dimanche 22 février 2026
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Réformes politiques et institutionnelles : La campagne de « dissémination et de vulgarisation » de l’Accord d’Alger en marche

Par Le Pays 740 vues

L’enceinte de l’INFSS a servi de cadre, ce jeudi 23 décembre 2021, a un atelier de formation au profit des professeurs, des syndicats, des enseignants et des étudiants de l’université de Bamako sur l’Accord pour la Paix et la Réconciliation Nationale. L’activité entrait dans le cadre de la politique du ministère de la réconciliation la paix et la cohésion nationale d’élargir la communication autour de l’accord pour paix dont le contenu reste toujours présent un mystère pour la plupart des Maliens.

 

Après la rencontre du Comité de Suivi de l ‘Accord à Kayes, il a été décidé par les plus hautes autorités d’élargir la communication autour du contenu dudit accord méconnu, jusque-là, par la plupart des maliens y compris le milieu intellectuel. C’est dans ce cadre que le ministère de la réconciliation la paix et la cohésion nationale a approché la Misahel, selon son représentant M. Fulgence Zeneth pour, dit-il, rendre effectif cet exercice de « dissémination et de vulgarisation » de l’accord.

D’ailleurs, c’est ce qui explique la présence organisation à cet atelier de formation spécifiquement destinée cette fois-ci aux universitaires, professeurs et étudiants, en raison de leur rôle transversal de partage de la connaissance et du savoir.

Et ce choix n’est autre que d’espérer sur la main forte de ce public particulier pour accompagner cette vaste initiative de communication qui se tournera dans les prochains jours vers la vraie cible, c’est à dire, la population lambda à l’intérieur du pays. En effet, l’objectif de cette campagne autour de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation Nationale Issu du Processus d’Alger est, selon le département en charge  de la Réconciliation la paix et la Cohésion Nationale de court aux différentes interprétations, souvent malsaine, qui rendent très difficile, voire, impossible la mise en œuvre de cet Accord.

Pour ce faire, le document a été décortiqué,  résumé et expliqué de façon explicite par des spécialistes de la question afin de rendre plus facile sa compréhension par tous les Maliens sans distinction aucune.

En effet, le directeur de l’Institut National de Formation en Science de la Santé (INFSS), le professeur Bocary Diallo, a rappelé que la question de l’Accord Pour la Paix et la Réconciliation Nationale Issu du Processus d’Alger a fait l’objet de longs débats houleux lors des assises du Dialogue National Inclusif (DNI).

Pour lui, l’article 65 prévoit des possibilités de révision toute fois que les parties sont d’accord. C’est pourquoi, il estime que toute la population malienne doit en être imprégnée  véritablement avant de poser tout diagnostic d’une éventuelle révision. « Il est important que les gens aient une idée commune afin de prendre une décision commune » a-t-il conclu.

Issa Djiguiba

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Commentaires (3)

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A
Anonyme il y a 4 ans

Abdoulaye Diop,y est pour beaucoup pour cet accord. Mais comme il a peu de mémoire,et qu'il sait dissimuler,et mentir,il fera l'affaire pour les petits colonels.

C
cissé il y a 4 ans

Merci Monsieur Fanga pour votre analyse que je partage. Que font les pays européens notamment occidentaux, de la souveraineté d'un Etat, à disposer de la gestion des affaires intérieures qui le concernent ? Leurs comportements cachent un agenda inavoué qui ne rencontra jamiais l'assentiment de la majorité des citoyens maliens. MALIBA

F
Fanga 10020 il y a 4 ans

Cet accord n'a pas de validité constitutionnelle et légale. Il n'a pas de légitimité et de soutien du peuple du Mali. Il faut donc plutôt se pencher sur sa révision pour extirper de son contenu les dispositions fédéralistes et séparatistes, particulièrement dans le volet politique et institutionnel et le volet militaire de ce document.