dimanche 22 février 2026
Contact
Malijet

Avant-projet de nouvelle constitution : La CNAS-Faso Hèrè invite les autorités à « renoncer définitivement et sans condition à leur entreprise antirépublicaine et antidémocratique… »

Par Lerepublicainmali 1,354 vues
Avant-projet de nouvelle constitution : La CNAS-Faso Hèrè invite les autorités à « renoncer définitivement et sans condition à leur entreprise antirépublicaine et antidémocratique… »

Dans un communiqué de presse rendu public, le 10 janvier 2023, la CNAS-Faso Hèrè (Convention Nationale pour une Afrique Solidaire), le Parti de l’ancien Premier ministre du Mali, Dr. Soumana Sako, a réaffirmé sa « ferme opposition à toute tentative de remise en cause de la Constitution républicaine et démocratique du 12 janvier 1992. » Selon la CNAS-Faso Hèrè, « le Peuple militant du Mali n’a pas besoin d’une constitution octroyée. »

Selon le parti de l’ancien Premier ministre, Dr. Soumana Sako, c’est après une analyse approfondie des derniers développements de la crise multidimensionnelle qui secoue le Mali depuis de très longues années déjà que la direction nationale du parti a réaffirmé sa ferme opposition à toute tentative de remise en cause de la Constitution républicaine et démocratique du 12 janvier 1992. Pour le parti, le régime issu du double coup d’Etat militaire du 18 août 2020 et du 25 mai 2021 n’a reçu du peuple malien aucun mandat pour lui offrir une « Constitution octroyée ». De ce fait, poursuit le parti, la CNAS-Faso Hèrè ne participera pas à la réunion programmée pour le 12 janvier 2023 par le Ministère de l’Administration Territoriale. « Au demeurant, la Direction Nationale du Parti de l’avant-garde militante et révolutionnaire du Peuple malien note que le choix de la date du 12 janvier n’est pas une simple coïncidence car étant précisément la date anniversaire du referendum à l’issue duquel le Peuple malien a adopté sa Constitution issue de la Conférence Nationale tenue à Bamako du 29 juillet au 12 août 1991 », lit-on dans le document.    

La CNAS-Faso Hèrè a invité à nouveau « les autorités issues du double coup de force militaire du 18 août 2020 et du 25 mai 2021 à renoncer définitivement et sans condition à leur entreprise antirépublicaine et antidémocratique de démolition de la Constitution démocratique dont le Peuple malien s’est librement doté au prix des larmes, de la sueur et du sang en tant qu’acquis essentiel de la lutte de plusieurs générations contre la dictature CMLN/UDPM. »

La CNAS-Faso Hèrè a aussi exigé le retour du Mali à l’ordre constitutionnel démocratique dans le cadre inchangé de la Constitution du 12 janvier 1992. Ce retour à l’ordre constitutionnel, précise le parti, accompagné du retour de l’armée dans les casernes en harmonie avec les principes d’une armée républicaine, notamment celui de la subordination de l’autorité militaire à l’autorité civile légalement et définitivement constituée, doit être la priorité absolue des autorités actuelles.

M.K. Diakité

Partager:

Commentaires (1)

Laisser un commentaire

F
Fanga 10020 il y a 3 ans

Elle est révolue, la période où des gens qui ont décidé de faire de la chose politique leur métier avaient le monopole des idées et de l'action politiques ! Le statut de politicien professionnel ne suffit plus. Que le parti politique CNAS-Faso Hèrè et les autres partis politiques et guides religieux fassent un peu l'effort intellectuel pour convaincre les Maliens par la démonstration et non par l'agitation que le projet de nouvelle Constitution des autorités de transition n'est ni bon ni opportun par rapport à la Constitution de 1992 élaborée par ceux qui se disent "Les Démocrates". Quant à l'argument mortuaire selon lequel la "Constitution démocratique" de 92" est l'œuvre du "Peuple malien (qui) s'est librement doté au prix des larmes, de la sueur et du sang" de ce document politique, il est de nos jours très léger, voire inadmissible. Il me fait penser à l'argument de la France des "59 militaires français morts pour sauver le Mali", alors qu'en face des dizaines de milliers de Maliens sont morts directement pour sauver la France durant les deux guerres mondiales et plus récemment en conséquence de l'invasion de la Libye par les Occidentaux ayant propagé le terrorisme sur l'ensemble des régions du Sahel. Que les Politiciens de 90" avec leur Constitution fassent aussi une introspection. Car ils sont les premiers responsables de l'état de déliquescence du Mali avec les rebellions et le terrorisme religieux, ainsi que de l'intervention de l'armée nationale dans la vie politique pour tenter de redresser le pays. Le Mali est retombé dans la domination coloniale de la France et dans le règne du terrorisme et de la grande corruption publique à cause de ces politiciens de 90" et des pratiques que leur ont permises la Constitution de 92". Politiciens qui ont bradé et détruit l'outil national de défense et permis l'intervention directe des religieux dans la vie politique du Mali. Assimi Goïta et les jeunes colonels au pouvoir pour redresser le Mali et leurs ******** <sup><font color=#0066FF;>[masqué car insultes interdites sur Malijet !]</font></sup>ères de l'armée nationale ne pleurent pas des dizaines de camarades maliens morts pour la patrie, mais des milliers. Ils ont par ailleurs tous risqué leur vie au front pour servir et sauver le Mali, contrairement à la plupart des Politiciens de 90" et à des guides religieux qui sortent maintenant du bois pour s'opposer au projet de nouvelle Constitution. J'espère que les autorités publiques de transition se concentreront sur la qualité du projet de nouvelle Constitution pour le parfaire, que le caractère laïc de l'État que nous a légué le Père du Mali moderne Modibo Keïta sera préservé et que la logistique et les conditions sécuritaires permettront d'organiser un referendum sur le territoire national pour que les Maliens et non seulement les Politiciens de 90" et des religieux-politiciens assoiffés de pouvoir se prononcent souverainement sur le projet de nouvelle Constitution.