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Négligence et mépris du Premier ministre à l’endroit du corps enseignant : Les syndicats de l’éducation exigent la démission de Boubou Cissé

Par Aujourd'hui-Mali 582 vues
Négligence et mépris du Premier ministre à l’endroit du corps enseignant : Les syndicats de l’éducation exigent la démission de Boubou Cissé

La crise qui secoue l’école malienne depuis le début de cette année prend une nouvelle proportion. Après plusieurs mots d’ordre de grève et plusieurs marches pacifiques pour réclamer l’application de l’article 39 du statut du personnel enseignant, les syndicats de l’éducation semblent décider à changer le fusil d’épaule. En effet, au cours de leur dernière marche pacifique, organisée le mercredi 11 mars dernier, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 exigent la démission pure et simple du Premier ministre, Dr Boubou Cissé, pour mépris à l’endroit du corps enseignant.

 

Dans le document de communication élaboré pour la circonstance, les syndicats dénoncent l’amateurisme et la négligence qui prévalent dans la gestion des affaires des enseignants par le Premier ministre et ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé, ainsi que l’insouciance du gouvernement malien vis-à-vis de la question de l’école malienne et surtout celle des enfants des pauvres.

Aussi, ils dénoncent, entre autres, le mépris de la part du Premier ministre, chef du Gouvernement et ministre de l’Economie et des Finances pour les enseignants du Mali ; la légèreté et le laxisme du Gouvernement lors des négociations visant nos préavis de grève ; le refus manifeste du Gouvernement du Mali d’appliquer une loi de la République du Mali ; le non-respect des engagements pris par le Premier ministre, le 04 octobre 2019 et des instructions du président de la République, le 05 octobre 2019 à l’occasion de la célébration de la journée mondiale des enseignants au palais de Koulouba ; la mort programmée de l’école malienne à travers le recrutement des volontaires dans le système éducatif ; les mensonges d’Etat du Premier ministre; la prise de position du président de la République en faveur de la violation flagrante de la loi ; le non-respect du serment prêté par le président de la République.

Ils ont saisi l’occasion pour interpeler l’Assemblée nationale sur la violation de la loi qu’ils ont souverainement votée ainsi que toutes les institutions sur leur indifférence coupable face à la violation des textes de la République.

Et de rappeler que les syndicats de l’Education signataires du 15 octobre 2016 ne demandent que l’application d’une loi à travers son article 39 qui stipule : ” Toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du Statut général s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Education préscolaire et spéciale “. Aussi, disent-ils, certains engagements pris par le gouvernement lors de la signature du procès-verbal de conciliation du 18 mai 2019 ne sont toujours pas honorés.

A ce titre, les syndicats demandent la démission immédiate du Premier ministre Dr Boubou Cissé et de son gouvernement. Avant de lancer un appel solennel à toutes les associations, à tous les patriotes, à tous les républicains, à tous les démocrates et à tous ceux qui sont soucieux de l’école et du devenir du Mali à se joindre à eux pour faire appliquer la loi de la République.

Au regard de tout ce qui précède, les syndicats de l’éducation signataires du 15 Octobre 2016 prennent à témoin l’opinion nationale et internationale de la volonté du Gouvernement de violer les conventions 87 et 98 que le Mali a souverainement ratifiées. “Nous tenons à dire et à réaffirmer au Gouvernement que nous avons toujours été ouverts au dialogue et entendons rester dans cette dynamique. Nous, Syndicats de l’Education Signataires du 15 Octobre 2016 ne craignons ni intimidations, ni menaces de toute nature dont nous faisons l’objet de la part du Gouvernement. Nous sommes déterminés à utiliser tous les moyens légaux pour l’application de l’article 39”, ont-ils conclu.

             Boubacar PAÏTAO

 

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Commentaires (21)

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Y
Yacouba Aliou il y a 5 ans

"Article 39, un article arraché", merci bien car vous avez bien vu.

F
Fanga 10020 il y a 5 ans

Je suis d'accord avec votre analyse !

