Quid du charnier de Kidal ?
C’est la grande trouvaille de l’après conquête. Aussitôt après la reprise de Kidal, en effet, la tradition a été respectée sur les déballages macabres.
Les accusations ont eu droit au chapitre avec la présentation d’un charnier que les autorités maliennes ont promis de tirer au clair par des enquêtes.
En attendant les résultats de l’investigation tant promise, on peut en déduire que les absents ont toujours tort puisque la découverte macabre est déjà tacitement imputée aux groupes armés chassés de leur bastion historique par les forces régulières et leurs supplétifs russes.
Ces derniers renvoient naturellement la balle à la partie adverse, mais l’histoire n’est pas sans rappeler un précédent épisode de même acabit.
On a l’impression notamment de revivre le scénario de Gossi où une fosse commune avait été exhibée en son temps dans des circonstances similaires par les nouveaux occupants du camp militaire aussitôt après sa libération par les forces françaises.
On se rappelle que grâce à un drone laissé dans les airs par les derniers contingents de Barkhane, il avait été démontré que les dépouilles présentées aux yeux du monde comme un legs macabre avaient été transportées sur les lieux par leurs nouveaux occupants.
La prudence est donc de mise quand il est question de charnier.