samedi 21 février 2026
Contact
Malijet

Éducation : les enseignants volontaires, un pis-aller pour sauver l’année scolaire ?

Par benbere 576 vues
Éducation : les enseignants volontaires, un pis-aller pour sauver l’année scolaire ?

Le gouvernement a mis sa menace en exécution en décidant de recruter des enseignants volontaires pour 6 mois sur toute l’étendue du territoire national. Les nouvelles recrues devront commencer les cours cette semaine, selon le programme initial que nous avons pu consulter.

 

Au Mali, les années scolaires passent et se ressemblent en raison des grèves interminables des enseignants. Un bras de fer tendu oppose la synergie des syndicats des enseignants au gouvernement depuis quelques mois et l’accalmie est loin d’être de retour. L’annonce du recrutement exceptionnel de 15 300 enseignants volontaires par le Premier ministre, M. Boubou Cissé, et la récente décision de prélever sur les salaires des enseignants les 19 jours de grève observés n’ont pas arrangé la situation.

Le gouvernement du Mali a décidé de mettre en place ce programme exceptionnel de recrutement des volontaires dans le secteur de l’éducation pour faire face à la grève des enseignants. La prise de fonction de cette nouvelle corporation, prévue dans les jours à venir, fait déjà l’objet de plusieurs polémiques.

Le Centre national pour la promotion du volontariat, sous l’égide du ministère de la Jeunesse et des Sports, a procédé au lancement d’un programme de recrutement exceptionnel de 10300 enseignants volontaires pour l’enseignement fondamental (premier cycle et second cycle couplés) et de 5 000 pour le secondaire général pour une durée de six mois. Ces enseignants volontaires sont prédestinés à combler le vide de pédagogues dans les zones reculées du Mali et à assurer l’intérim du corps enseignant.

Ne pas se tromper de combat, ni de cible

Cette décision du gouvernement se trouve au cœur d’une controverse au sein de l’opinion nationale. Bakary Kamaté, enseignant gréviste au Groupe scolaire de Magnambougou, quartier populaire de Bamako, se montre assez mesuré sur le recrutement des enseignants volontaires. Il exhorte certains de ces collègues exaspérés qui profèrent des menaces verbales à l’endroit des enseignants volontaires à ne pas se tromper de combat ni de cible et de savoir raison garder, malgré les provocations et les tentatives d’intimidation. «La plupart de ces enseignants volontaires n’ont pas les compétences nécessaires pour dispenser des cours pédagogiques dans une salle de classe hormis une petite quantité d’entre eux qui savent comment tenir la craie à la main. Et ce n’est pas après une formation accélérée de 5 jours que le miracle pourra se produire. Le gouvernement se tire une balle dans le pied, car il est entrain de mettre en place une milice en recrutant des mercenaires dans le domaine de l’éducation et il doit s’attendre à un effet boomerang», prévient-il.

Les sortants des IFM se frottent les mains

Les enseignants volontaires retenus ont bien accueilli la bonne nouvelle. Longtemps laissés sur la touche avec leurs diplômes des IFM (Institut de formation des maîtres) dans les tiroirs ou exploités par des écoles privées pour les plus zèlés, ce recrutement volontaire est une aubaine, une opportunité inespérée à saisir pour mettre fin à des années de chômage malgré un besoin réel croissant d’enseignants sur l’étendue du territoire national.

Alphousseini Diakité, enseignant volontaire en formation à l’Académie d’enseignement de la rive droite de Bamako, affirme que le volontariat est un acte de patriotisme et non un projet à but uniquement lucratif .«Certains enseignants grévistes nous taxent de tous les qualificatifs sur les réseaux sociaux et pensent que le gouvernement veut nous utiliser comme appât pour les faire revenir dans les salles de classe, confie-t-il. Nous aurons un rôle de suppléants sur le terrain et notre tâche serait d’assister les maîtres titulaires pour mieux apprendre, même si l’espérance d’un potentiel recrutement dans la fonction publique reste un vœu. Les enseignants volontaires ne sont pas les frères ennemis des enseignants grévistes, car les deux parties espèrent une sortie rapide de cette crise qui perdure et prend en otage l’année scolaire. »

Les avis divergent sur l’efficacité de cette décision et le rendement espéré de cette nouvelle expérience dans le milieu scolaire. Les parents d’élèves ne savent plus à quel saint se vouer. Ils ont peur de voir leurs enfants à la portée de l’oisiveté et de toutes sortes de périls dans la rue.

«Le gouvernement doit prendre ses responsabilités en augmentant le budget alloué à l’éducation pour éviter de nous faire vivre ce genre de calvaire chaque année. Il doit aussi mettre les enseignants dans les conditions optimales de travail pour procurer un enseignement de qualité à nos enfants qui sont les premières victimes de cette grève », réagit Saoudatou Diallo, trésorière du Comité de gestion scolaire (CGS) à l’école publique de Kalabancoura,  un autre quartier populaire de Bamako.

Par Vieux Persie

Partager:

Commentaires (18)

Laisser un commentaire

S
sissoko il y a 5 ans

les enseignants luttes pour leurs droits,se vrait.Mais je demande aux enseignants de voir d'autre chemin.Imaginez-vous ils sont combien d'enseignants ,est chaque enseignant nourris combien des personnes.Donc si le gouvernement ne voit pas sa ,vous vous devez comprendre sa.WASSALAM.

K
Koné il y a 5 ans

Certaine personne se plait à faire des constats fatalistes comme pour dire que rien ne va aux mali mais ces tout le contraire car le gouvernement fait de son mieux pour mettre les travailleur dans les meilleur condition, de ce fait les syndicat de travailleur aussi doivent comprendre la situation du mali pour se retenir de faire des grève comme sa .