A
Article 39, un article arraché il y a 5 ans

On dit en bamana " m'bolo bila nk'i son, o tè alakama soni yé". .. c'est à dire que le gouvernement a été contraint par les grévistes sans souci pour les élèves de signer un accord pour juste sauver l'année scolaire. Aujourd'hui, le gouvernement est dans l'incapacité de s'engager durablement et d'honorer ses engagements. C'est a (com)prendre ou à laisser. Boubeye avait une proposition assez intelligente. C'était s'organise une assise sociale nationales afin d'adopter des engagements valables pour toutes les corporations. Mais Boubou n'a pas la carrure d'un homme d'État, capable de résoudre des problèmes complexes. Il serait réellement mieux pour IBK de le remplacer par un homme valable. Il n'est n'y un bon ministre des finances ni encore moins un bon premier ministre. Mais il cumule les deux fonctions. C'est un double désastre pour le Mali.

A
Anonyme il y a 5 ans

Ton montre que tu es impolie

A
Anonyme il y a 5 ans

Nous avons intérêt à changer de méthode de lutte . Un enseignant n'est pas violent, il est raisonnable, compréhensif, modeste et responsable. Mais aujourd'hui les enseignants se comportés comme des enfants. C'est grave et même très grave. Désormais chacun saura prendre ses responsabilités

F
Fanga 10020 il y a 5 ans

Ce forum de discussion est encore polllué par des messages "trolls" provenant de "trolleurs" très probablement payés par les proches des gouvernants actuels. Ces gens prennent les Maliens pour des cons, non seulement dans la gestion des affaires publiques mais aussi dans l’espace de communication internet sur lequel ils devraient au moins nous laisser tranquilles. Pour les reconnaître, ce n’est pas compliqué. Les pseudos fantaisistes, le contenu sans fond des commentaires et leur caractère répétitif (la plupart postés dans la même heure) sont des indices de ces trolls abusifs. Voici la listes de quelques trollers que j'ai pu identifier depuis quelques mois et dont Malijet devrait avoir la bienveillance de supprimer les comptes de ces pollueurs : Aicha Walette - Alice Saye - aliou - Alpha Sow - aly - alti - BIBI - BINTOU - Bouba - declin declin - Diombelé - fantichka sow - Fatma Nana - FATOU TOGO - ferdinand - filly - GAFOU - IB Smarty Konaté - Ismael Diombelé - José Traoré - Kadiatou konaré - Kany - Mali béni - Malien den - Mamadou - mariam - Nama Sylla - rose - salsa tala - Samson Konaté - souleyman Les lecteurs de Malijet devraient éviter la lecture d'un quelconque message provenant de ces parasites. Définition de "troll" : "En argot Internet, un troll caractérise ce qui vise à générer des polémiques. Il peut s'agir d'un message (par exemple sur un forum), d'un débat conflictuel dans son ensemble ou plus couramment de la personne qui en est à l'origine. Ainsi, « troller », c'est créer artificiellement une controverse qui focalise l'attention aux dépens des échanges et de l'équilibre habituel de la communauté. Désigner un « troll » est un jugement subjectif, la désignation d'un élément sciemment perturbateur pour le discréditer et l'éviter. L’argumentation caricaturale et récurrente sont les « empreintes typiques d'un troll ». Ils sont la preuve d'une mécommunication, et d'une impossibilité d'échange dans la compréhension mutuelle, mais le « trollage » présume en plus des provocations intentionnelles et le but de nuire. À l'origine, le terme renvoi à une plaisanterie (« troll positif ») où le trolleur tire satisfaction d'avoir réussi à berner ses victimes, à leur avoir fait perdre du temps. Son champ s'élargit à partir des années 2010 et il peut dorénavant aussi s'appliquer à l'envoi de messages provocateurs et offensants, exacerbés par l'anonymat et la tribune que procure internet (« troll négatif »). Cette seconde définition s'apparente au flaming, et peut parfois mener au cyberharcèlement. »

A
Anonyme il y a 5 ans

sachez chers collègues que la grève est la dernière cartouche d'un syndicat. Il fallait beaucoup reflechir avant de l'utiliser.

U
Un Homme Averti En-Vaux-Deux il y a 5 ans

J'ai du mal a apprendre aujourd’hui que nos enseignants sont en grèves pour un petit somme seulement nos enfants sont a la porte il ya peine 4 moi nous avons aujourd'hui un manque d'alternative, le pays sombre un peu chaque jour dans le désespoir et le chaos.

