Poutine menace encore de fournir des armes à la Corée du Nord, les États-Unis très préoccupés
Une provocation de plus du maître du Kremlin. Le président russe Vladimir Poutine a menacé ce jeudi depuis le Vietnam, où il est en visite, de "fournir des armes" à la Corée du Nord, tout en assurant que la fourniture d'armes par la Corée du Sud à l'Ukraine serait une "très grave erreur". "Nous nous réservons le droit de fournir des armes à d'autres parties du monde, en gardant à l'esprit nos accords avec la Corée du Nord, et je n'écarte pas cette possibilité", a déclaré Vladimir Poutine devant la presse.
Il a déjà menacé début juin de livrer des armes à des pays tiers, en réponse à la livraison d'armements occidentaux à l'Ukraine et à l'autorisation donnée à Kiev par les États-Unis et plusieurs pays européens de frapper le territoire russe avec les missiles occidentaux qui lui ont été livrés.
Washington s'inquiète
Les États-Unis ont qualifié d'"extrêmement préoccupants" ces propos du président russe, ajoutant que cela risquerait de "déstabiliser la péninsule coréenne". "C'est extrêmement préoccupant. Elle déstabiliserait, potentiellement, la péninsule coréenne", a dénoncé à la presse le porte-parole du département d'État, Matthew Miller. "En fonction du type d'armes (fournies) cela pourrait violer les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU que la Russie elle-même a soutenues", a-t-il fait valoir.
La Russie et la Corée du Nord, sous le coup de sanctions occidentales, ont conclu un "partenariat stratégique global", qui prévoit une assistance mutuelle "en cas d'agression" et un éventuel renforcement de la "coopération militaro-technique".
Les États-Unis et leurs alliés craignent que ce rapprochement accéléré ne débouche sur de nouvelles livraisons de munitions et de missiles nord-coréens à l'armée russe, pour sa guerre en Ukraine. Le Japon s'est dit "gravement préoccupé" par ce pacte, pendant que l'Union européenne approuvait un nouveau paquet de sanctions contre la Russie.