉS DE MERCENAIRES ET INCULPÉS AU MALi. APRÈS LEUR JUGEMENT, LES 29 et 30 DÉCEMBRE 2022, À LA COUR D’APPEL DE BAMAKO (Mali), ILS ONT TOUS ÉTÉ CONDAMNÉS. Malgré de fortes condamnations, en conclusion, la cour par l’arrêt civil N°203 en date du 30 décembre 2022, recevant la constitution de partie civile de l’État du Mali, a condamné l’ensemble des accusés à lui payer le franc symbolique. Je militais pour une vraie concorde et une entente durable entre nos populations et nos pays. Je suis heureux que la justice Malienne ait atteint cet objectif par ses arrêts du 30 décembre 2022. Je suis heureux  que mes contrbutions sur cette affaire aient inspiré plusieurs acteurs au niveau mondial et que ma proposition de les juger avant Noël ait été entendu  par la justice Malienne de même que celle de les gracier par SEM Assimi Goïta et celle de les libérer le 07 janvier 2023. VIVEMENT cette concorde et cettte entente durables entre nos populations et nos pays  f.r.e.r.e.s, le Mali et la Côte d’Ivoire. Bonjour, Même si la Côte d’Ivoire avait totalement tort dans cette affaire des supposés 49 militaires Ivoiriens, elle avait tout fait porter  au Mali en parlant de malentendu confirmé  par le Mali en retorquant que c’est un simple (implicitement) incident malheureux. Faure Gnassimbe et son Ministre des affaires étrangères, Dussey ET  Assimi Goita et son Ministre des affaires etrangees, Abdoulaye  Diop,   avaient  fait porter la honte au Mali,  c’est déplorable. Malgré  tout, Abdoulaye Diop et SEM Assimi Goïta doivent être félicités  pour la synchronisation de leurs propos. FAURE ET SON DUSSEY DOIVENT ÊTRE REMERCIÉS POUR LEUR ACCOMPAGNEMENT QUI AURAIT ÉTÉ PLUS EFFICACE EN ÉTANT PLUS SUIVI. POURQUOI CET ÉVÉNEMENT MALHEUREUX S’ÉTAIT-IL PRODUIT ET S’ÉTAIT-IL PROPAGÉ À  TRAVERS LA GOUVERNANCE EN N’ÉPARGNANT AUCUN MALIEN. QU’AVAIT GAGNÉ LE MALI ? C’ÉTAIT LA HONTE AU MALI  APRÈS PLUS DE SIX MOIS DE REMUE-MÉNAGE  CONTAMINANT LE PAYS TOUT ENTIER. La justice Malienne devait laver et a lavé cet affront induit par cette ignoble mascarade et confusion. Dommage, Toute cette mascarade ne dédouanait pas la Côte d’Ivoire avec des preuves,  ne l’incriminait pas pour ensuite l’amnistier ET ne vengeait pas les morts et les dégâts générés par effets de bord. Heureusement qu’il ait eu  une vraie justice puis l’amnistie  pour une vraie entente entre ces pays f,r,e,r,e,s. Je m’excuse pour ceux qui peuvaient penser ou qui pourraient penser que j’ai tenu des propos sévères. Je militais plutôt pour une vraie concorde et une entente durable entre nos populations et nos pays f.r.e.r.e.s, le Mali et la Cote d’Ivoire. QUANT À FAURE, COMME  C’EST SA PREMIÈRE MÉDIATION, DES CIRCONSTANCES ATTENUANTES PEUVENT LUI ÊTRE ACCORDÉES, EN PARTICULIER POUR SA MOLLESSE ET SON ATTENTISME. Supportons-le. Espérons que ces premières expériences lui soient profitables pour être plus poignant dans le cadre des médiations. Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance  et  Sécurité E-mail : [email protected] r TEL 0 0 2 2 7 81 20 48 17