K
Kante Sandrine il y a 5 ans

La démission du premier ministre ne va rien changer dans l'application l'article 39 ou dans l'accomplissement des doléances .Le Mali est actuellement dans une recherche de stabilité ,le gouvernement est bien conscient de vos souffrances sinon il ne demanderait pas à améliorer vos conditions de vie .Nous analysons le bien le statut d'enseigner a été encourager par le gouvernement IBK ,oui c'est lui qui a donné de la valeur à ce secteur car nous savons comment ils étaient traiter avec de minable salaire .Donc leur demandons juste de patienter de ne pas s'adonner des représailles dont la riposte pourra est sauvage pour eux .

M
MALIEN DENI il y a 5 ans

La démission du premier ministre ne va rien changer dans l'application l'article 39 ou dans l'accomplissement des doléances .Le Mali est actuellement dans une recherche de stabilité ,le gouvernement est bien conscient de vos souffrances sinon il ne demanderait pas à améliorer vos conditions de vie .Nous analysons le bien le statut d'enseigner a été encourager par le gouvernement IBK ,oui c'est lui qui a donné de la valeur à ce secteur car nous savons comment ils étaient traiter avec de minable salaire .Donc leur demandons juste de patienter de ne pas s'adonner des représailles dont la riposte pourra est sauvage pour eux .

L
LEILA il y a 5 ans

Ce que je peux dire à ces enseignements que c'est pas le départ du premier ministre qui fera valider leur article dont que Boubou démissionne ou pas l'article sera comme tel tant que la situation prioritaire n'est pas résolu .

L
LEILA il y a 5 ans

Ce que je peux dire à ces enseignements que c'est pas le départ du premier ministre qui fera valider leur article dont que Boubou démissionne ou pas l'article sera comme tel tant que la situation prioritaire n'est pas résolu .

Z
ZAHARA DIALLO il y a 5 ans

Nous pensons que ces enseignants ne pensent pas à l'avenir de nos enfants .Les négociations avec le premier ministre ont été entendu ,il a demandé de faire valider leurs lois dans les jours à venir mais ils ne veulent rien savoir mais l'application systématique et pourtant le pays est actuellement exposer à un problème sécuritaire dont les gouvernants peinent à trouver une solution.Je pense qu'ils doivent se patienter car la violence ne peut régler leurs problèmes .

A
Anonyme il y a 5 ans

Les enseignants maliens ou la honte du siècle.

C
CHEICKNA HAMAOULAH HAIDARA il y a 5 ans

Hé Allah l'Etat doit faire un oral sur les enseignant grévistes pour connaitre le niveau d'étude de tous les enseignants afin d'appliquer l'article 39 aux admis et les recaler seront a la porte.

N
N'GOLO DIARRA il y a 5 ans

Nous devrons mettre fin a ses grevés inutiles afin que nos enfants reprennent le chemin de l’école. L’éducation est la base de tout un développement alors l’État doit mettre fin a ce fléau afin d'exiger aux enseignants la reprise des cours dans les différentes établissements.

F
fantichka sow il y a 5 ans

C'est devenu banal, dans un pays ou n'importe qui demande la démission d'un gouvernement, nous sommes à notre 6eme le défaut vient de nous, acceptons le sacrifice, nous sommes en guerre, au lieu d'aller a vaut l'eau conjuguons nos efforts pour créer des conditions favorables à nos revendications.

A
Aicha Walette il y a 5 ans

Chers Enseignants grévistes comme vous le dises tout le temps qu'on ne change pas une équipe qui gagne c'est le même scénario ici vous avez chasser SBM à la primature nous sommes dans ce regrets total aujourd'hui que voulez vous faire maintenant après le départ de Boubou Cissé. Amener vos propositions afin de limoger Boubou Cissé de la Primature sinon aucun bouge pas.

A
Aicha Walette il y a 5 ans

Chers Enseignants grévistes comme vous le dises tout le temps qu'on ne change pas une équipe qui gagne c'est le même scénario ici vous avez chasser SBM à la primature nous sommes dans ce regrets total aujourd'hui que voulez vous faire maintenant après le départ de Boubou Cissé. Amener vos propositions afin de limoger Boubou Cissé de la Primature sinon aucun bouge pas.

F
filly il y a 5 ans

Les enseignants doivent avoir un regard constructif partant de l'intérêt du Mali, car déjà l'on peut dire que leurs conditions ont été amélioré, il faut qu'ils pensent à l'avenir de ces enfants dont leurs droits sont bafoués.