Israël - Hamas : pourquoi l’armée américaine retire le porte-avions Gerald Ford de Méditerranée
Moyen-Orient. Envoyé en Méditerranée orientale après l’attaque du Hamas contre Israël pour dissuader un embrasement régional, le porte-avions USS Gerald Ford, le plus moderne de l’US Navy, va regagner les Etats-Unis.
Près de trois mois après son déploiement, il va faire son retour aux Etats-Unis. Le porte-avions américain USS Gerald R. Ford, dépêché en Méditerranée orientale après l’attaque du Hamas contre Israël en octobre, va regagner les Etats-Unis "dans les prochains jours", a annoncé ce lundi 1er janvier la marine américaine.
Envoyé pour "contribuer à notre positionnement régional de dissuasion et de défense", l’USS Gerald R. Ford "va se redéployer vers son port d’origine comme prévu pour préparer de futurs déploiements", a indiqué la Navy dans un communiqué. "Le département de la Défense évalue constamment le positionnement des forces dans le monde et gardera d’importantes capacités à la fois en Méditerranée et à travers le Moyen-Orient", a-t-elle ajouté.
Près de trois mois après son déploiement, il va faire son retour aux Etats-Unis. Le porte-avions américain USS Gerald R. Ford, dépêché en Méditerranée orientale après l’attaque du Hamas contre Israël en octobre, va regagner les Etats-Unis "dans les prochains jours", a annoncé ce lundi 1er janvier la marine américaine.
Envoyé pour "contribuer à notre positionnement régional de dissuasion et de défense", l’USS Gerald R. Ford "va se redéployer vers son port d’origine comme prévu pour préparer de futurs déploiements", a indiqué la Navy dans un communiqué. "Le département de la Défense évalue constamment le positionnement des forces dans le monde et gardera d’importantes capacités à la fois en Méditerranée et à travers le Moyen-Orient", a-t-elle ajouté.
Le modèle le plus récent de la marine américaine
Porte-avions de nouvelle génération, l’USS Gerald Ford est un navire de plus de 100 000 tonnes à propulsion nucléaire, doté de nouvelles technologies. Décrit par un porte-parole de l’US Navy au média américain CNN comme la "plateforme de combat la plus adaptable et la plus létale au monde", ce porte-avions avait été mis en service en 2017, et cette mission en Méditerranée était son premier déploiement militaire. Il s’agit du modèle le plus récent de la marine américaine, notamment doté de plusieurs escadrilles de chasseurs à réaction F/A-18 Super Hornet à son bord ainsi que de près de 4 000 membres d’équipage.
Malgré le retour de l’USS Gerald Ford, l’armée américaine est loin de quitter la région. Un autre porte-avions, l’USS Eisenhower, restera en Méditerranée afin de sécuriser la région contre les attaques des rebelles Houthis du Yémen. Des hélicoptères américains opérant depuis l’Eisenhower ont d’ailleurs eu de premiers affrontements mortels avec les houthistes ce week-end, coulant trois bateaux qui avaient attaqué un porte-conteneurs commercial et tiré sur la flotte aérienne américaine venu à son aide.
Comme détaillé dans le communiqué, l’US Navy conservera également en Méditerranée le navire d’assaut amphibie USS Bataan, pouvant transporter des chasseurs furtifs F-35, ou encore le navire de débarquement USS Carter Hall.
Un déploiement prolongé à trois reprises.
L’USS Gerald Ford, quant à lui, n’avait pas vocation à rester à long terme en Méditerranée. Comme expliqué par l’agence américaine Reuters, le Pentagone avait prolongé le déploiement du porte-avions à trois reprises dans l’espoir que sa présence dissuaderait l’Iran et les groupes alignés sur Téhéran, en particulier le Hezbollah libanais, d’attaquer Israël. Il retournera désormais à son port d’attache de Norfolk, en Virginie, d’où il restera prêt pour de futures opérations.
La Navy a également affirmé collaborer "avec les alliés et les partenaires pour renforcer la sécurité maritime dans la région". Le département de la Défense continuera de s’appuyer sur sa présence dans la région "pour dissuader tout acteur étatique ou non étatique d’aggraver cette crise au-delà de Gaza", a-t-elle dit. Avec en premier lieu l’opération "Gardien de la prospérité" contre les rebelles houthistes, composée notamment des Etats-Unis et du Royaume-Uni et soutenue par la France.