lundi 23 février 2026
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Paix et réconciliation au Mali : La situation demeure préoccupante, selon Antonio Guterres

Par La Preuve 185 vues
Paix et réconciliation au Mali : La situation demeure préoccupante, selon Antonio Guterres

Dans son dernier rapport trimestriel de 2020, sur le plan sécuritaire, le Secrétaire général des Nations Unies ne donne pas une bonne note au Mali. Aussi bien que sur le volet de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix que sur la gestion de la crise au centre, le tableau n’est pas reluisant.

 

La mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, le sujet qui tient le plus à cœur la communauté internationale, demeure caractérisée par une lenteur qui s’explique difficilement.

 

A l’instar d’autres rapports, le récent document indique que la mise en place des institutions de transition a contribué à détourner encore davantage les parties prenantes maliennes de la mise en œuvre de l’Accord. Toutefois, souligne le document, la transition a néanmoins fait apparaître de nouvelles possibilités de faire avancer l’application dudit accord.

En octobre, pour la première fois, des représentants des groupes signataires ont rejoint le Gouvernement de transition, avec la nomination de quatre ministres, à savoir Harouna Toureh et Alhamdou Ag Ilyene, de la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014, une coalition de groupes armés, et Mossa Ag Attaher et Mohamed Ould Mahmoud de la Coordination des mouvements de l’Azawad. En outre, pour la première fois également, neuf femmes ont intégré le Comité de suivi de l’Accord en tant que représentantes des parties signataires, soutient le document. Après une interruption de cinq mois, poursuivra-t-il, le Comité de suivi de l’Accord a repris ses réunions; sa quarante et unième session s’est tenue le 16 novembre. La délégation malienne, composée de neuf ministres, était dirigée par le M. Ouane. Le Commissaire la paix et à la sécurité de l’Union africaine, les envoyés spéciaux de l’Union européenne pour le Sahel et des représentants du Royaume-Uni étaient présents, et le ministre algérien des Affaires étrangères a participé par visioconférence. Le Premier ministre a réaffirmé la volonté des autorités de transition de mettre en œuvre l’Accord. Toutes les parties signataires ont convenu de revitaliser le cadre de concertation intermalien. Comme suite à la recommandation du Comité de suivi de l’Accord, les parties signataires ont organisé un atelier de quatre jours, du 24 au 27 novembre, visant à établir un plan révisé des mesures prioritaires à mettre en œuvre pendant la transition. Redéploiement des forces de défense et de sécurité maliennes reconstituées, réformées et inclusives.

« Au cours de la période considérée, les parties signataires sont convenues de lancer la deuxième étape du processus accéléré de désarmement, de démobilisation et de réintégration d’ici la fin de l’année. À l’issue de cette étape, 1687 combattants auront été intégrés dans les forces de défense et de sécurité en vue d’atteindre le plafond autorisé, fixé à 3 000 combattants. Au 24 novembre, 1313 combattants avaient été intégrés et 451 avaient été enregistrés dans le cadre de la phase de «rattrapage», et tous attendaient d’être transférés du nord au sud du Mali pour recevoir une formation préalable à leur intégration et à leur redéploiement. Des délibérations sont en cours entre des parties signataires pour résoudre la question des quotas d’intégration, qui retarde les processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration. Le programme socioéconomique relatif aux combattants non intégrés devrait démarrer au cours du premier trimestre de 2021 avec l’appui de la Minusma et de la Banque mondiale», précise le rapport trimestriel du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Partant, souligne Guterres, le Représentant spécial a continué d’user de ses bons offices pour faire avancer les questions liées au redéploiement des forces de défense et de sécurité maliennes reconstituées et réformées. Du 18 au 19 novembre, il s’est rendu à Kidal où il a tenu une série de réunions à ce sujet avec les dirigeants de la Coordination des mouvements de l’Azawad, le Gouverneur de Kidal et des représentants de la société civile. Réformes constitutionnelles et institutionnelles 26. Après des mois d’inaction, la mise en place, début décembre, du Conseil national de transition, le parlement de transition, devrait permettre de progresser dans la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles ainsi que dans l’organisation des élections législatives dans les régions de Ménaka et de Taoudenni, dans le nord du Mali.

