samedi 21 février 2026
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Grève des enseignants : A qui profite le chaos de l’école ?

Par La Preuve 627 vues
Grève des enseignants : A qui profite le chaos de l’école ?

De la rentrée scolaire, le 1er octobre dernier, à ce jour, les grèves des enseignant se suivent et se ressemblent, entrainant une paralysie programmée de l’école qui, on le sait, a encore du mal à se remettre de la turbulence qui l’a secouée, au cours de l’année écoulée. De trois jours à 14 jours, on en est aujourd’hui à 20 jours de grève annoncée, dans un intervalle de trois mois à peine d’activité scolaire. D’où le spectre de l’année scolaire compromise qui se profile. Voire le risque d’un chaos orchestré qui guète le système éducatif, tout entier.

 

Contre cela, le Premier ministre, Boubou Cissé, veut anticiper, en empêchant que l’école, qui a tant souffert, ces dernières années, des perturbations prolongées et répétées, ne soit pas à nouveau endommagée par la série de grèves, annoncées par les syndicats d’enseignants, signataires du 15 octobre 2016. Les  mêmes qui ont, on le sait, secoué l’année scolaire écoulée de longs mois de contestation catégorielle, dont les conséquences sont loin de se cicatriser au niveau de la qualité d’apprentissage des enfants.

 

Le point de discorde de cette année scolaire qui commence mal, entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants, tient à une question de détails. Au regard des textes qui régissent le statut des enseignants, ces derniers doivent bénéficier des augmentations obtenues au niveau du statut général des fonctionnaires.

Là-dessus, le gouvernement est d’accord et reconnait d’ailleurs la légitimité des revendications des enseignants formulées dans ce sens. Seul bémol : l’Etat insiste sur le rééchelonnement de ces augmentations entre le 1er janvier 2020 (sur 1.100 points) et le 1erjanvier 2021(sur 1.200 points), soit une augmentation de 20% étalée sur cette période. Cette démarche du gouvernement s’explique par la conjoncture actuelle difficile du pays, en proie à d’intenses efforts de guerre. Il s’agit aussi d’honorer un engagement qui s’est soldé pour l’Etat, à l’origine, au compte du statut général des fonctionnaires, de manière échelonnée.

Les syndicats d’enseignants, eux, rejettent en bloc cette proposition du gouvernement en adoptant une attitude intransigeante basée sur « le tout ou rien ». Les grévistes veulent tout et tout de suite et exigent en outre que les augmentations concernées soient annexées sur leur grille salariale. Ce qui ne semble pas être soutenable pour l’Etat d’autant que cela risque de constituer la boite de pandore pour les autres corporations qui n’hésiteront pas à réclamer les mêmes avantages.

On en est à ce point de blocage quand les négociations, entamées sous l’égide de la commission de conciliation, ont débouché sur un désaccord patent, à partir d’un mot d’ordre de grève de 14 jours, déposé sur la table du gouvernement. A partir de ce moment, le Premier ministre sort de sa réserve pour présenter un ensemble de mesures destinées à garantir le temps d’apprentissage effectif à l’école.

De là, un nouveau tollé éclate sur le front syndical avec les grévistes qui durcissent leur ligne d’attaque. Dans le feu de la contestation, un nouveau préavis de grève de 20 jours est déposé sur la table du gouvernement qui ne recule pas sur les mesures annoncées pour empêcher la paralysie de l’école. Le recrutement de plus de 15 mille volontaires est lancé, depuis la semaine dernière. La retenue de salaire pour les grévistes et la réquisition sont entre autres mesures en application dans le but d’empêcher la paralysie à l’école et de garantir le droit à l’apprentissage des enfants.

Le caractère sauvage des grèves et le refus des grévistes d’accepter les propositions du gouvernement, dans ce contexte de crise aiguë pour le pays, pendant que l’Etat reconnaît la légitimité des revendications des enseignants, font que l’action des grévistes passe mal au sein de l’opinion publique qui croit aujourd’hui, dans sa majorité, à un sabotage orchestré du système éducatif de la part de ceux-là mêmes qui en constituent pourtant l’un des segments importants.

Les enseignants, tout comme l’Etat et d’autres partenaires de l’école, sont des éléments importants du système éducatif. Comme tous les autres éléments constitutifs de ce dispositif, ils ont la responsabilité ; les enseignants de tous bords, de ne pas compromettre la pérennité du système. Or, vraisemblablement, le caractère sauvetage des grèves des enseignants, qui se suivent selon un rythme dangereux et compromettant pour la stabilité de l’école, est perçu comme une menace sérieuse contre le système éducatif, dont la stabilité incombe à tous les partenaires, au même titre que les enseignants, qui en constituent l’un des plus importants segments.

