Le Mouvement Yèrèwolo Debout sur les Remparts exige le retrait de la force Barkhane et l'abrogation de l'accord d'Alger.
Au cours de son meeting du dimanche 14 février 2021, au Carrefour des jeunes de Bamako en prélude à la mobilisation populaire du 26 mars prochain et pour s'exprimer sur l'accord d'Alger et du sommet de N'djamena du 14 au 16 février 2021, le Mouvement Yèrèwolo Debout sur les Remparts et sympathisants ont exigé l'abrogation dudit accord et le départ de la force Barkhane.
C'est à travers une déclaration liminaire que le mouvement a tenu à s'exprimer sur l'échec de l'intervention française au Sahel et particulièrement au Mali. Pour Yèrèwolo, mené par Sidiki Kouyaté, Adama Ben Diarra et l'ancien député Moussa Diarra, le problème sécuritaire qui sévit au Mali est imputable à la France qui aurait d'autres objectifs que la lutte contre le terrorisme dans le Sahel. Et parmi ces objectifs inavoués de l'ancienne puissance coloniale, il y aurait la partition du Mali. Les membres de Yèrèwolo en veulent à l'accord d'Alger qui, selon eux, est une sorte d'acte de partage du Mali signé, s'il est appliqué. Par conséquent, ils exigent l'abrogation pure et simple de cet accord ainsi que celui qui lie le Mali et la France en matière de défense d'ici le 26 mars prochain jour de leur prochaine manifestation qui a été choisi pour le symbole qu'il représente dans l'histoire récente du Mali en matière de réclamation populaire.
Le mouvement exige également le départ de Barkhane qui n'est qu'une force d'occasion à leurs yeux.
En ce qui concerne la conférence des chefs d'État du G5 Sahel du 14 au 16 février 2021, Yèrèwolo estime qu'il serait judicieux que la question du désarmement des groupes armés de Kidal soit au menu des discussions afin que cela brise le statu-quo sur le sujet et permettre ainsi à l'État malien de reprendre son droit sur la localité.
S.Guindo/Malijet.com