dimanche 22 février 2026
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Commémoration du 60eme anniversaire de la création du franc malien : L’Association pour la Promotion des Idéaux des Pères des Indépendances Africaines réfléchit à la faisabilité de la création d’une monnaie nationale

Par Notre Voie 1,634 vues

Sous les thèmes : ‘’Création du Franc malien, vision pour la mise en œuvre’’ ; ‘’Les obstacles’’ et ‘’Quelle politique monétaire pour le Mali ?’’, l’Association pour la Promotion des Idéaux des Pères des Indépendances Africaines (API-PIA) a organisé une conférence débat le samedi, 20 août 2022 au mémorial Modibo Keita pour réfléchir à ces questions. Elle était animée par Daouda  Teketé, Gaoussou Diarrah, Modibo Mao Makalou, Dioné Diarra et Mohedine Deen Plea. L’ouverture des débats a enregistré la présence de  Dioncounda Samabaly, président d’honneur, Mme Diakité Maïmouna, présidente de l’API-PIA et plusieurs membres de l’association.

Il s’agissait pour les organisateurs de cette conférence de commémorer le 60 ème anniversaire de la création du franc malien.

Pour le président d’honneur, la situation que traverse le pays ‘’nous oblige à créer notre propre monnaie. Raison pour laquelle nous avons appelé l’éminent paneliste pour pencher sur le sujet. La création d’une monnaie, comme disait Modibo est le gage de notre indépendance’’.

Dans l’allocution d’ouverture de la présidente, Mme Diakité Maïmouna Diakité, l’Association pour la promotion des idéaux des pères des indépendances africaines, il ressort que l’organisation vise à cultiver les idéaux de  nos pères qui ont lutté pour que l’Afrique recouvre la liberté pour les nouvelles générations du vieux continent.  Cette association regroupe neuf (9) pays à savoir : le Mali, la Guinée Conakry, le Togo, le Ghana, le Niger, le Benin, le Maroc, la Tunisie et le Burkina Faso.

Pour M. Cheick Oumar Sissoko, ”Avoir notre monnaie nationale est un impératif, parce que c’est un attribue de souveraineté”.

Modibo Keita l’avait compris et avait placé la création de la monnaie comme troisième acte de souveraineté. Au lendemain des indépendances, explique M. Sissoko, le Mali avait besoin d’infrastructures routières, d’écoles, d’hôpitaux, d’industries…, et pour réaliser ses grands projets, il fallait obligatoirement notre monnaie.

A ses dires, pendant les huit ans de Modibo, il n’a eu comme prêt au niveau de la société financière internationale que 2 milliards de FCFA.

Plus de 40 entreprises réalisées, bref toutes les grandes réalisations ont été faites avec le Franc Malien.  Pour lui, cela ne pouvait aller sans le rejet de la France. ”La monnaie est un attribut de souveraineté. Un pays qui n’a pas sa monnaie n’est pas un pays souverain”.

Par ailleurs, il croit que l’environnement est favorable à la création d’une nouvelle monnaie, vu la pression internationale.

Pour Dr Abdoulaye Amadou Sy  ”Un État, quel que soit sa taille, ne peut pas se  développer avec la monnaie d’autrui.  Avec votre propre monnaie, vous pouvez décider quel type de politique monétaire économique et quel genre de développement faire. Si vous utilisez une monnaie que vous ne maîtrisez ni la création ni la distribution, c’est comme si vous êtes dans êtes dans des entreprises et vous êtes minoritaires. Toutes les grandes décisions de la politique économique sont prises par quelqu’un d’autre”, explique M.Sy.

Brehima DIALLO

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Commentaires (2)

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A
Anonyme il y a 3 ans

Oui avec notre propension à faire la n i q u e au monde entier...

A
Anonyme il y a 3 ans

C'est sidérant de lire,ces experts. Dans leur optique,une monnaie nationale est impérative,soit, comment la mettre en place. La monnaie n'est pas le fruit d'un fantasme,mais le fruit d'une confiance. Avec notre situation sécuritaire,notre propension à faire la ******** <sup><font color=#0066FF;>[masqué car insultes interdites sur Malijet !]</font></sup> au monde entier,la création de cette monnaie serait une mort certaine. Nous savons tous que le président Modibo aimait son pays mais voilà ,il n'était pas économiste. A l'indépendance la priorité était pour nous maliens,un accès à la mer,car tout était négociable à l'époque,mais notre cher,est passé à côté. Nous en pâtissons aujourd'hui. Je souhaite une monnaie de chez nous mais seulement ,quand les conditions s'y prêteront. La folie d'une monnaie nationale pour ensuite aller , à Canossa,non merci !