Sans système éducatif, point de partenaire de l’école et donc pas d’enseignant. Il est donc évident que la survie du système éducatif passe par la responsabilité de tous ses éléments constitutifs, à l’image des enseignants qui doivent nécessairement s’impliquer pour jouer pleinement leur rôle dans sa pérennité.

Le gouvernement joue alors la leur, en adoptant cet ensemble de mesures destinées à sauver l’école du chaos qui la menace du fait de ces grèves sauvages qui sont ainsi programmées.

Les mesures annoncées par le gouvernement, sous cet angle, ne déplaisent pas à l’opinion publique, dans sa grande franche majorité, d’autant qu’elle les considère comme salutaires pour la stabilité de l’école, donc forcément garantes de la pérennité du système éducatif malien. Pour cela, les grévistes ont tout intérêt à mettre de l’eau dans leur vin pour ne pas apparaître comme de vils démolisseurs d’un système éducatif dont ils ont la responsabilité, devant Dieu et les hommes, d’en assumer la survie.

L’école ne doit pas être compromise par ces grèves sauvages et le refus des enseignants d’accepter les propositions faites par le gouvernement qui, lui, reconnaît par ailleurs la justesse de ces mêmes revendications catégorielles. Dès lors que l’esprit du dialogue est garanti par le gouvernement qui parvient, lui, à faire des propositions concrètes, dans ce sens, les grévistes, eux, pour la responsabilité qui les incombe, pour la pérennité du système éducatif, doivent aller à l’école, enseigner les enfants, qui sont en réalité la seule finalité de l’action éducative, d’autant qu’il s’agit en définitive de l’avenir de tout un pays.

Cet enjeu ultime ne doit pas être occulté par les enseignants qui doivent savoir, qu’en tant qu’éléments indispensables de la pérennité du système éducatif, aucun autre élément important de ce dispositif, fut-il gouvernement, ne peut jouer à leur place, leur rôle dans la stabilité de cet ensemble national. Si les grévistes oublient cela, en se comportant comme les ravageurs désignés de l’école, voire du système éducatif, ils en assumeront, devant l’histoire, la charge négative sur eux et sur leur profession qui n’est que don de soi et sacerdoce, ici et ailleurs, sous d’autres cieux.

Il n’est pas mauvais, dans un tel contexte de déviance vis-à-vis de l’école, loin s’en faut, que le gouvernement, avant que le chaos ne s’installe à l’école, en menaçant de sclérose généralisé tout le système éducatif, puisse agir, vite et bien, en prenant des mesures de sauvetage de l’école, dans la durée et dans la fermeté.

Oumar KONATE

 

 

 

 

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Commentaires (33)

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A
Anonyme il y a 6 ans

l'article 39 la question que je pose aux enseignants dans quel document au Mali un travailleur doit toucher son salaire sans travailler.il est bon de critiquer mais aussi l'auto critique .Si le gouvernent doit appliquer l'article 39 vous devez rembourser l'argent des jours que vous n'avez pas travaillé sinon nous parents en te aw yafa fo lahara.

F
Fatma Nana il y a 6 ans

Disons-nous la vérité, ses enseignants sont en train de dépasser les bornes. L'Etat fait de son mieux pour mettre chaque fonctionnaire dans des conditions surtout vous. Et vous abusez de la situation alors que vous gagné mieux que des milliers de fonctionnaire d'autres fonctions. Nous trouvons bonne cette idée de recrutement des nouveaux enseignants. Le gouvernement fait de son mieux pour trouver un terrain d’entente mais on dirait bien que ces personnes sont décidées à continuer cette grève.

A
Adama Traoré il y a 6 ans

Quand est ce que nous allons penser à l’avenir du Mali et mettre de côté nos intérêts personnel ? Trop c’est trop.

A
Adama Traoré il y a 6 ans

Quand est ce que nous allons penser à l’avenir du Mali et mettre de côté nos intérêts personnel ? Trop c’est trop.

K
Koumba Diabaté il y a 6 ans

C’est sûr et certain qu’il y’a des mains invisibles derrière ces grèves absurde des enseignants, il est grand temps que nous mettons l’accent sur l’avenir de la nation, ne soyons pas égoïste.

H
HADY GNANGADOU il y a 6 ans

Nous comptons tous sur le PM Boubou Cissé pour tous les engagements faites lors de cette tournée dans les régions du Nord afin de prendre doléances des populations du Nord.

A
Alpha Sow il y a 6 ans

Ces enseignants sont des hommes sans conscience, l’avenir des enfants est le dernier de leur souci. Ils se laissent manipuler par des politiques qui se cachent derrière ces syndicats. Mettons le Mali au-dessus de nos intérêts personnels.

