samedi 21 février 2026
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Application de l’article 39: l’appel à la mobilisation générale demain

Par Info Matin 537 vues
Application de l’article 39: l’appel à la mobilisation générale demain

 

Dans le cadre de la satisfaction de son unique doléance relative à l’application de l’article de 39 de la loi N° 2018-007 du 16 janvier 2018, portant statut du personnel enseignant, les établissements scolaires (fondamental et secondaire) ont été le cadre d’Assemblées générales d’information des enseignants à la demande de leur collectif. Il s’agit d’une manière pour les responsables de la synergie des enseignants de préparer les esprits pour la réussite de la marche pacifique de ce jeudi à Bamako et à l’intérieur du pays.

La journée de ce 11 février 2020 a été marquée par des assemblées générales d’information dans les établissements scolaires publics, dans la capitale et dans de nombreuses localités du pays, selon des échos qui nous sont parvenus. À l’ordre du jour : l’application de l’article 39 de la Loi N° 2018-007 du 16 janvier 2018, portant statut du personnel enseignant qui stipule: « toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du Statut général s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Éducation préscolaire et Spéciale ». L’occasion était bonne pour les responsables syndicaux de faire le point des négociations avec le gouvernement et d’appeler les militants à la mobilisation pour la réussite de ce combat noble.

État des négociations
 
Selon le document concocté par le Collectif des syndicats signataires du 15 octobre 2016, dont nous sommes procurés une copie sur les réseaux sociaux, les 12, 14 et 15 décembre 2019 se sont tenus les travaux de la commission de conciliation sur le préavis de grève des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, dans la salle de conférence du ministère de l’Éducation nationale.
 
Tout au long des travaux, la partie gouvernementale, a mis l’accent sur la situation sécuritaire et financière du pays, le nombre pléthorique des enseignants tout en insistant sur la non-soutenabilité budgétaire de la demande des syndicats, précise le document du collectif.
 
Ainsi, la partie gouvernementale a maintenu sa proposition faite lors des travaux tenus en novembre 2019, c’est-à-dire l’octroi d’un indice plafond de 1100 en 2020 et de 1200 en 2021.
 
À toutes ces propositions, les syndicats ont opposé les arguments suivants : « on ne négocie pas une loi ; les questions sécuritaires, financières et l’effectif des enseignants ne pourront être des arguments en faveur de la non-application d’une loi ».
 
Aussi, les syndicats ont rappelé les promesses du Premier ministre, Chef du Gouvernement, ministre de l’Économie et des Finances, faites le 04 octobre 2019, lors de la rencontre qu’il a bien voulu accorder aux syndicats à la Primature. Ils ont souligné que ces promesses ont été renforcées par le Président de la République qui a demandé au Premier ministre de satisfaire les revendications des syndicats, le 05 octobre 2019, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale des enseignants.

Que propose le gouvernement ?
 
Selon les responsables syndicaux, le gouvernement propose aux enseignants les indices plafonds suivants : 1100 en 2020 ; 1200 en 2021.
Dans l’argumentaire développé par la synergie des enseignants, 1100 est insignifiant sachant bien que l’indice plafond des enseignants est de 1060.
Pour le Collectif, la proposition gouvernementale en pourcentage est : « Taux= (1100-1060)/1060 = 40/1060 = 0,037 7= 3,77 % ».
Les syndicats enseignants demandent au gouvernement d’appliquer l’article 39 sur la grille annexée à leur statut conformément aux 20 % et 9,10 %. C’est-à-dire : « - En 2019 : 1060 X 1.20= 1272 ; – En 2021 1272X1.09 = 1386 ».

« À la place de 1272 à compter de 2019, le gouvernement nous propose donc 1100 à compter de 2020 et à la place de 1386 en 2021, il nous propose 1200 », déplorent-ils.
Selon le collectif, le gouvernement se dit prêt à appliquer l’article 39 ‘’en nous proposant 3,77 % en lieu et place de 20 % et qu’on a refusés. Cela est un mensonge d’État’’.
En termes clairs, précise-t-on, le gouvernement est dans la dynamique de ramener les enseignants de façon subtile dans le statut général et de leur faire perdre les acquis syndicaux obtenus depuis 2018, dénonce la synergie.

