mardi 21 avril 2026
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Attaque à Paris : islamiste radical et cas psychiatrique "très instable"... Le profil accablant de l'assaillant

Par Marianne 3,002 vues
Attaque à Paris : islamiste radical et cas psychiatrique "très instable"... Le profil accablant de l'assaillant
Les policiers sur les lieux de l'attaque le samedi 2 décembre à Paris.Gauthier Bedrignans / HANS LUCAS

Le parcours de l'assaillant qui a tué un touriste allemand dans le XVe arrondissement de Paris ce samedi 2 décembre dans la soirée, blessant deux autres personnes, se précise à mesure que l'enquête dégage de premiers éléments. L'homme a été placé en garde à vue dans les locaux de la DGSI, et le parquet national antiterroriste s'est saisi des faits.

Il a tué un touriste allemand au couteau, puis a blessé deux autres personnes, armé cette fois d'un marteau, du côté du pont de Bir-Hakeim à Paris, dans la soirée du samedi 2 décembre. Le profil de l'assaillant, interpellé très vite par les policiers et placé dans la foulée en garde à vue auprès de la DGSI tandis que le parquet national antiterroriste s'est saisi du dossier, ainsi que son parcours commencent déjà à s'éclairer. S'esquisse le portrait d'un homme marqué par des troubles psychiatriques mais dont la radicalité religieuse était connue, au point qu'elle lui a déjà valu une condamnation.

UNE INCARCÉRATION DE 4 ANS

Armand Rajabpour-Miyandoab est né en France en 1997. Ses parents sont iraniens, domiciliés dans l'Essonne. D'après les premiers éléments, l'homme de 26 ans habite toujours auprès d'eux. C'est pour un projet d'attaque dans le quartier de La Défense que l'individu avait été interpellé une première fois en 2016. Il avait été condamné pour ces faits, comme le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin l'a noté auprès de la presse au moment de se déplacer sur les lieux du crime samedi 2 décembre.

Il avait écopé de cinq ans de prison, et était sorti en 2020 après quatre ans d'incarcération. Il avait été placé sous contrôle judiciaire et sous Micas, un dispositif administratif assorti de mesures comparables à celles d'un contrôle judiciaire, et visant à prévenir des actes de terrorisme.

TROUBLES PSYCHIATRIQUES

« Les premiers mois étaient encourageants », il semblait s'être « détaché de la religion » après sa remise en liberté, selon une source sécuritaire citée par l'AFP. Pourtant, samedi 2 décembre au soir, il a hurlé « Allahou akbar » au moment de son interpellation, justifiant son passage à l'acte en expliquant « qu'il en avait marre de voir des musulmans mourir, tant en Afghanistan qu'en Palestine », accusant encore la France de « complicité avec la politique israélienne ». Surtout, il apparaît qu'il a accompagné son acte de la diffusion d'une vidéo de revendication sur les réseaux sociaux. Devant la caméra, l'homme tient des propos similaires et y met en avant les mêmes motivations.

Ce parcours islamiste se complique de surcroît de troubles psychiatriques que Gérald Darmanin a qualifiés de « très importants ». L'assaillant a ainsi suivi un traitement médical psychiatrique tout au long de sa détention et après sa sortie.

Cet individu décrit comme « très influençable » et « très instable » suscitait à nouveau des inquiétudes depuis le printemps-été 2022, selon la source consultée par l'AFP. Ainsi, la question du suivi du dossier et du traitement sera au centre des premières investigations.

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Commentaires (1)

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L
Le toubon il y a 2 ans

le seul fait de crier "Dieu est grand" en Arabe rime avec une adhésion aux causes de vos soi-disant "djihadistes" dont le combat est mené d'ailleurs contre la religion musulmane! Nous avons tout compris, plus rapidement vous vous réveillerez mieux cela vaudra pour vous! On ne saurait gagner indéfiniment en ayant comme seule arme de combat l'hypocrisie et le mépris de l'autre!