Au cours de la période considérée, les consultations entre les parties signataires sur la pleine opérationnalisation de la Zone de développement des régions du nord ont repris, avec l’appui de l’équipe de médiation internationale. Lors des débats sur la création du secrétariat du conseil consultatif interrégional, ont notamment été abordées les questions relatives au rôle des autorités locales, régionales et de district ainsi que du conseil consultatif interrégional dans la gestion transparente des revenus des impôts locaux, des fonds transférés par l’État et des ressources financières provenant du Fonds pour le développement durable et des donateurs. Cependant, les rivalités internes entre les représentants des cinq régions du nord ont entravé l’achèvement de ce processus. En outre, la sélection des projets devant être financés par le Fonds pour le développement durable a continué de prendre du retard.

Stabilisation et rétablissement de l’autorité de l’État dans le centre du pays

Selon le récent rapport, la situation dans le centre du Mali reste très préoccupante. Une série de violences graves a été enregistrée dans la région de Ségou où, depuis début octobre, le village de Farabougou et des villages voisins de la commune de Dogofri, dans le cercle de Niono, ont été la cible d’attaques et de blocus de la part de ce que l’on présume être des combattants extrémistes. Pire, soutien le document, le siège et le blocus des villages ont causé la mort d’au moins six civils et fait des dizaines de blessés, et se sont traduits par l’enlèvement d’au moins 20 civils, le déplacement de plus de 2000 familles des villages des communes de Dogofri, de Mariko, de Siribala et de Sokolo et des vols de bétail. On estime que près de 4000 personnes sont actuellement bloquées dans le village de Farabougou, privées d’accès aux biens de première nécessité et aux soins de santé et constamment menacées de violences. Plusieurs initiatives de médiation et d’aide humanitaire ont été mises en place autour de Farabougou, avec des objectifs distincts, notamment l’accès humanitaire, l’atténuation et la désescalade des conflits et la réconciliation. La force de la Minusma a effectué 25 sorties d’hélicoptères militaires dans les zones touchées afin de transporter 64 soldats des Forces armées maliennes et de livrer plus de 30 tonnes de vivres et autres fournitures.

Dans la région de Mopti, les milices d’autodéfense et les groupes extrémistes ont continué d’exploiter les conflits intercommunautaires, alimentant la violence contre les civils et entraînant des atteintes à la sécurité, principalement dans les cercles de Bandiagara, Bankass, Douentza et Koro.

Plus inquiétant, de nouvelles dynamiques et rivalités inquiétantes ont été constatées au sein des groupes armés communautaires. Ainsi, Dan Nan Ambassagou, un groupe armé affilié aux Dogons, a fait face à une opposition croissante de la part de villages dogons dissidents. Les groupes terroristes, en particulier le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Gsim) et l’État islamique du Grand Sahara (Eigs), ont continué d’étendre leur influence dans le centre, et ont attaqué et menacé les populations locales de plusieurs villages. Les affrontements entre communautés et groupes terroristes se sont poursuivis, entraînant le blocus de plusieurs villages, avec des conséquences désastreuses pour de nombreux civils. Le blocus le plus important a été signalé dans le village de Farabougou, dans le cercle de Niono (région de Ségou). L’utilisation d’engins explosifs improvisés par des groupes armés a continué d’entraver la liberté de mouvement des civils et des forces de sécurité. Six officiers ont été blessés dans deux attaques menées contre l’armée malienne à l’aide d’engins explosifs improvisés, les 1eret 11 novembre, dans les cercles de Mopti et de Douentza, dans la région de Mopti. L’explosion d’un tel engin dans le cercle de Bandiagara, dans la région de Mopti, a fait deux blessés parmi les soldats de la paix de la Minusma.

