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Enfermement de Babani Koné, Mariam Bah et Binguini Bakhaga à la prison de Bollé Maintenant, où sont les fans, activistes et vidéomen qui les poussaient à la faute ?

Par Le Républicain 3,559 vues
Enfermement de Babani Koné, Mariam Bah et Binguini Bakhaga à la prison de Bollé Maintenant, où sont les fans, activistes et vidéomen qui les poussaient à la faute ?

Le mardi 22 juillet 2025, le procureur du pôle national anti-cybercriminalité, Adama Coulibaly, a placé sous mandat de dépôt  les Stars de la musique malienne pour «injures réciproques et atteintes aux mœurs». Il s’agit de Babani Koné, Binguini Bakhaga et Mariam Bah. Les faits de leur enfermement se sont produits au moment que se tenait, au Centre International de Conférences de Bamako, la cérémonie de remise du Projet final de Charte nationale pour la paix et réconciliation nationale, par la commission de rédaction présidée par l’ancien premier ministre Ousmane Isssoufi Maïga, au Chef de l’Etat, Général d’Armée Assimi Goïta.

Dans notre pays, le Mali, les artistes ou les griots sont considérés comme les guides, les repères à travers leurs chansons, prodiguant des conseils francs à l’endroit des pouvoirs publics, des citoyens. A travers leurs chassons, ils peuvent éteindre les feux entre familles, personnes, villages ou mêmes entre les pays.  A travers leurs voies et conseils, ils  apaisent  les cœurs et les esprits, galvanisent  les gens à travailler, pour  la paix,  la cohésion, le vivre  ensemble, la bonté, l’amour du prochain, l’honnêteté, la dignité, etc.

Mais hélas, depuis un moment, tout cela est en train de s’effriter, avec le nouveau comportement qu’adoptent nos conseillers, nos guides. A travers les réseaux sociaux, au lieu de distraire les citoyens, pour  les encourager à travailler  avec des chansons, certains de  nos artistes, poussés par leurs fans, des activistes ou vidéo-men, s’adonnent à des critiques non constructives et des injures, portant atteinte aux bonnes mœurs qu’ils sont censés propager. Leur rôle dans la société  est  de contribuer  à ce que des pratiques,  comportements  malsains, comme les injures violentes sur les réseaux sociaux, cessent dans notre pays.

Ayant aimé plus s’insulter, se vilipender aux yeux du monde sur les réseaux sociaux que leur rôle d’éducateur, de guide, les artistes Babani Koné, Mariam Bah, et Binguini Bakhaga, en ont pris à leur dépend. Elles ont été placées sous mandat de dépôt par le Procureur du pôle national anti-cybercriminalité, Adama Coulibaly pour «injures réciproques et atteintes aux mœurs». L’on pouvait comprendre l’arrestation et l’emprisonnement de Mariam Bah et Binguini Bakhaga pour ces genres de comportements aujourd’hui en raison de leur âge. Mais, que Babani Koné, avec plusieurs décennies sur scène à son compte, d’expérience, grand-mère de surcroit, se trouve mêlée à ces genres de comportements, d’enfantillages, avec son âge, laisse les gens perplexes, ébahis et sans voix.  On ne cherche nullement les raisons de celle qui a tort ou raison. On est seulement écœuré, offusqué qu’elles se comportent comme des «gamines» pour déshonorer tout un peuple, tout un pays.

Où sont les fans, activistes et vidéomen qui les poussaient à la faute ?

N’ayant certainement pas de bons conseillers pour éviter de tomber dans des pièges pareils, pour ne pas se discréditer aux yeux du monde, voilà que l’inévitable arrive: la prison, qui ne  fait nullement  honneur à ces trois artistes. Maintenant que les fans, activistes et vidéomen qui les poussaient à la faute, à  s’insulter,  où sont-ils pour les tirer du geôle de Bollé? Pourquoi n’ont-ils pas passé la nuit avec elles à Bollé pour partager  leurs peines ou leur souffrances?

Personne ne souhaite le malheur à son prochain. Mais une chose est sûre, avant leur jugement prévu pour le 4 septembre prochain, les gens vont respirer des vacarmes des fans, des activistes et des vidéomen interposés. En attendant, félicitations au procureur  Adama Coulibaly d’avoir mis la balle à terre entre ces clans immatures dont les injures, n’apportent qu’au pays, désolation et humiliation.

Hadama B. FOFANA

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