samedi 21 février 2026
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Processus de paix dans l’impasse : Le mouvement Tabalé propose un nouvel accord entre Maliens

Par Mali Horizon 1,356 vues
Processus de paix dans l’impasse : Le mouvement Tabalé propose un nouvel accord entre Maliens

En conférence de presse la semaine dernière, le mouvement Tabalé propose des pistes de solutions pour relancer le processus de paix et de réconciliation entre le gouvernement et les ex-mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu des négociations d’Alger.

 

Le Mouvement Tabalé, faut-il le rappeler, est un observatoire de la bonne gouvernance, et plate-forme de veille citoyenne regroupant associations, faitières, syndicats, divers mouvements, hommes politiques, personnes ressources indépendantes au Mali, en Afrique et dans le monde, vise les trois (03) objectifs ci-après. Il se propose de contribuer à la réalisation d’une véritable société civile panafricaine de veille citoyenne, de créer les conditions nécessaires à l’émergence d’une nouvelle race de dirigeants pour la renaissance sociopolitique, économique et culturelle du Mali, par son accession à la 4 ème République, et pour la promotion des valeurs du « Mali Koura ».

Le mouvement ambitionne d’impacter la gouvernance mondiale, par l’accompagnement et le soutien des acteurs d’autres sociétés civiles et politiques, qui se battent pour les valeurs de paix, de justice et de solidarité en Afrique et dans le monde,

Dans la déclaration qu’il vient de rendre publique, le mouvement que dirige Fabou Kanté annonce avoir procédé à « une analyse approfondie de la problématique de la crise du Nord du Mali, dans ses aspects historique, social, économique, politique et géostratégique ». Avant de préciser qu’après avoir soumis l’Accord d’Alger, à une critique objective et transversale, qui tienne compte de ses objectifs, de ses exigences, des responsabilités des parties signataires, de l’état des lieux de son application, et des défis énormes à laquelle sa mise en œuvre est confrontée, il sied de réfléchir aux perspectives de reprise du processus de paix.

Il met l’accent sur « l’esprit essentiel de l’Accord d’Alger », qui s’inscrivait dans une logique de mise en œuvre de certaines mesures conservatoires, pour arrêter l’hémorragie du patient Mali assez mal au point ; le temps que les Maliens eux-mêmes se ressaisissent, et se retrouvent autour d’un dialogue franc et de remise en cause profonde, pour redéfinir les axes principaux de leur vivre ensemble, et de leur épanouissement collectif sans intervention extérieure,

Les responsables de ce mouvement assurent que des profondes mutations sont intervenues dans la cartographie sécuritaire du Mali en général, et dans la dynamique des mouvements et groupes armés. C’est pourquoi ils indiquent tenir compte de la volonté exprimée par le peuple malien à travers le Dialogue National Inclusif (DNI), les Assises Nationales pour la Refondations (ANRs), d’ouvrir des négociations avec Iyad Ag AghalI et Amadou Kufa, pour une paix durable dans notre pays,

Le mouvement Tabalé assure que cette démarche n’est ni prévue, ni intégrée dans le processus de l’Accord d’Alger ; la récente décision de renvoi sans délai de la MINUSMA par le Gouvernement du Mali, l’atteste et crée une situation d’affaiblissement drastique de cette mission qui est le support de l’Accord d’Alger, soit la tombée en désuétude du même accord.

Pour Sandy Touré, le porte-parole du parlement populaire du mouvement, le raidissement des rapports entre les parties prenantes de l’APR ces derniers mois, « pourrait nous conduire vers une situation d’impasse totale avec des risques élevés d’affrontements directs entre le Gouvernement et les mouvements armés ». Et de relever que nul ne sortira gagnant de cet affrontement. Au contraire, analyse-t-il, cela mettra à mal « l’équilibre social et territorial de toute la République ». Face à un tel danger, précise l’orateur, et par rapport à l’implication difficilement impartiale des acteurs exogènes, dont les efforts manquent désormais d’innovations et de souplesse,.le Mouvement Tabalé lance un vibrant appel au Président de la Transition, chef de l’Etat, garant de la paix et de la cohésion nationale, au Gouvernement de Transition, aux mouvements signataires de l’Accord d’Alger, à l’ensemble des groupes armés et milices sur toute l’étendue du territoire national, aux organisations de la société civile (formelles et non formelles), aux jeunes et aux femmes du Mali, aux mouvements et partis politiques, aux leaders religieux et aux légitimités traditionnelles, aux Maliens établis à l’extérieur et aux amis sincères du Mali, « à sonner la mobilisation générale autour de cette initiative portée par le Mouvement Tabalé ».

