samedi 21 février 2026
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Le prix de l’essence reprend l’ascenseur à Gao et à Menaka

Par Le Témoin 3,115 vues
Le prix de l’essence reprend l’ascenseur à Gao et à Menaka

Chassez le naturel, il revient au galop. Après s’être fait longtemps oublier, la cherté de la vie et la hausse des prix revient en force dans le septentrion où le phénomène est vécu dans les contrées respectives en fonction de l’ampleur de leur insécurité. Elle s’annonce notamment par une hausse vertigineuse du prix du carburant qui a soudainement pris l’ascenseur avec 1 500 francs le litre de l’essence à Gao. La situation est beaucoup plus critique à Menaka où les sources concordances rapportent que le même hydrocarbure n’est accessible qu’au prix de 5 000 francs CFA le litre. La surenchère est davantage spectaculaire dans les mines de Intahakka avec des prix avoisinant le cours du gramme d’or pour un litre de carburant. L’embargo et péril sécuritaire sur les principaux circuits d’approvisionnement sont passés par-là. Du côté du Niger, par exemple, la fréquence des enlèvements de véhicules contraint les plus audacieux transporteurs à renoncer au trafic. Idem pour le créneau algérien également inexploitable à cause de l’insécurité et de la restriction des escortes sur le tronçon Kidal – Gao aux seuls besoins de ravitaillements militaires. De quoi l’affaire de spéculateurs, qui surfent allègrement jouent sur la pénurie pour imposer leurs prix. Et le bras de fer diplomatique avec l’Algerie n’est pas pour arranger les choses en rang que facteur d’aggravation de la pénurie.

Quand le règlement 14 perturbe les circuits de ravitaillement

Depuis qu’elle s’est entichée d’une fidélité au règlement 14 de l’UEMOA, la ministre des Transports est intraitable. Aux différentes frontières les camions s’entassent avec leurs contenus sous douane, mais sans aucune possibilité de franchir le territoire malien avec leurs irrégularités. Celles-ci ont trait notamment aux normes Uemoa de pesage et de gabarit, lesquelles obligent les uns le transbordement du surplus de leur poids et aux autres la remise en leur état initial des véhicules dont les châssis et carrosseries ont été modifiés à des fins mercantiles. Il s’ensuit que les soudeurs et menuisiers métalliques sont actuellement très sollicités mais ils ne travaillent pas malheureusement à un rythme qui permette de désengorger les aires de stationnement aux entrées et sorties des frontières. On estime à pas moins d’un millier de camions dont le blocage, au nom du Règlement 14, est en passe d’affecter à la fois les circuits de ravitaillement du marché malien et la fluidité des droits de douane y afférents.

La Rédaction

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