Recrutement des volontaires
 
Les Assemblées générales tenues ce mardi ont largement évoqué le recrutement des volontaires (15 300 contractuels issus des écoles professionnelles de formation des maîtres et enseignants retraités) annoncé par le gouvernement pour suppléer les enseignants grévistes.
 
À l’intention des sortants des écoles de formation d’enseignants (IFM, ENSup, ENETP…) cibles de ce recrutement volontaire, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 attirent l’attention sur la noblesse du combat qu’ils mènent. Ce combat, soutiennent-ils, vise à rendre à la fonction enseignante toute sa splendeur.
 
À ce titre, ils les informent que les agissements du gouvernement visant à les utiliser comme des palliatifs à la crise en cours n’ont d’autre objectif que de saper la détermination des enseignants à restaurer la dignité de l’enseignant malien.
 
Aussi, informent-ils les enseignants retraités que vouloir accepter de participer à cette ignominie, c’est contribuer à torpiller la loi qui a revalorisé leurs pensions.
Pour les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, cet exercice du gouvernement n’a aucun fondement juridique et viole l’article 30 de la Loi N° 2018-007 du 16 janvier 2018, portant statut du personnel enseignant. Mieux, indique la synergie des enseignants, ce n’est qu’une mise en scène dans laquelle les nouveaux et les anciens enseignants seront utilisés comme des acteurs pour tromper l’opinion nationale.
 
À cet effet, les enseignants appellent chacun à son sens de responsabilité et surtout les sortants des écoles de formation qui sont les futurs bénéficiaires de cette lutte.
Marche nationale pacifique
 
Le Collectif des syndicats de l’éducation signataire du 15 octobre 2016 informe l’ensemble des militantes et militants qu’il a décidé d’organiser une marche nationale pacifique qui se tiendra le jeudi 13 février 2020 sur toute l’étendue du territoire national.
 
Pour ce faire, il invite les militantes et militants à une mobilisation générale autour de cet événement dont la réussite dépend de leur sortie massive partout où ils sont.
À cet effet, il invite les responsables syndicaux au niveau régional et local à prendre toutes les dispositions nécessaires à la réussite de cette marche hautement capitale.
«Nous constatons tout simplement que l’école des enfants des pauvres n’est pas une priorité pour les autorités du Mali », a regretté Adama FOMBA, Porte-parole des syndicats de l’éducation signataires du 15 Octobre 2016.
 
Si le gouvernement a une importante part de responsabilité dans cette crise, le drame aujourd’hui est le comportement des enseignants qui se croient totalement innocents. Sachant bien que les enfants sont les perdants de cette situation et non le gouvernement, encore moins le Président de la République. Ils semblent jouer à la victimisation.

Par Sidi DAO
 
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Commentaires (19)

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A
Anonyme il y a 6 ans

Je pense que les uns et les autres doivent comprendre une chose la situation de notre pays ne permet pas de faire des grèves intempestives vu la situation de notre pays surtout que le gouvernement traite ces dossiers avec le plus grand sérieux du monde, donc vraiment j’appelle les grévistes a plus de raison car personne ne viendra régler nos problèmes

A
Anonyme il y a 6 ans

On peut tout dire sauf que le gouvernement Malien n'a pas fait tout son possible pour que la situation revient normale et il serait vraiment bien que les enseignants pensent aussi à la nation et acceptent une sortie de crise car les Maliens veulent passer à autre chose car cette situation n'est souhaitable pour personnes

A
Anonyme il y a 6 ans

La notion de patriotisme et d'amour pour la patrie n'est plus d'actualité cas tous boycotte le pays rien que pour leurs intérêts personnels

A
Anonyme il y a 6 ans

Les vrais saboteurs de l'école au Mali sont les enseignants qui privent des milliers d'enfants de leurs droits absolus qui aient l'éducation sous prétexte d'une revendication.

