samedi 21 février 2026
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Les frappes de Trump n’ont pas anéanti le programme nucléaire iranien, selon un rapport

Par afrikmag 2,168 vues
Les frappes de Trump n’ont pas anéanti le programme nucléaire iranien, selon un rapport

Une évaluation préliminaire classifiée de l’Agence de renseignement de la Défense américaine (DIA) a conclu que les récentes frappes militaires américaines contre l’Iran n’avaient retardé le programme nucléaire de Téhéran que de quelques mois, contredisant ainsi les affirmations du président Donald Trump, selon lesquelles les installations avaient été «complètement détruites ».

Selon ce rapport , cité mardi par les médias américains, si les frappes avaient endommagé certaines installations, elles n’avaient ni éliminé les stocks d’uranium enrichi de l’Iran ni désactivé l’ensemble de ses centrifugeuses. En réalité , les attaques aériennes n’auraient que bloqué les accès à plusieurs sites sans parvenir à détruire les structures souterraines fortifiées abritant des composants clés du programme nucléaire iranien.

Trump a vivement rejeté ces conclusions, accusant certains médias , dont CNN et le New York Times , de chercher à discréditer l’opération.

« LES SITES NUCLÉAIRES EN IRAN SONT COMPLÈTEMENT DÉTRUITS ! », a-t-il posté sur Truth Social.

La porte-parole de l’administration Trump , Karoline Leavitt, a confirmé l’existence du rapport de la DIA tout en le qualifiant de « totalement erroné ».

Elle a laissé entendre que sa fuite pouvait être une manœuvre politique.

« Tout le monde sait ce qui arrive lorsqu’on largue quatorze bombes de 13 600 kg précisément sur leurs cibles : l’éradication totale », a-t-elle déclaré sur X.

L’envoyé spécial de Trump au Moyen-Orient, Steven Witkoff, a pour sa part défendu l’efficacité des frappes sur Fox News, soutenant que les sites de Natanz, Ispahan et Fordo avaient été « anéantis ». Il a assuré que « la plupart, voire la totalité, des centrifugeuses » étaient hors service et a estimé que l’Iran aurait besoin de plusieurs années pour reconstituer ses capacités.

L’opération , menée le week-end précédent , avait mobilisé des bombardiers furtifs B-2, des drones de reconnaissance et des sous-marins lance-missiles équipés de missiles Tomahawk. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth l’avait alors décrite comme un « coup dévastateur » pour le programme iranien.

Cependant , le général Dan Caine, haut gradé de l’armée américaine, s’est montré plus nuancé , reconnaissant des « dommages extrêmement graves » mais concédant que l’Iran pouvait relancer son programme.

De son côté , l’Iran a annoncé avoir activé des protocoles d’urgence pour rétablir ses activités nucléaires.

Mohammad Eslami, directeur de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, a déclaré à la télévision d’État que « la production n’était pas interrompue», affirmant que la reprise était en cours. Un conseiller de l’ayatollah Khamenei a en outre averti que l’Iran détenait toujours des stocks d’uranium enrichi et que « la partie était loin d’être terminée ».

Ces frappes intervenaient après une campagne israélienne du 13 juin visant des sites nucléaires et des scientifiques iraniens. Elles s’inscrivaient aussi dans le contexte du retrait américain de l’accord nucléaire de 2015 ordonné par Trump, qui aurait , selon des sources, tenté en vain une solution diplomatique avant d’opter pour la force.

Le Pentagone , enfin, avait présenté cette opération comme l’une des plus massives de ces dernières décennies, avec plus de 125 aéronefs engagés.

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