J
José Traoré il y a 6 ans

Nous nous rappelons encore des séquelles des grèves des enseignent de l’année dernière. Donc ce n’est pas évident ou cohérant de refaire la même chose, alors nous appelons encore et encore le collectif des enseignants à faire preuve de patriotisme et cesse sa multiple perturbation de nos ******** <sup><font color=#0066FF;>[masqué car insultes interdites sur Malijet !]</font></sup>ères et sœurs.

C
CHEICKNA HAMAOULAH HAIDARA il y a 6 ans

L'Etat doit tout faire pour augmenter une grille salariale sur ses enseignants grévistes afin qu'ils mettent fin a ces grèves inutiles.

N
N&#039;GOLO DIARRA il y a 6 ans

Nous devrons tous faire pour que l’école malienne ne doit pas être compromise par ces grèves sauvages et le refus des enseignants. Il est temps que les enseignants acceptent les propositions du gouvernement faites pour sauver l'école malienne.

K
Kany il y a 6 ans

Vraiment ces gréviste doivent avoir honte car moi à la leur place je pense que avec autant de privilège je pense qu’ils peuvent faire preuve de un peu d’amour pour la république et faire des concession pour le bon fonctionnement de la nation mais force est de reconnaître que ces homme en noir n’aime pas le mali aux contraire ils ne pense que a leur propre problème .

F
Fasso Den il y a 6 ans

Je pense que les uns et les autres doivent comprendre une chose la situation de notre pays ne permet pas de faire des grève intempestive vu la situation de notre pays surtout que le gouvernement traite ces dossier avec le plus grand sérieux du monde, donc vraiment j’appelle les grévistes a plus de raison car personne ne viendra régler nos problème.

F
Fasso Den il y a 6 ans

Je pense que les uns et les autres doivent comprendre une chose la situation de notre pays ne permet pas de faire des grève intempestive vu la situation de notre pays surtout que le gouvernement traite ces dossier avec le plus grand sérieux du monde, donc vraiment j’appelle les grévistes a plus de raison car personne ne viendra régler nos problème.

I
Ismael diombelé il y a 6 ans

Le mali n'est pas le pays le plus difficile a géré je pense que les maliens son les personnes les plus difficile a gouverner car comme il faut ce dire les vérité depuis plus de 20ans il faut dire que tous les président qui son passer ont u le même problème donc a un moment donner il faut que les maliens eux même ce mette en cause que l'ont ce pause les vrais question car il faut dire que si nous continuons comme sa nous allons tout droit a notre perte.

I
Inna Guindo il y a 6 ans

Le droit de grevé est un droit universel pour tout travailleur qui n'est pas satisfait des conditions de travail dans le quelle il est mis mais par contre il est le devoir de tout bon citoyens de préserver la quiétude de sa patrie donc que ces gréviste pense d'abord au mali avant toute chose je pense que sa serais mieux pour tout le monde.

B
BINTOU il y a 6 ans

Le Mali va mal l’école malien va mal et nous sommes tous responsable de la situation actuelle de notre pays et nous devons savoir que nous avons tous un rôle à jouer dans la recherche de solution pour que le pays sorte de cette mauvaise impasse pour le développement et l’émergence de notre pays le Mali.

G
GAFOU il y a 6 ans

L’école malienne va mal il faut que chacun joue son rôle et ensembles je parle bien de tous que ce soit les autorités les enseignants ainsi que les parents d’élèves tous ensembles pour chercher une solution pour sortir l’école malienne de ce trou pour sauver l’avenir de nos enfants.

B
BIBI il y a 6 ans

Nous demandons à notre gouvernement de redoubler d’avantage encore car il faut le dire l’éducation de nos enfants est en jeu et je demande aussi à nos enseignants de revenir à la raison et de savoir qu’ils sont aussi parents d’élèves alors qu’ensembles que nous pensions à l’éducation de nos enfants et à l’avenir de nos enfants.

A
Aicha Walette il y a 6 ans

Vraiment le groupe d'auto défense ne ménage aucun effort pour la patrie car il ne fait que remplir leurs devoir citoyenneté en soutenant l'armées a la sécurisation des personnes et de leurs biens là où il n'y a pas de présence Militaire.

B
BIBI il y a 6 ans

Nous demandons à notre gouvernement de redoubler d’avantage encore car il faut le dire l’éducation de nos enfants est en jeu et je demande aussi à nos enseignants de revenir à la raison et de savoir qu’ils sont aussi parents d’élèves alors qu’ensembles que nous pensions à l’éducation de nos enfants et à l’avenir de nos enfants.