Trump retire à Biden, Harris et Blinken leur accès aux informations confidentielles
Il a mis sa menace à exécution. Donald Trump, a retiré, vendredi 21 mars, l'accès aux renseignements classés confidentiels à Joe Biden. Parmi les noms des personnes auxquelles le président américain a révoqué l'autorisation d'être informés des secrets d'État, figurent les membres de la famille de son prédécesseur dans le Bureau ovale, mais aussi l'ancienne vice-présidente Kamala Harris, l'ex-secrétaire d'État Hillary Clinton, l'ancien chef de la diplomatie Antony Blinken et l'ex-conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan ou l'ancienne représentante républicaine Liz Cheney.
Selon cette note à l'attention de hauts responsables américains et diffusée par la Maison Blanche, les informations confidentielles ne doivent plus être transmises aux personnalités listées. "Je charge par la présente chaque dirigeant de département exécutif ou d'agence (...) de révoquer toutes les habilitations de sécurité en vigueur détenues par les individus susmentionnés", y écrit Trump.
Les anciens présidents des États-Unis et responsables américains en matière de sécurité nationale conservent habituellement un accès aux informations sensibles.
Joe, t'es viré
Donald Trump, président des Etats-Unis
Début février, Donald Trump avait annoncé cette mesure à l'encontre de Joe Biden, affirmant l'avoir prise, car son adversaire démocrate en avait fait de même pour lui en 2021. "Le rapport Hur a révélé que M. Biden souffrait d'une 'mauvaise mémoire' et que, même dans la 'fleur de l'âge', on ne pouvait pas lui confier des informations sensibles. Je protégerai toujours notre sécurité nationale - JOE, T'ES VIRÉ. RENDONS À L'AMÉRIQUE SA GRANDEUR !", avait écrit le président républicain sur sa plateforme Truth Social.
Le milliardaire a été lui-même inculpé d'avoir compromis la sécurité nationale en conservant dans sa résidence privée de Mar-a-Lago des documents, dont des plans militaires ou des informations sur des armes nucléaires, après la fin de son mandat, au lieu de les remettre aux Archives nationales. L'affaire a été classée sans suite depuis sa victoire à l'élection présidentielle en novembre 2024.