samedi 21 février 2026
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Crise de l’école : Le PM, Dr Boubou Cissé joue la carte de l’apaisement

Par Le Serment du Mali 564 vues
Crise de l’école : Le PM, Dr Boubou Cissé joue la carte de l’apaisement

« Aucun gouvernement responsable et sérieux ne peut badiner avec la question de l’école. Nous ferons tout ce que nous pouvons pour que l’école puisse reprendre ». Ces mots sont du Premier ministre, ministre de l’Economie et des finances, Dr Boubou Cissé. Des propos qu’il a tenus à Tombouctou au cours de sa visite dans les régions du Nord.

 

Au cours de sa visite dans  les régions du nord, le Premier ministre, ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé a invité à la raison,  les enseignants qui ont pris l’école  malienne en otage pour non satisfaction de leurs revendications.

Face à la gravité de la situation, le PM Boubou Cissé a laissé entendre que son  gouvernement ne cherche pas à croiser le fer avec quiconque, encore moins avec enseignants sur la question de l’école.  Selon lui, le rôle des enseignants est irremplaçable à l’école et qu’il n’a jamais été question de radiation des enseignants de la fonction publique. Contrairement à certaines rumeurs qui circulent.

« Le gouvernement du Mali assumera toutes ses responsabilités  pour que nos enfants retournent en classe car je suis moi-même enseignant et fils d’enseignants, de père et de mère… » a ensuite  lâché Dr Boubou Cissé, lors de sa visite à  Goudam, région de Tombouctou.  Il s’agit là d’un appel à l’apaisement  de part du Premier ministre, après sa décision de procéder au recrutement massif de plus de 15 000 enseignants volontaires pour reprendre le relais dans les écoles désertées par enseignants grévistes. Une décision qui suscité la colère des enseignants grévistes, lesquels ont riposté en déposant, mardi dernier, un  nouveau préavis de grève de 20 jours.

Cette décision de recrutement d’enseignants volontaires a défrayé la chronique et a été vivement critiquée par une frange importante  de la population.  Surtout, par les responsables des syndicats signataires du 15 octobre 2016 qui estiment que cette décision du PM est une provocation de trop. Même si d’autres pensent que c’est la seule façon de sauver l’année scolaire, de nombreux observateurs voient derrière cette décision, la volonté du gouvernement  de se débarrasser des enseignants grévistes, en cas de non- accord sur les  points de revendications de ces derniers.

«En jouant la carte de l’apaisement à travers un discours plus doux, le  PM semble comprendre, heureusement, qu’une crise ne peut être gérée ni par l’arrogance, ni par  la passion, mais par  la diplomatie et  le dialogue », nous a confié le responsable d’un syndicat signataire du 15 octobre.

 Rappelons que les enseignants grévistes bénéficient déjà d’un statut particulier, mais ils veulent que l’augmentation de 20% dont l’UNTM a bénéficié leur soit donnée en  sa totalité. Plus grave,  ils exigent une rétroactivité sur 2019.  Pour le gouvernement la satisfaction à cette revendication aura une incidence financière de plus de 52 milliards FCFA. Toute chose qui est difficile, voire impossible à supporter par le budget national dans la situation difficile actuelle que traverse le Mali.  Mais les enseignants grévistes font la sourde oreille et conditionnent la reprise de la craie à la prise en compte immédiate et intégrale de leurs revendications. Du coup, c’est un dialogue de sourd qui s’installe et dont les conséquences s’annoncent dramatiques pour les enfants privés de l’école.

Face à l’échec des négociations et en marge de sa décision de recruter de  volontaires pour atténuer les conséquences des grèves, le Premier ministre Boubou Cissé   invite les organisations de la société civile, les  leaders d’opinions à  s’impliquer davantage pour trouver un dénouement heureux à cette crise scolaire qui n’a que trop duré.

Selon des analystes, la crise persistante de l’école est née avec l’avènement de la démocratie au Mali. La démocratie qui a favorisé la liberté d’expression et la liberté d’association et de syndicat aurait fortement contribué à la politisation de l’école malienne. Tous les syndicats ou presque de l’enseignement sont aujourd’hui dirigés par des hommes politiques.  Ce qui fait dire à certains experts que la  résolution de cette crise passe par une profonde réforme de l’école.

Sidiki Berthé

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Commentaires (11)

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M
mariam il y a 6 ans

nous disons non aux grèves des enseignants qui bafouille l’éducation de nos enfants.

S
souleyman il y a 6 ans

Tous levons nous pour sauver notre école en dénonçant haut et fort l'attitude insupportable de nos enseignants.

F
ferdinand il y a 6 ans

Notre école est pris en otage par des opportunistes et des enseignants dont la vocation a été rater à la base.

A
Almoustapha Cissouma il y a 6 ans

Face à cette situation préoccupante , nous devons tous jouer la carte d'apaisement car c'est l'avenir de nos enfants qui est en jeu. Ensemble engageons nous tous pour sauver l'école malienne.

A
Almamy Touré il y a 6 ans

Nous saluons le PM Dr Boubou pour cette déclaration qui rassure. Cette déclaration montre l'attachement du gouvernement malien aux études des citoyens maliens. Le gouvernement malien fait tout son possible pour décanter cette sitaution.

A
aliou il y a 6 ans

Pourquoi tant de haine dans nos cœurs ? il est temps que nous cessons de créer la panique dans le pays.

A
ali il y a 6 ans

Le moment est venu que le peuple malien cesse de faire des grèves inutiles dans le pays car elles peuvent provoquer la zizanie entre nous.

A
aly il y a 6 ans

Ne cherchons pas d’autre problème à ajouter à cette crise que nous traversons. Nous demandons vraiment à tous les syndicats d’enterrer leur arche de guerre et de passer au dialogue avec le gouvernement pour le bien de tous.

M
mali den il y a 6 ans

Nous demandons à tous les syndicats des enseignants que les grèves n’apporteront pas quelques choses, le meilleur moyen est de passer au dialogue avec le gouvernement pour le bien-être du peuple malien.

N
Nama Sylla il y a 6 ans

Ces mots du PM DR Boubou nous montrent à quel point il est attaché à 'école malienne. Nous sommes convaincus que le gouvernement est prêt à tout miser pour débloquer cette situation l'école malienne. Nous invitons es enseignants maliens à faire preuve de patriotisme tout en rentrant en classe.

I
ib smarty konaté il y a 6 ans

Nombreux de ces enseignants méritent d’être sévèrement sanctionné pour ce mauvais comportement, et cet acte égoïste à l’endroit de leurs disciples.