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Fiscalité au Mali: Mamadou Sinsy COULIBALY demande la numérisation du système!

Par Malijet 428 vues
Fiscalité au Mali: Mamadou Sinsy COULIBALY demande la numérisation du système!

Ce Lundi 10 Février 2020, le conseil National du Patronat du Mali a abrité la conférence de presse sur la Fiscalité au Mali présidée par le  Président Directeur Général du CNPM,  M. Mamadou Sinsy COULIBALY, M. Serge LEPOULTIER Commissaire aux Comptes, Expert-comptable, Expert Judiciaire agréé par la Cour d'Appel de Bamako et Madame Valerie. Ladite conférence était modérée par le Président du GPAC, M. Sidi DAGNOKO.

 

En effet le Mali est l'un des pays membres de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) dont  l'objectif commun est  de créer un espace unifié. 

Etant définie comme l'ensemble des règles établies et exécutées par les pouvoirs publics en vue de l'acquisition des moyens entre les mains de ces pouvoirs publics qui leur permet d'orienter le comportement des acteurs économiques en vue d'atteindre des objectifs à la fois économiques et sociaux, la fiscalité comprend deux types d'impôts au Mali  à savoir les impôts directs et les impôts indirects. Cependant à ces deux types d'impôts s'ajoutent les droits d'enregistrements et de timbres. Il existe une fiscalité de porte relative aux droits et taxes applicables aux importations de biens et d'équipements.

C'est pourquoi le Conseil National du Patronat du Mali a voulu informer les hommes de la presse sur l'importance d'un changement dans ce système afin que le Mali soit au niveau des pays voisins tels que la Côte-d’Ivoire, le Burkina Faso et le Sénégal.

Dans son allocution, M. Mamadou Sinsy COULIBALY explique le désarroi  des employeurs face aux coûts élevés de la  Fiscalité, le manque de professionnalisme et d'outils  des agents de contrôle, le non-respect des lois régissant ce domaine ainsi que le non régularisation du secteur informel délictuel qui est en marge des contrôles fiscaux créant ainsi la concurrence déloyale. 

Ainsi une entreprise qui embauche  un salarié à 200.000 F CFA  par Exemple, lui coûtera 400.000 F CFA  après avoir payé ses charges sociales telles que  l'INPS, l'AMO, etc. En plus des charges des employés, l'entreprise paye les impôts, les taxes (TVA) dont la somme lui coûte extrêmement chère. Ce qui fait que  les entreprises privées ont du mal à embaucher et à mieux payer  leurs employés. "Ce système instaure une forme d'insécurité dans la promotion du secteur privé et fait le lit du découragement, de la tricherie et de la corruption puisque nombre d'entreprises qui en subissent les conséquences optent pour la mouvance dans une forme d'exercice informelle de leurs activités, la fermeture d'établissement sans respecter les normes légales en vigueur ou la négociation tarifée directe avec les inspecteurs vérificateurs".

Avec un taux de Fiscalité élevé à 30% alors que dans les pays voisins c'est à 25%, prélever l'ITS, les contributions AMO et INPS, M. LEPOULTIER trouve que ce système "met un frein à l'embauche, la création d'emploi et l'amélioration des conditions de vie des salariés. Il faut revoir l'ITS pour être au même niveau que les pays voisins. Ce taux de Fiscalité étouffe les entreprises et n'encourage pas les investisseurs à venir au Mali".

A cela M.COULIBALY ajoute que " l'Emploi coûte cher au Mali et que, les investisseurs préfèrent aller dans d'autres pays. Il faut pousser  l'Etat vers la digitalisation dans tous les domaines du secteur fiscal porque notre pays puisse égaler les pays voisins, qui, grâce à la numérisation font des recettes à plus de 100 milliards par an. "

Raison pour laquelle, les conférenciers ont insisté sur le recrutement, la formation et l'outillage des agents de contrôle, la réadaptation de la législation Fiscale aux réalités économiques du pays, la numérisation du secteur fiscal qui ne prend que 6 mois,  le recensement sans complaisance des contribuables à travers un numéro d'identification unique et une base de données des contribuables constamment mise à jour chaque année, la formalisation du secteur informel délictuel qui permettra d'élargir l'assiette fiscale, le recoupement sans faille des informations sur les contribuables à travers une coopération interservices économiques, des investigations régulières pour confondre les contribuables fraudeurs et inciviques,  un remboursement des crédits de TVA et une reconnaissance  des droits et obligations des contribuables.

AFANOU KADIA DOUMBIA, stagiaire Malijet.com

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Commentaires (10)

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A
alti il y a 6 ans

pourquoi ces malfrats ont tant de haine envers le président IBK et ces ministres alors un coup de pouce de leur part mettra le pays en bonne voie. ensembles laissons nos égos et nos différends de côtés, accompagnons le gouvernement à réaliser le rêve du peuple malien.

A
aliou il y a 6 ans

tout le monde peut parler ce genre de chose dans le pays sauf lui car personnes ne connaissent d'où proviennent ces richesses. s'il numérisait ces biens, jamais les jeunes de ce pays ne vont au chômage.

A
Anonyme il y a 6 ans

====>HALTE À CES FAUX COMPTES SUR MALIJET Malijet est de plus en plus le terrain de jeu des fake news via tous ces faux comptes. Avec ces commentaires truffés de fautes d’orthographe et de syntaxe, on se rend rapidement compte de la médiocrité et de la non sincérité des allégations!

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Abdoul il y a 6 ans

Avec le premier ministre chef du gouvernement Dr Boubou Cissé l’espoir règne au cœur des maliennes et des maliens vu son engagement et sa détermination il ne ménagera aucun effort pour le bon fonctionnement de l'Etat et pour la bonne gouvernance.

A
Albert il y a 6 ans

Un grand merci au Dr Boubou Cisse et au président du conseil National du Patronat du Mali Mamadou Sinsy COULIBALY pour tout ce qu'ils font pour relancer l’économie malienne à travers le secteur privé malien.

S
Seïni il y a 6 ans

A la suite des règles établies et exécutées par les pouvoirs publics en vue de l'acquisition des moyens entre les mains de ces pouvoirs publics qui leur permet d'orienter le comportement des acteurs économiques en vue d'atteindre des objectifs à la fois économiques et sociaux, nous demandons au plus hautes autorités de revoir le système afin que le Mali soit au niveau des pays voisins.

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Seïni il y a 6 ans

Les actions de développement menées par IBK sont nombreuses et sont à encourager car sans paix tout projet de développement est un échec. IBK a mis un point sur la lutte contre la corruption, la création d’emploi pour les jeunes. Ces opportunités viendront appuyer encore les efforts du président pour que notre économie se stabilise

M
Mariam Aminata il y a 6 ans

Le Mali et la France sont des amis et les liens de partenariat qui nous unis sont de longue date. Dans le cadre de développement ou de renforcement du secteur privé les entreprises Française a travers ses sociétés ne ménagerons aucun effort pour l’employabilité des jeunes et le développement économique de notre pays.

A
ali il y a 6 ans

Malgré son hypocrisie, Mr Mamadou Sinsy a dit la réalité sur notre système de travail surtout le recrutement, la formation et l'outillage des agents de contrôle, la réadaptation de la législation Fiscale.

M
mali den il y a 6 ans

Nous remercions le président du patronat d’avoir présidé cette conférence dans le but de numériser notre système de travail. C’est un avantage pour la jeunesse malienne surtout la réduction du chômage dans le pays.