La Russie et la Turquie dénoncent «l'assassinat» du chef du Hamas
Mercredi 31 juillet, le chef politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a été tué dans une frappe à Téhéran. La Turquie a dénoncé un « ignoble assassinat », tandis que la Russie redoute « une escalade ultérieure des tensions ».
Le Hamas a annoncé, mercredi 31 juillet, la mort de son leader Ismaïl Haniyeh dans une frappe à Téhéran, en Iran. Si les circonstances exactes de cette frappe sont encore floues, le groupe terroriste a accusé Israël d’avoir « assassiné » son leader lors d'un « raid » sur sa résidence. Depuis l’annonce de sa mort, les réactions fusent.
Le haut responsable du mouvement islamiste, Moussa Abou Marzouk, a dénoncé un « acte lâche qui ne restera pas impuni », relaie Le Parisien. Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a lui condamné un « lâche assassinat ». Un haut responsable des Houthis, qui contrôlent Sanaa et une bonne partie du nord du Yémen, a qualifié cet assassinat de « crime terroriste odieux » et de « violation flagrante des lois ».
Un « ignoble assassinat »
À l’international, cette nouvelle a également fait réagir. La Turquie, dont le président Recep Tayyip Erdogan était proche de Ismaïl Haniyeh, a condamné un « ignoble assassinat ». Dans un communiqué relayé par Le Parisien, le ministère des Affaires étrangères turc a également estimé que « cette attaque vise à étendre la guerre à Gaza à une dimension régionale ».
Une hypothèse soutenue par la Russie. Moscou a dénoncé l’« assassinat politique inacceptable » du leader du Hamas, ajoutant que « cela va aboutir à une escalade ultérieure des tensions ».