Cette initiative constitue, à le croire, à la signature d’un accord inter-maliens, qui sera discuté au Mali, par les Maliens, pour les Maliens, sans aucune intervention extérieure, dans le strict respect de la souveraineté du Mali. Ce nouvel accord sera, explique-t-il, dénommé : Accord National pour la Paix et le Développement du Mali (ANPDM), dont l’application intégrale sera garantie par le peuple malien. Il remplacera l’accord d’Alger, et permettra de résoudre d’une part, la crise du nord du Mali de façon pacifique et définitive, et d’autre part, l’équation Paix- Sécurité-Réconciliation-Développement dans notre pays.

Par ailleurs, le Mouvement Tabalé invite toutes les parties, les amis sincères du Mali, à participer et à contribuer au processus de signature de l’ANPDM, selon un calendrier bien défini. Celui-ci passera par l’élaboration, la validation des termes de référence du document vers fin juillet, jusqu’aux missions de présentation de cet accord, passant par sa signature après validation, vers décembre 2023. Le processus se poursuivra par le début de l’application de cet ANPDM à compter de mars 2024.

Lamine BAGAYOGO

 

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Commentaires (3)

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 2 ans

Excellence Monsieur le Médiateur  de la République du Mali Copie : - SEM Assimi GOITA, Président  de la transition au Mali - SEM Malick DIAW, Président  du CNT - SEM Dr Choguel Kokala MAIGA, Premier Ministre - SEM le Secrétaire Général de l’ONU - SEM le Président  de la CEDEAO - A tous les Maliens. Je vous avais saisi, il y a quelques jours, pour assurer une médiation  entre SEM Assimi GOITA, Président  de la transition au Mali et moi, Dr Anasser Ag Rhissa, concernant l’extorsion, par Malick Diaw ordonnée  par Assimi GOITA, de ma victoire au poste de Président  de la transition au Mali  pour lequel  j’étais, en 2020,   l’unique  candidat enregistré  officiellement. Je souhaiterai être mis dans mes droits. Recevez ci-dessous des éléments  liés  à  ma candidature à  la Présidence de la transition au Mali en 2020. https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid02kaKBQSK6VUHGg8zf3JjxircNgYctmi7oZ2DkeaXu7mmSR2JF5Kk39f6y8r6ZCeVZl&id=100001375775979&anchor_composer=false Dans l’attente d’un traitement diligent de ma requête, veuillez recevoir mes salutations les meilleures. Dr Anasser Ag  Rhissa Expert TIC, Gouvernance  et  Sécurité Email : [email protected] r TEL 0 0 2 2 3 95955792

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 2 ans

Au lieu de vouloir, coûte que coûte, comme le voulait Tiébilé  Dramé ET comme le veut maintenant le mouvement TABALÉ, une concertation nationale inclusive pour reconcevoir un autre accord, dont on n’est pas sûr qu’il sera mieux que celui dont nous disposons, faisons revenir l’espoir et la cohésion en développant un élan national, indépendamment des bords politiques, autour de la mise en œuvre de l’accord de paix dont nous disposons. Dans la contribution ci-dessous de Dr Anasser  Ag  Rhissa, vous trouverez ses répliques aux critiques par Tiébilé Dramé de l’accord de paix et de la conférence d’entente nationale associée à cet accord. Conférence d’entente nationale inclusive et Accord de paix au Mali : Répliques de Dr ANASSER AG RHISSA aux critiques de Tiébilé Dramé et de l’opposition Publiee le 11 mars 2017, Vous y pointerez à l’adresse suivante. http://news.abamako.com/h/155122.html Pour aboutir à la paix, la sécurité, l’unité, la réconciliation et au développement durable dans un Mali, Un et Indivisible, sans fédération ni confédération ni partition, ni indépendance d’aucune de ses parties, et pour générer le bien-être aux Maliens, il est indispensable que les Maliens s’unissent autour de l’accord de paix, signé en 2015, et le mettent, TOUS/TOUTES, en œuvre, sans complaisance, pour leur bien-être collectif. Au lieu de vouloir, coûte que coûte, comme le voulait Tiébilé  Dramé ET comme le veut maintenant le mouvement TABALÉ, une concertation nationale inclusive pour reconcevoir un autre accord, dont on n’est pas sûr qu’il sera mieux que celui dont nous disposons, faisons revenir l’espoir et la cohésion en développant un élan national, indépendamment des bords politiques, autour de la mise en œuvre de l’accord de paix dont nous disposons. En effet, on connait ce dont on dispose (l’accord actuel offrant un cadre consensuel obtenu à travers des pourparlers inclusifs inter-Maliens) mais on ne sait pas, avec exactitude, ce qu’on aura et dans combien de temps si on décide de le reconcevoir. Engageons-nous, TOUS/TOUTES, SERIEUSEMENT ET SANS COMPLAISANCE, nos partenaires et nous, pour la mise en œuvre de l’accord de paix dont nous disposons, en particulier, en participant à la conférence d’entente nationale inclusive, pour le bonheur des Maliennes et des Maliens. Contact Dr ANASSER AG RHISSA Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Expert Consultant de la conférence d’entente nationale E-mail : Anasser_AgRhissa******** <sup><font color=#0066FF;>[masqué car insultes interdites sur Malijet !]</font></sup>.******** <sup><font color=#0066FF;>[masqué car insultes interdites sur Malijet !]</font></sup> TEL ******** <sup><font color=#0066FF;>[masqué car insultes interdites sur Malijet !]</font></sup> 95955792

