Face à la dépravation des mœurs dans la Région de Gao: Le HCIM local tire la sonnette d’alerte
Par une requête adressée au Gouverneur de la Région de Gao, le Général de Division Moussa Moriba Traoré, qui circule sur les réseaux sociaux, le Bureau Exécutif Régional du Haut Conseil Islamique de Gao a sonné le tocsin sur le phénomène de la dégradation des mœurs dont la citée des Askia (région de Gao) fait objet. Il s’agit de la distribution, commercialisation et la consommation des stupéfiants, l’organisation des fêtes débridées et l’extension de l’homosexualité. Dans le collimateur du HCIM de Gao, la frange juvénile de la Région.
« Il nous a été donné de constater avec consternation, la dégradation des valeurs sociétales dans notre Région » ainsi est introduite cette correspondance paraphée par le Président du Bureau Exécutif Régional du Haut Conseil Islamique de Gao, Imam Ousmane Saliou.
Selon lui, la perversion dans les actes et comportements a atteint un niveau tel que les conseils et sensibilisations dans les familles, les mosquées, les écoles, etc…, n’ont produit aucun résultat. « Gao, notre cité, creuset de traditions multiséculaires, est aujourd’hui à un tournant dangereux de son histoire eu égard à la dépravation des mœurs et à la déperdition de la frange juvénile de la population qui se concrétise par : La distribution, la commercialisation et la consommation sans vergogne des stupéfiants et des substances hallucinogènes (psychotropes), toutes prohibées par l’islam, par nos valeurs et par la Constitution » a dénoncé Imam Ousmane Saliou. Et sans manque d’apporter la précision que : les soirées folkloriques couramment appelées ‘’Balani’’ qui s’étendent jusque tard dans la nuit, perturbent le sommeil, constituent le terreau fertile de la propagation de la débauche. « La pire des pratiques : l’homosexualité qui prend de plus en plus racines dans la cité » regrette l’autorité religieuse de la cité des Askia. C’est pourquoi, elle a condamné avec rigueur ces pratiques qui n’honorent aucune société. Que leur devoir d’interface entre la communauté musulmane et les Autorités administratives leur interpelle sur ce phénomène. « Ainsi, Monsieur le Gouverneur, nous vous prions de bien vouloir sévir avec la plus grande sévérité pour mettre un terme définitif à ces pratiques afin que Gao retrouvé son lustre d’antan » a notifié le Président du Bureau Exécutif Régional du Haut Conseil Islamique de Gao.
Mariam Sissoko