samedi 21 février 2026
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Futures échéances électorales au Mali : le PNUD remet un important lot de matériels informatiques à l’AIGE

Par Malijet 1,702 vues

Le Président de l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE) Me Moustapha CISSÉ a procédé le mercredi 05 avril 2023, à la réception d’un important lot de matériels informatiques offerts par le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD), sur fonds du Gouvernement du Japon. Cette remise entre dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’Appui aux Reformes et aux Élections au Mali (PAREM) 2021-2023.

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Cet important lot de matériels informatique d’une valeur de 317 894 405 francs CFA est composé de 150 ordinateurs portables ainsi que 3 ordinateurs portables spécifiquement dédiés à la création graphique, de 70 desktops de 110 onduleurs, de 48 imprimantes, dont 8 de grande capacité, de 260 cartouches d’encre appropriées et de 300 disques durs externes. Cette remise est la deuxième du genre du Japon dans le cadre de la mise en œuvre de PAREM financé par le gouvernement japonais à hauteur de 229 millions de Yens japonais, soit environ 1,1 milliard de FCFA.

Ces matériels informatiques, selon le président de l’AIGE, Me Moustapha Cissé, permettront de démontrer au peuple malien et à la face du monde la détermination de l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections d’occuper sa place dans la reconstruction, la refondation et la consolidation de la démocratie au Mali. « Ces matériels seraient mis au service de bonne organisation, de bonne tenue des scrutins qui permettra au Mali de retrouver sa place sur l’échiquier d’une nation véritablement démocratique », a-t-il indiqué.

Le président a toutefois donné l’assurance de la tenue dans le délai les futures échéances électorales au Mali.

Pour le représentant résident adjoint du PNUD au Mali, cet appui vise à renforcer les capacités de l’AIGE afin qu’elle puisse conduire de manière professionnelle, efficace et efficiente l’ensemble de scrutins prévus lors du cycle électoral en cours. « Le geste de ce jour n’est qu’une action parmi tant d’autres efforts, dans le cadre du renforcement du partenariat entre le système des Nations Unies, partenaires techniques et financiers du Mali et l’AIGE », a-t-il précisé.

Jean Joseph Konaté/Malijet.com

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Commentaires (1)

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K
Kassin il y a 2 ans

Le match procureur Dra Diarra contre Procureur Touré et le ministre Kassogué, la justice malienne en spectacle à l’orée de la dictature militaire au Mali Cela un fait peu moins de deux semaines que le 32ème anniversaire de l’avènement du 26 mars et de l’état de droit est comméré au Mali de manière solennelle. Si cet événement a pu avoir lieu, il faut savoir que c’est le système démocratique même qui est fortement menacé aujourd’hui par un double coup d’état d’août 2020 et de mai 2021 qui a mis aux piloris les partis politiques, le jeu politique et démocratique, la liberté d’expression et d’opinion et menace gravement de remplacer la constitution du pays qui définit et édicte les règles de conquête et d’exercice des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) en république du Mali. Les colonels climatisés qui mènent la danse dictatoriale au Mali se servent pourtant d’une justice institutionnalisée par la constitution du 25 février 1992 quand bien même que cette justice a échoué d’apporter le sentiment de justice dans le cœur des maliens pendant les 30 dernières années. Mais hormis l’armée, la justice a semblé être le corps organisé le mieux soudé au Mali malgré ses insuffisances, ses incohérences et même ses fautes judiciaires et institutionnelles. Si tu touches à un magistrat au Mali, si tu ne connais pas SAM et SYLMA tu vas les connaître. Au moment où le pouvoir transitoire fait un virage dictatorial, la justice malienne montre des signes inquiétants de fissures induits par des querelles de chiffonniers et des conflits de personnes qui ploient la déontologie des magistrats ou des procureurs au moment où le peuple malien a besoin de plus de droit et de justice face aux velléités dictatoriales de quelques colonels climatisés, encensés par une musique russe du pouvoir et convaincus que la privation des libertés individuelles et politiques est une panacée d’un pays pauvre empêtré dans des crises multiformes. Le procureur Dra Diarra a fait récemment une sortie remarquée contre ses paires de la justice malienne pour défendre ses positions politiques et ses opinions et fustiger le ministre de la justice et sa récente loi sur l’âge de la retraite des magistrats au Mali tout en brocardant le procureur Touré et ses méthodes de détention des justiciables maliens mis sous mandat de dépôt. La confraternité ne semble plus de mise et le procureur Touré sort à son tour devant les micros d’Ouverture média pour inciter la hiérarchie judiciaire à punir Dramane Diarra qui refuse de donner suite à une convocation de l’inspection de services judiciaires pour défaut de compétence de celle ci quand au fait qu’on lui reproche. Après la récente divergence entre syndicats de magistrats et de procureurs face à la loi de prolongation de l’âge de la retraite des juges de la cour suprême soupçonnés dans l’affaire Boubeye Maïga et Fily Boiré Sissoko de jouer le jeu de l’arbitraire des colonels climatisés, la justice malienne montre des signes inquiétants de fissures qui la desservent en premier chef et qui in fine desserviront le justiciable malien. Car plus la crédibilité sera enlevée à la justice plus les militaires qui constituent le corps le plus organisé en profiteront pour asseoir leur assise sur le contrôle des pouvoir au Mali en l’absence d’opposition politique et de société civile digne de conscience démocratique. Si les 2 syndicats de la magistrature ne se lèvent pas avec leur déontologie de magistrats pour défendre leur profession contre leurs propres membres et contre les pressions des colonels climatisés, ils se mordront les robes noires au crépuscule du droit qui plane sur le pays. Wa salam