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 2 ans

EST-ON SÛR QU’UN NOUVEL ACCORD DE PAIX ENTRE MALIENS, plus performant que l’accord de paix actuel, PUISSE ÊTRE DÉFINI EN UN TEMPS SI COURT QUE LE PROPOSE LE MOUVEMENT HÉTÉROCLITE TABALÉ ? SOYONS PRAGMATIQUES ET SÉRIEUX. SEMs Assimi GOITA, Malick Diaw, Choguel et tous les Maliens Afin de garantir la cohésion nationale et éviter une crise post-référendum, une entente entre tous les acteurs (sympathisants ayant voté  OUI, ceux ayant voté NON et  ceux qui n’avaient pas voté au référendum) est indispensable et permettra : (1) de définir comment intègrer certaines dispositions de l’accord de paix qui n’avaient pas été prises en compte dans la nouvelle constitution et  (2) aux communes qui, pour diverses raisons, n’avaient pas  voté au référendum du 18 juin 2023 de voter. Ainsi, les nouveaux résultats seront intégrés  aux résultats déjà  compilés et assemblés. Ils seront remis par l’AIGE à la cour constitutionnelle qui proclamera les résultats définitifs du référendum. 1. Résultats du RÉFÉRENDUM CONSTITUTIONNEL du 18 juin 2023  au Mali Avec un taux de participation moyen de prés de 41 pour cent ET  Un score fleuve de 97 pour cent pour le OUI et 03 pour cent pour le NON, dans une situation trouble d’un point de vue sécuritaire (intervention, pour empêcher les votes au référendum, de certains mouvements armés et d’autodéfense dans la zone de Kidal, des djihadistes à certains endroits, ...), maillée d’incompréhensions entre acteurs. 2. SOLLICITATION DE REPORT avant le référendum Le 10 juin 2023, Dr Anasser Ag Rhissa, s’inquiétant qu’une telle situation se produise, avait adressée une contribution sur facebook et les réseaux sociaux ( malijet, ma.li.Web, ...) aux Maliens ET, le11 juin 2023, une lettre ouverte à SEMs Assimi, Malick Diaw, Choguel, Me Konare et aux Maliens pour JUSTIFIER L’INTÉRÊT D’UN REPORT  du référendum constitutionnel. Ci-dessous cette sollicitation de report. https://m.facebook.com/search/top/?q=%C3%80%20quelques%20jours%20jours%20du%20r%C3%A9f%C3%A9rendum%2C%20n%E2%80%99est-il%20pas%20plus%20sage%20de%20le%20reporter%20%C3%A0%20une%20date%20ult%C3%A9rieure%20%3F&tsid=0.3597042803981729&source=result Lettre ouverte à SEMs Assimi, Malick Diaw, Choguel, Me Konare et aux Maliens. SEMs Assimi Goïta, Malick Diaw, Choguel Maiga et Me Konaré Copie : à tous les Maliens NE FORÇONS PAS, MET-ON À JOUR LA NOUVELLE CONSTITUTION CONFORMÉMENT AUX SOUHAITS DE TOUS-TOUTES ET DÉCALONS LE RÉFÉRENDUM AFIN D’UNIR TOUS LES MALIENS ET GARANTIR LA COHÉSION TOTALE. À quelques jours jours du référendum, n’est-il pas plus sage de le reporter à une date ultérieure ? Devant les incompréhensions (sur la nationalité, sur les pouvoirs du président, sur les langues, ...),  les camps du OUI et du NON affutent toujours leurs arguments. Seul le Mali doit réellement sortir vainqueur de ce référendum. Il en sera ainsi si chaque camp a le temps suffisant pour motiver ses défenseurs et que la cohésion nationale n'en prend pas un coup. Mais y-a-t-il assez de temps pour cela ? Non. Il est donc plus sage, de reporter ce référendum à plus tard pour garantir aux Maliens la cohésion nécessaire. Concernant la nationalité, Mon ami Me Konaré  a raison la nationalité Malienne d’origine suffit comme dans la constitution de 1992, voir ma démonstration ci-dessous. Il ne sert à rien d’ajouter une autre mention comme ne pas avoir une autre nationalité au moment du dépôt de la candidature. Je vous poste un extrait de la lettre ouverte que j’avais envoyée à la commission chargée de l’avant projet de constitution. LETTRE OUVERTE À LA COMMISSION DE RÉDACTION DE LA CONSTITUTION, À ASSIMI, AU PM ET aux MALIENS. Merci d’avoir pris en compte ma contribution sur les LGBT Postée  à  votre intention dès que votre commission a été  montée.  