Le Hezbollah intensifie ses attaques contre Israël: “Pour la première fois, nous utilisons des drones suicides”
Le chef du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah a affirmé samedi que sa puissante formation avait commencé à utiliser de nouvelles armes dans les attaques qu’elle mène quotidiennement contre Israël depuis le début de la guerre à Gaza.
“Au cours de la semaine passée, il y a eu un renforcement de l’action de la résistance sur le front libanais, par le nombre d’opérations, le nombre d’objectifs visés et aussi les armes employées”, a assuré le chef de la formation pro-iranienne. “Pour la première fois dans l’histoire de la résistance au Liban, nous utilisons des drones suicides” pour attaquer des objectifs en Israël, a affirmé Hassan Nasrallah dans un discours télévisé.
Il a indiqué que le Hezbollah avait également eu recours ces derniers jours, pour la première fois, à “des missiles Burkan, qui peuvent transporter des charges explosives de 300 à 500 kilos”. Le chef du Hezbollah a révélé que sa formation envoyait désormais “quotidiennement des drones de reconnaissance” en profondeur au-dessus d’Israël, “dont certains parviennent à Haïfa, Acre et Safed” dans le nord.
Échanges de tirs quotidiens
Les échanges de tirs sont quotidiens entre le Hezbollah et Israël dans la zone frontalière entre les deux pays depuis le début de la guerre déclenchée par les attaques sanglantes perpétrées le 7 octobre sur le sol israélien par le Hamas palestinien.
Hassan Nasrallah a ajouté que le Hezbollah avait également eu recours aux roquettes Katioucha pour bombarder en profondeur le territoire israélien, notamment en riposte à la mort de civils - une femme et ses trois petites-filles - dans une frappe israélienne le 5 novembre dans le sud du Liban.
Mise en garde du ministre israélien de la Défense
De son côté, le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant a prévenu le Hezbollah libanais, allié du Hamas palestinien, que Beyrouth pourrait subir le même sort que Gaza si la formation pro-iranienne entraînait le Liban dans une guerre.
“Ce que nous pouvons faire à Gaza, nous pouvons aussi le faire à Beyrouth”, a déclaré M. Gallant lors d’une visite dans le nord d’Israël frontalier du Liban. “Si (le Hezbollah, ndlr) commet de telles erreurs ici, les premiers à en payer le prix seront les citoyens” libanais, a-t-il mis en garde.
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