Les explications de Katilé sur la grève de 5 jours de l’UNTM
Au cours d’un point de presse à la bourse de travail, ce samedi 12 décembre 2020, le secrétaire général de l’union nationale des travailleurs du Mali a réfuté les accusations, selon lesquelles leurs actions syndicales ont des motifs politiques.
N’ayant pas obtenu gain de cause après un premier arrêt de travail, qui a vu le pays fonctionné lentement du 18 au 20 novembre dernier, l’UNTM décrète une nouvelle grève, mais de 5 jours cette fois-ci. L’UNTM reproche aux autorités de la transition une certaine négligence en ne proposant quasiment rien de concret au cours des négociations.
Mais ces grèves, il faut le reconnaitre, coute énormément à l’économie nationale. Et c’est pourquoi, certaines voix commencent à se faire entendre pour dénoncer les actions de la plus grande centrale syndicale du Mali. Pour elles, le moment est mal choisi puisque le pays vient d’entamer une période transitoire à la suite d’un coup d’état.
Ceux qui dénoncent les actions de l’UNTM, vont jusqu’à accuser la centrale d’être manipulée par certains partis politiques dont les relations avec les autorités de la transition ne sont pas des plus chaudes.
En réponse aux détracteurs de leurs actions qui pensent que le moment est mal choisi, le secrétaire général de l’UNTM a, au cours du point de point tenu dans la cour de la bourse de travail, indiqué que ce n’est pas à d’autres personnes de décider du moment propice pour la centrale de faire des revendications.
ET à ceux qui les accusent de rouler pour des politiques, M. Yacouba Katilé a répondu que l’organisation qu’il dirige, est connue pour son indépendance vis-à-vis des politiques. Ceci dit, il explique tout encouragement extérieur solidaire à leur action syndicale, qui est tout à fait légale et légitime, ne sera pas rejeté bien que l’UNTM.
Pour rappel, les revendications de l’union nationale des travailleurs tournent autour de plusieurs points parmi lesquels on peut citer entres autres le problème des cheminots, l’harmonisation des salaires selon les niveaux d’études ou encore l’arrêt des actions de l’OCCLEI sur le terrain, qui, selon eux, sont injuste et anticonstitutionnelles.
S.Guindo, stagiaire Malijet.com