L’article 9 de cette nouvelle constitution est révélateur et vous mettra d’accord avec les religieux. Ce qui contribuera à  la cohésion indispensable autour de cette constitution. Le cas de la nationalité d’origine est patent et induira plusieurs candidats à renier certaines de leurs nationalités  sans être sûrs d’être  retenus parmi les présidentiables encore moins comme seul Président  élu démocratiquement. Ce qui est dommage car réduit les choix d’un candidat sans garantir qu’il sera retenu. EN DÉMONTRANT QU’UN CANDIDAT DÉTIENT LA NATIONALITÉ  MALIENNE D’ORIGINE, AUTOMATIQUEMENT CETTE NATIONALITÉ DEVIENT PRIMORDIALE ET DOIT ÊTRE MISE EN AVANT. CE QUI ANNIHILE LE POIDS DES AUTRES NATIONALITÉS  QUE LE CANDIDAT POURRAIT AVOIR. Il faut donc vérifier et  s’en tenir à  la nationalité  d’origine que doit posséder un présidentiable au risque d’être éliminer d’office. La nationalité  d’origine, C’est largement suffisant. C’est une tautologie (proposition qui est toujours vraie). Optons pour la cohésion  nationale et le vivre ensemble. La constitution doit nous unir et non nous diviser. 3. OPTONS POUR LA CONCILIATION ET L’ENTENTE Kidal est occupée par la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad), un regroupement armé constitué de Maliens. Donc, on ne peut pas parler d’occupation étrangère permanente. L’article 118 ne s’applique pas à Kidal. Il convient qu’une entente entre les Maliens au niveau national (le gouvernement) et les Maliens de la région de kidal et du CSP-RSD se fasse pour faire voter la région de Kidal au référendum à titre spécial en ayant solder au préalable les litiges entre le gouvernement, la CMA et les mouvements armés et d’autodéfense du cadre CSP-RSD. Une telle entente permettra : (1) de définir comment intègrer certaines dispositions de l’accord de paix qui n’avaient pas été prises en compte dans la nouvelle constitution et  (2) aux communes qui, pour diverses raisons, n’avaient pas  voté au référendum du 18 juin 2023 de voter. Ainsi, les nouveaux résultats seront intégrés  aux résultats déjà  compilés et assemblés. Ils seront remis par l’AIGE à la cour constitutionnelle qui proclamera les résultats définitifs du référendum. Depuis 2015 l’accord de paix peine à s’exécuter normalement. Ce qui est dû à des incompréhensions entre les parties prenantes à l’accord de paix. Ces dernières se rejettent constamment les torts. La répercution de la non-prise en compte de certaines dispositions de l’accord de paix dans la nouvelle constitution AINSI que les incompréhensions entre le gouvernement et le cadre CSP-RSD (Cadre Stratégique Permanent pour la Réconciliation, la Sécurité et le Développement au Mali constitué de groupes armés et d’autodéfense Maliens et peut être d’autres ? (Liens éventuels avec Iyad, ...)) et au sein du CSA (Comité de Suivi de l’Accord de paix) entre le gouvernement Malien et les mouvements armés et d’autodéfense Maliens, ont fait que la Région de Kidal et certaines communes (Bamba, Niafunké, ...) , empêchées par les mouvements armés et peut être aussi par des djihadistes, n’ont pas voté au référendum du 18 juin 2023. Optons pour le dialogue et la compréhension. Bien cordialement Dr anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] r TEL ******** <sup><font color=#0066FF;>[masqué car insultes interdites sur Malijet !]</font></sup> 95955792