samedi 21 février 2026
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Enseignement privé catholique : Les enseignants demandent à intégrer la fonction publique

Par Mali Tribune 2,534 vues
Enseignement privé catholique : Les enseignants demandent à intégrer la fonction publique
(Photo d'illustration)

Face aux difficiles conditions des écoles catholiques, les enseignants demandent la poursuite de leur mission dans la fonction publique. Ils souhaitent un redéploiement selon leurs catégories, grades et échelons actuels, dans la fonction publique.

A la faveur d'une conférence de presse organisée le 19 juillet 2025 à l'école Jean Paul II de Faladié, le syndicat national des travailleurs de l'enseignement privé catholique (Syntec)

A la demande de l’Etat, l’Eglise a accepté un partenariat pour les écoles fondamentales dans le domaine de l'éducation nationale. Après 53 ans, l'État malien a décidé d'arrêter sa subvention de 80 % des salaires des enseignants du fondamental et du secondaire de l'EPC.

Face à cet arrêt, l’Eglise catholique se dit affaibli financièrement et décide d'une refondation de ses organes et de son système. Ainsi, tous les enseignants sont licenciés et les écoles fermées pour un temps, le temps pour l’Eglise de s’organiser et d’ouvrir sur une nouvelle base et un nouveau recrutement.

Le Syntec juge ce système de très rigide, stressant, très instable financièrement et souhaite que l'État malien entende son cri de désespoir.

"Aujourd'hui, nous ne voulons pas parler seulement de la précarité des enseignants des écoles catholiques, mais aussi de tout le corps enseignant du Mali. Nous voulons surtout toucher du doigt, cette forme d'oubli quasi institutionnalisée, cette négligence collective du métier d'enseignant qui risque de devenir une trahison envers les générations à venir et nos valeurs", a dit le secrétaire général du syndicat national des travailleurs de l'enseignement privé catholique (Syntec), Kalifa Raymond Kamaté.

Des écoles de l'EPC seront bientôt fermées définitivement et des enseignants jetés dans la rue. « Nous lançons un cri d'homme mûr, non de colère mais de dignité, de justice et de souveraineté. Il est temps qu'au Mali, l'éducation redevienne véritablement l'une des deux premières priorités de nos gouvernants. L'heure est venue que le peuple malien tout entier, soit sensible et se mobilise face à la qualité de ses enseignants et à l'amélioration de leurs conditions de vie" a-t-il conclu.

La conférence a enregistré la présence d' un représentant de la synergie d'action, les enseignants, le représentant de la CSTM, le représentant de la FEN, la Synergie du Syndicat de l'Éducation, La terre de nos ancêtres, le Mali libre et prospère, entre autres.

Ibrahima Ndiaye

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Commentaires (3)

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Wassim Nasri il y a 6 mois

Les enseignants de l'enseignement privé demandent à intégrer la fonction publique ! Aucun malien n'est plus malien que l'autre ! Aucune confession religieuse n'est prioritaire administrativement que l'autre ! Ouï un autre front de 5è ( cinquième) colonne en action pour continuer à mettre le gouvernement sous pression et maintenir le Mali en ébullition même au prix d'un conflit interreligieux. Attention, les mains des impérialistes sont beaucoup plus manipulatrices encore. Alors malien est égal au malien. La fonction publique malienne exprimera ses besoins en enseignants au besoin. Maintenant, à vous les larbins de l'occident de fermer vos vagins !!!!¡

Vincent Traoré il y a 6 mois

Le vagin de ta mère ??????? Fils de pute avec tes discours décousu !