Transition malienne : le M5-RFP ne veut pas cautionner la violation des textes fondamentaux du Mali en participant au CNT dans sa configuration actuelle.
Après l’avoir annoncé il y a quelques jours à travers un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le comité stratégique du M5-RFP a convoqué la presse ce vendredi 13 novembre 2020, au siège du CSTM pour réaffirmer son rejet de modalité de la mise en place du Conseil National de la Transition décidée par le président Bah N’Daou et son équipe.
Au cours de ce point de presse, la séance a été ouverte par le Dr Choguel Kokalla Maïga, non moins président du conseil stratégique du mouvement M5. Il a demandé à l’audience d’observer une minute de silence en la mémoire de l’ancien président, Amadou Toumani Touré décédé le mardi dernier à Istanboul.
Après, c’est M. Abdel Kader Maïga qui a pris la parole pour la lecture du communiqué déjà publié. Une activité habituellement réservée au Pr Ikassa Maïga, qui était bien présent mais en convalescence.
Dans son communiqué, le M5 indique ne pas être surpris de voir que les militaires du CNSP veulent contrôler le CNT comme tous les autres organes de cette transition. Car le comité stratégique du mouvement du 5 juin, bien ce que démontrent les deux décrets signés le 9 novembre dernier par le président cette transition et publiés dans le journal officiel.
L’équipe de Choguel, dénonce d’abord la clé de répartition des 121 membres CNT qui octroi 22 éléments aux militaires tout en leur accordant également un droit de regard sinon de censure sur les candidats des autres entités à travers le vice-président par qui doivent passer les dossiers.
Ensuite, c’est le délai de 48h imparti aux potentiels candidats pour le dépôt de leurs dossiers. Sachant que l’obtention de certains documents administratifs peut s’étendre sur plusieurs jours, en ce moment d’insécurité dans certaines zones et de grève chez les administrateurs, le M5 accuse les militaires de vouloir exclure les candidats qui leur semblent moins malléables.
C’est après avoir constaté les irrégularités susmentionnées que le mouvement du 5 juin estime ne pas pouvoir participer à cet organe devant remplir le rôle de l’assemblée au cours de la transition.
Mais malgré tout, les membres du mouvement demandent aux autorités de la transition de se ressaisir pendant qu’il est encore temps. Car, préviennent-ils, le régime IBK a commis les mêmes erreurs pour le résultat qui est connu de tous.
S.Guindo, stagiaire Malijet.com