dimanche 22 février 2026
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«Meeting Citoyen contre la participation du Mali.»

Par Malijet 323 vues

 

À l'initiative du Front du Refus de la mise de l'Accord d'Alger  et Songhoy Chaawar Batoo, s'est tenu, le samedi 13 mars au Mémorial Modibo Keita, un meeting pour dénoncer l'application de l'accord de paix issu du processus d'Alger signé à Bamako en 2015.

Avec une heure de retard, le meeting Citoyen contre la participation du Mali a réuni plusieurs dizaines de personnes, dont des visages bien connus des maliens. Parmi ces personnalités, qui étaient présentes au Mémorial Modibo Keita, on peut citer entre autres les membres du M5-RFP comme Cheick Oumar Sissoko, Mme S'y Kadiatou Sow et le professeur Ikassa Maiga ou encore le prêcheur, Choalla Bayaya Haidara qui était avec le mouvement qui s'était opposé à la révision constitutionnelle en 2017.

Sur les banderoles confectionnées pour l'occasion et accrochées on pouvait voir des cartes du Mali montrant l'évolution de l'insécurité de 2011(lorsqu'elle ne concernait que la partie nord) à 2020 (lorsqu’elle est descendue jusqu'à la frontière ivoirienne en traversant tout le centre). On pouvait y lire également entre autres : « L'accord d'Alger, c'est : toujours plus de violence et d'insécurité, plus de 5.000 morts, plus de 400 villages détruits, des milliers de déplacés et de réfugiés.» ou « Pour la préservation de la cohésion sociale et du vivre ensemble, il faut un traitement équitable, objectif et non discriminatoire, du découpage territorial dans le cadre de la politique de décentralisation.»

Au pupitre, c'est après l'exécution de l'hymne national du Mali et les mots de bienvenue de M.Aboubacry Maiga de Songhoy Chaawar Batoo que les orateurs s'y sont succédés pour livrer leurs messages. Et, de la lecture de la déclaration du jour par M. Almadi Cissé, coordinateur de Songhoy Chaawar Batoo au prêcheur Choalla Bayaya Haidara en passant par Mme S'y Kadiatou Sow, Mamadi Drame, le Professeur Ikassa Maiga, M. Ibrahima Kebe et d'autres participants, le message principal lancé à tous les maliens, c'est l'union sacrée pour s'opposer à l'application de l'accord de paix issu du processus d'Alger dans son état actuel. Car, selon eux, le document contient des choses comme la reconstitution de l'armée en y intégrant des anciens rebelles qui y seront majoritaires dans certaines zones, l'élection au suffrage universel des gouverneurs et des membres des parlements régionaux entre autres, qui seront de préludes à une future partition de fait du pays.

 Avant de se quitter après les mots de fin de M. Maiga, les participants ont entonné une deuxième fois l'hymne national et les prochaines rencontres sont prévues pour les 25, 26 et 27 mars à Gao.

S.Guindo/Malijet.com

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Commentaires (3)

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

Lire : La décentralisation et son opérationalisation, la régionalisation.

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

La régionalisation et la sauvegarde de la souveraineté nationale sans partition du pays Bonjour, Il est utile de réfléchir et de comprendre que l’accord de paix n’engendre pas d’eux types de Maliens ni la partition du pays, voir ci-dessous. La regionalisation et son opérationnalisation, la régionalisation, prévoient un État décentralisé avec partage de pouvoir (art 6 de l’accord de paix), des missions, des responsabilités, des compétences et des attributions avec les collectivités territoriales. Ce partage ne doit pas être vu comme un effondrement ou un démantèlement de l’Etat central ou une partition du pays ou une perte de souveraineté. Malheureusement, c’est ainsi que certains l’interprètent à travers l’élection des présidents de régions au suffrage universel direct. Les régions seront autonomes dans le cadre de cette régionalisation à travers leur libre administration avec les populations et les ressortissants de ces régions qui seront au centre de leurs gestions et gouvernances. Le peuple sera au centre de la gouvernance et de la gestion des régions et des collectivités territoriales. Le contrôle de la légalité des opérations des collectivités territoriales sera assuré par le représentant de l’Etat central. La coopération entre l’Etat central et les régions existeront. Ce n’est pas grave qu’il y ait des régions qui créent des services et établissent des relations, avec des partenaires et/ou d’autres régions, leur permettant de se développer rapidement. On aboutira à des régions puissantes mais ce n’est pas ce qui les rendra indépendantes ou les rattachera à d’autres pays ou fera perdre au Mali sa souveraineté. Il y aura toujours des enjeux et des intérêts géostratégiques et géopolitiques et l’effet de la glocalisation (impact aux niveaux local et régional de la mondialisation) dont nos communes et nos régions pourront être victimes, mais, à travers leur responsabilisation et leur renforcement de capacités, elles sauront gérer adéquatement les situations qui se présenteront en préservant leurs souverainetés et en contribuant à préserver celle du Mali. Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité TEL au Mali : 78731461 Email : Anasser.Ag-Rhissa@orange.******** <sup><font color=#0066FF;>[masqué car insultes interdites sur Malijet !]</font></sup>

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

Bonjour, De la même façon que le titre, le contenu de cet article n'est pas clair et ne met pas en évidence un point de l'accord de paix qui fait ou bien fera la partition du Mali. En parlant de gouverneurs élus au suffrage universel, une contre vérité est dite et l'argument est mal choisi. En réalité, dans la future architecture institutionnelle (article 6) qui sera issue de la mise en oeuvre de l'accord de paix, ce sont des présidents de régions et les membres des parlements régionaux qui seront élus au suffrage universel et non les gouverneurs. Les gouverneurs sont les représentants de l'état central au niveau régional. Une compréhension partagée de l'accord de paix s'impose pour éviter de telles contre vérités et une mauvaise interprétation de l'accord de paix. Ce n'est pas parce que les régions éliront leurs présidents au suffrage universel qu'elles seront indépendantes et déconnectées du Mali. Il y aura la libre administration de toutes les collectivités territoriales dans le cadre de la régionalisation mais pas leurs indépendances. Ceci n'est pas la partition du Mali, c'est une contre vérité qui est dite par certains, en particulier les auteurs de l'article intitulé <<Meeting citoyen contre la participation du Mali>>. Bien sûr, les auteurs de cet article Guindo (le Pays)/Malijet veulent insinuer partition du Mali dans leur titre. L'armée reconstituée intégre, à partir des critères, des ex membres des mouvements armés Maliens et des ex membres de mouvements d'auto-défense Maliens, au lieu de faire la fierté des Maliens, par sa diversité et sa richesse, elle est vue, par certains, comme une tare car dans certaines régions les membres intégrés pourront être majoritaires. On met en avant la régionalisation à travers l'accord de paix et on veut refuser qu'elle s'applique à l'armée en oubliant que la constitution des bataillons armés reconstitués inclus dans cette armée est faite au niveau global. Ces bataillons armés reconstitués intègrent, à partir des critères, un tiers des membres des FAMAs (Forces Armées MAliennes), un tiers des membres des groupes armés d'auto-défense pro-gouvernementaux et un tiers des membres de la CMA. Il n'y a qu'une seule armée Malienne dont le commandement est global. Respectons le contenu de l'accord de paix, ne le déformons pas. Seule la vérité permettra d'unir les Maliens autour de l'accord de paix. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité, TEL 78731461