Après avoir tout plaqué pour passer sa retraite sur un bateau de croisière, elle est expulsée à cause de messages WhatsApp
Jenny Phenix, une Américaine de 68 ans, a vendu tous ses biens afin de passer sa retraite sur un bateau de croisière. Un rêve qui s'est toutefois terminé en cauchemar puisque la sexagénaire a été priée de quitter le navire après avoir critiqué l'organisation de la croisière sur un groupe WhatsApp.
Tout plaquer pour passer sa retraite à travers le monde sur un bateau de croisière. Tel était le rêve de Jenny Phenix, une Floridienne de 68 ans. Un rêve devenu réalité puisque après avoir vendu tous ses biens, la sexagénaire a embarqué sur un navire de la Villa Vie Residences, une société qui propose, entre autres, des croisières “à vie” pour la modique somme de 300.000 dollars (un peu moins de 270.000 euros).
Mais tout ne s'est pas passé comme prévu pour Jenny et les centaines d'autres passagers. En effet, en mai dernier, le navire est d’abord resté bloqué pendant un mois à Belfast, en Irlande du Nord, en raison de problèmes techniques. Ensuite, l’itinéraire de la croisière a dû être modifié et celle-ci n'a pas fait escale à Miami, où Jenny avait prévu de récupérer quelques affaires.
Plusieurs contretemps qui ont poussé Jenny à exprimer son mécontentement à d'autres voyageurs sur un groupe WhatsApp. Malheureusement pour elle, ces critiques sont remontées jusqu’à la direction, laquelle a ensuite annoncé à sa cliente que sa réservation avait été annulée en raison d’un “comportement ayant un impact sur le moral de la communauté.”
Négativité
“Nous avons reçu plus d’une douzaine de plaintes officielles de la part de résidents concernant vos plaintes incessantes et votre négativité”, lui a informé Kathy Villalba, directrice de l’exploitation du navire. “Ce comportement a eu un impact significatif sur le moral et le bien-être des autres passagers.”
“Il s’agissait de conversations privées, je n’ai rien publié sur les réseaux sociaux”, a expliqué Jenny Phenix, désabusée, au Telegraph. Interrogé par le média britannique, Mikael Petterson, CEO de Villa Vie Residences, a déclaré que Mme Phenix “n’a pas respecté plusieurs conditions et a signé un accord de confidentialité.”
Dévastée, Jenny Phenix, qui est depuis rentrée en Floride, a été partiellement remboursée et attend le versement du reste de sa caution. “Je vais devoir rester avec ma fille jusqu’à ce que je trouve un nouveau plan pour ma vie”, a-t-elle confié en guise de conclusion.