Netanyahu : "Personne ne nous arrêtera, ni La Haye, ni l'Axe du Mal, ni personne d'autre"
À la veille des cent jours du conflit meurtrier dans la bande de Gaza, l’ONU a déploré « une tache sur notre humanité commune » tandis que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a assuré que « personne » n’arrêtera Israël dans sa guerre pour anéantir le mouvement islamiste palestinien Hamas.
« Personne ne nous arrêtera, ni La Haye, ni l’Axe du Mal, ni personne d’autre », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Tel-Aviv, en référence notamment à la requête de l’Afrique du Sud devant la Cour internationale de justice (CIJ) accusant Israël de génocide dans la bande de Gaza.
Netanyahou n’avait pu ignorer les déclarations de l’ONU ce samedi, mettant en cause l’attitude israélienne. « Cela fait cent jours que cette guerre dévastatrice a débuté, tuant et déplaçant la population à Gaza, à la suite des attaques atroces du Hamas et d’autres groupes contre la population en Israël. Cela a été cent jours d’épreuves et d’angoisse pour les otages et leurs familles », a déclaré le patron de l’agence d’aide aux réfugiés palestiniens de l’ONU, Philippe Lazzarini, depuis le territoire palestinien, déplorant « une tache sur notre humanité commune ». Ce que traverse la population de Gaza « est invivable, avec une course contre la montre engagée contre la famine », a prévenu le haut responsable onusien.
Les organisations internationales dénoncent sans relâche le désastre humanitaire enduré par les 2,4 millions de Gazaouis, dont 1,9 million a dû fuir leurs foyers.
Champs de ruines
Samedi encore, la bande de Gaza a été pilonnée par l’armée israélienne, où des dizaines de personnes ont été tuées, selon le Hamas. Sur le terrain à Gaza, Beit Hanoun (nord) n’est plus qu’un champ de ruines, de bâtiments éventrés et d’amas de murs effondrés. La guerre alimente aussi les violences à la frontière israélo-libanaise, en Cisjordanie occupée et en Syrie et Irak, où les attaques contre les bases américaines se sont multipliées.
La guerre à Gaza a tué 23 843 personnes, en majorité des femmes et des mineurs, selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas.
Depuis vendredi, le conflit s’est propagé au Yémen, avec des frappes américaine et britannique contre les rebelles Houthis qui s’attaquent au transport maritime en mer Rouge en « solidarité » avec Gaza. Une nouvelle frappe a touché samedi la ville portuaire de Hodeida, dans l’ouest du Yémen, selon des sources de sécurité locales.