M
Mamadou il y a 5 ans

Je pense que les uns et les autres doivent comprendre une chose la situation de notre pays ne permet pas de faire des grève intempestive vu la situation de notre pays surtout que le gouvernement traite ces dossier avec le plus grand sérieux du monde, donc vraiment j’appelle les grévistes a plus de raison car personne ne viendra régler nos problème.

J
José Traoré il y a 5 ans

Disons-nous la vérité, ses enseignants sont en train de dépasser les bornes. L'Etat fait de son mieux pour mettre chaque fonctionnaire dans des conditions surtout vous. Et vous abusez de la situation pour aggraver les choses. Nous trouvons bonne cette idée de recrutement des nouveaux enseignants. Le gouvernement fait de son mieux pour trouver un terrain d’entente d’ici là nos jeunes vont regagnés les classes.

J
José Traoré il y a 5 ans

Disons-nous la vérité, ses enseignants sont en train de dépasser les bornes. L'Etat fait de son mieux pour mettre chaque fonctionnaire dans des conditions surtout vous. Et vous abusez de la situation pour aggraver les choses. Nous trouvons bonne cette idée de recrutement des nouveaux enseignants. Le gouvernement fait de son mieux pour trouver un terrain d’entente d’ici là nos jeunes vont regagnés les classes.

I
Ismael Diombelé il y a 5 ans

Mais il faut bien que le gouvernement maliens trouve des solution on ne va pas rester les bras croiser et voir l'avenir de nos enfant aller en fumer de la sorte nom donc vraiment je trouve cette initiative vraiment bonne et nous saluons cette démarche du gouvernement maliens et nous espérons qu'elle va donner de bon resultas .

U
Un Homme Averti En-Vaux-Deux il y a 5 ans

Nos responsables scolaires doivent prendre leurs engagements afin de sauver l’école malienne, pour une bonne éducation scolaire de nos enfants

A
Abou il y a 5 ans

Cette tempête finira a emporter ces indigène d'enseignants, c'est très très Malhonnête de piétiner sa nation, le Mali se trouve dans une situation difficile dont tous Malien doit apporter son soutien a ce gouvernement c'est la meilleur manière d'assurer l'avenir de ce pays .

A
Abou il y a 5 ans

Cette tempête finira a emporter ces indigène d'enseignants, c'est très très Malhonnête de piétiner sa nation, le Mali se trouve dans une situation difficile dont tous Malien doit apporter son soutien a ce gouvernement c'est la meilleur manière d'assurer l'avenir de ce pays .

A
Abou il y a 5 ans

Cette tempête finira a emporter ces indigène d'enseignants, c'est très très Malhonnête de piétiner sa nation, le Mali se trouve dans une situation difficile dont tous Malien doit apporter son soutien a ce gouvernement c'est la meilleur manière d'assurer l'avenir de ce pays .

S
salsa tala il y a 5 ans

On peut bien réclamer ses droit sans semé le trouble moi je pense que les revendications se fait sur le papié et pas dans la rue ,le Mali se trouve dans une situation tres critique on ne peut pas régler tout a la fois, je demande aux enseignants de revenir sur terre et songé a l'avenir de ce pays .

S
salsa tala il y a 5 ans

On peut bien réclamer ses droit sans semé le trouble moi je pense que les revendications se fait sur le papié et pas dans la rue ,le Mali se trouve dans une situation tres critique on ne peut pas régler tout a la fois, je demande aux enseignants de revenir sur terre et songé a l'avenir de ce pays .

G
GAFOU il y a 5 ans

En aucun cas l’école doit être sacrifié car c’est l’avenir de l’Etat qui en dépend car tout pays qui s’amuse avec l’éducation va vers sa perte alors tous ce que nous demandons à nos autorités et à l’ensemble du peuple c’est de faire tous pour que solution soit trouvé pour sauver l’école malien sinon rien ne va.

B
BIBI il y a 5 ans

La clé de développement d’un ETAT est son éducation et c’est pour cette raison que l’école malienne doit être une priorité pour tout un chacun. Alors tous ce que nous devons faire c’est soutenir et accompagner le gouvernement pour que solution soit trouvé pour sauver l’école malienne.

F
FATOU TOGO il y a 5 ans

Nous comptons vraiment sur le président IBK et son équipe pour prendre des dispositifs nécessaires pour sauver l’école malienne car c’est l’avenir du pays qui en dépends et nous devons faire tout pour que les enfants reprennent le chemin de l’école.

F
fantichka sow il y a 5 ans

Nous sommes tous pour la reprise des cours, nous voulons un avenir meilleur pour nos enfants, pour cela aucun sacrifice de ne doit être de trop, nous demandons à tous les acteurs impliqués de chercher les voies et moyens pour trouver une solution à la crise.

M
modibo keita il y a 5 ans

Les enseignants doivent avoir un regard constructif partant de l'intérêt du Mali, car déjà l'on peut dire que leurs conditions ont été amélioré, il faut qu'ils pensent à l'avenir de ces enfants dont leurs droits sont bafoués.

M
Mali béni il y a 5 ans

Nous encourageons le gouvernement a adopté cette politique pour que l'année scolaire puisse être sauver de justesse, car Il incombe à nous tous de bien veillé sur l'éducation de nos enfants car l'avenir leurs appartiennent donc soyons de bonnes fois et luttons pour une bonne éducation à nos enfants pour un futur meilleur.