A
Anonyme il y a 6 ans

La grève continue à cause du manque de patriotisme des enseignants maliens. Quelques soit la situation il faut savoir mettre les intérêts de la nation en premier plan chose que nos compatriotes enseignants ignorent.

Z
Zeinabou Maiga il y a 6 ans

Chacun doit se mettre dans la peau d'un bon civil pour construire le Maliba pour ces enfants

A
Ahamane Abdramane il y a 6 ans

nous demandons aux enseignants de reculer un peu car le pays traverse des moments difficulté atroces

A
Abdoulfata Hatamar il y a 6 ans

nous demandons aux enseignants de réfléchir un peu avant de regretter leurs démarches

M
Moustapha Hadji il y a 6 ans

L'Etat actuel du pays devrait interpeller tout bon citoyen malien. Aujourd'hui les enseignants maliens devraient mettre l'intérêt du Mali au delà de tout au lieu des grèves inutiles.

S
Soundjata Keita il y a 6 ans

Tous les bons citoyens maliens devraient comprendre en ce moment que notre pays traverse un moment crucial. Le budget national a plus de dépenses que de revenus. Malgré tout cela , les enseignants se permettent d'aller en grève. C'est vraiment pas bien ce comportement apatride de la part des enseignants.

I
ib smarty konaté il y a 6 ans

je ne sais pas quelle diversion parle vous,on ne peut pas laissé l'école comme ça je pense qu'on doit donné a ce qui veulent travaillé d'aller enseigné nos enfants

N
Nama Sylla il y a 6 ans

Notre pays traverse un moment très crucial. La moindre erreur pourrait nous coûter nous coûter très chère. Nous invitons les enseignants à la retenue et au patriotisme. Certes la grève est un droit syndical mais vu la situation actuelle du pays , les enseignants doivent laisser cette revendication de côté pour le moment.

M
Moctada il y a 6 ans

Le Mali va mal l’école malien va mal et nous sommes tous responsable de la situation actuelle de notre pays et nous devons savoir que nous avons tous un rôle à jouer dans la recherche de solution pour que le pays sorte de cette mauvaise impasse pour le développement et l’émergence de notre pays le Mali.

A
Albert il y a 6 ans

L'éducation à la base de tout développement, On demande de grâce que les enseignants et les autorités de faire tout leur possible d'éviter le chaos cette année, l'avenir de nos enfants sont en jeux et le futur de cette nation en dépende.

S
Seïni il y a 6 ans

Les enseignants doivent songer a l'avenir du Mali, l'école assure l'avenir d'une nation il doivent aussi pensé a la crise du nord le pays traverse une période difficile on ne peut pas régler tout a la fois . Aidons et soutenons le premier ministre dans actions afin qu'il répond aux besoins des populations.

A
Abdoul il y a 6 ans

Le droit de grevé est un droit universel pour tout travailleur qui n'est pas satisfait des conditions de travail dans le quelle il est mis mais par contre il est le devoir de tout bon citoyens de préserver la quiétude de sa patrie donc que ces gréviste pense d'abord au mali avant toute chose je pense que sa serais mieux pour tout le monde.

M
Mariam Aminata il y a 6 ans

Nous appelons les enseignant à faire preuve de responsabilité, tant de leur doléance ont été satisfaite, il faut qu'ils sachent que l'avenir de nos enfants sont dans leur main, car ces élèvent dont ils privent leur droit à l'éducation sont appelé demain à défendre les intérêts de ce pays. Nous vous prions de bien vouloir surseoir à ces grèves pour le bonheur de tous.

A
Anonyme il y a 6 ans

Pour un Idiot ,un président est un Dieu, il peut tout faire

A
Anonyme il y a 6 ans

Cela est une lutte du peuple. Le peuple doit donner un ultimatum au gouvernement pour la résolution de la crise scolaire basée sur la non application d’une loi de la république. Sinon demander sa démission. Un changement de gouvernement en 2019 avait permis un déblocage de la situation. Alors le peuple au travail.