Oumar KONATE

 

 

 

 

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Commentaires (4)

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A
Anonyme il y a 5 ans

Messieurs les colonels de la transition , il y a eu la guerre de sessession au Biafra appuyée par la cynique France , l'état central du Nigeria n'a pas cédé . Au Sénégal , il y a des velléités de partition de la Casamance , l'état central n'a pas cédé . Il y a beaucoup d'autres exemples à travers le monde . La France même qui forme et finance les Touaregs ifoghas plus des brebis égarées , chez cette France ,il y a les Corses qui réclament leur indépendance .Vous savez ce que la France fait des corses ,elle les emprisonné s'il ne sont purement tué . La France n'a jamais prononcé un mot de soutien aux sessessionistes espagnols à 2 pas de chez elle . L'armée reconstituee dont parle l'accord d'Alger , vous les colonels vous savez très que cela future armée de la future Azawad que cela prépare sinon dans quel pays avez deux armées sur le même territoire , hein les colonels Ensuite l'accord dit les présidents des régions sont libres de signer toutes sortes de contrat avec qui ils veulent donc même avec l'extérieur en l'occurrence la France et que l'état central n'intervient qu'ai postériori pour constater seulement .C'est dire que les rebelles peuvent nos gisements à qui ils veulent et comme ils veulent sans que l'état central puisse s'y opposer .Il y a bien d'autres inepties dans cet accord et Messieurs les colonels c'est à cette soupe là que vous voulez faire manger notre pays le Mali par la France et ses complices ? Messieurs les colonels ,le peuple debout ,ne l'acceptera jamais.

A
Anonyme il y a 5 ans

Mr le Président de la transition c'est à dire , président pour un tout petit bout de temps ,si tu veux trahir ton pays le Mali pour faire plaisir à la France ,tu peux essayer mais sache que le peuple ne te laissera pas faire . Quand tu dis que tu vas respecter tous les engagements internationaux que le pays a pris pour, faire avaler aux Maliens la pilule de l'accord d'Alger ,tu te trompes .La manœuvre ne passera pas .. Le peuple malien n'a pas été associé à la conclusion de l'accord parce qu'il n'a pas eu son mot à dire .Mieux le contenu de l'accord lui a été soigneusement caché par le président IBK . Tu le sais mieux que tout le monde .Les députés représentants du peuple n'ont même pas vu le contenu de l'accord à plus forte raison en discuter .Et Mr le Président Bah NDaw ,tu appelles ça engagement de l'état ? Quelque chose dont le contenu a été soigneusement caché au peuple ? Mr le Président ,faites machine arrière et faites procéder à la relecture de l'accord avant toute tentative d'application .Agir autrement, ce serait trahir le peuple pour satisfaire la France et le peuple français et ça le peuple malien ne l'acceptera jamais .

A
Anonyme il y a 5 ans

Mr Guteres , vous et le machin que vous dirigez n'avez pas honte d'être le complice d'un état criminel ,la France, pour faire la partition d'un pays souverain . Votre Minusma est juste là pour appuyer la France criminelle sinon vous savez que Kidal aux mains de la France est le nids des terroristes financés par la France .Vous savez très bien que l'accord d'Alger est imposé par la France et son objectif à moyen terme est la partition du Mali pour que la France fasse main basse sur les ressources du nord .Selon vos combinés vous pouvez faire de faux rapports pour menacer nos dirigeants de sanctions ou empêcher nos soldats de neutraliser vos terroristes importés et fabriquer sur place mais ne pourrez jamais empêcher le peuple digne du Mali de faire échec à votre complot .Tant qu'il restera un seul malien digne sur la terre de nos ancêtres , l'accord satanique d'Alger rédigé à l'Elysei ne sera jamais appliqué tel quel au Mali .Il sera obligatoirement relu et débarrassé de toutes les dispositions sataniques ou purement et simplement déchiré . Aucune menace de la France ,de sa communauté nationale de prédateurs ou de ses complices des Nouvelles U n'y pourront rien encore moins un dirigeant malien .Que Bah N'daw et ses compagnons de la transition de le disent .Le Mali appartient aux Maliens et les Maliens ont demandé la relecture de l'accord scélérat et il en sera ainsi que Bah N'daw le veuille ou non . D'ailleurs que Bah N'daw sache que sa volonté n'est pas au dessus de celle du peuple malien et le peuple exige la relecture de l'accord de fo de fonds en comble et il en sera ainsi ou l'accord sera purement et simplement déchiré. La volonté de la France ne se fera pas au Mali .

D
Diawara il y a 5 ans

GUTERRES DEVRAIT PLUTÔT NOUS EXPLIQUER QUEL EST LE RÔLE DE LA MUNISMA AU MALI CAR ILS SONT DANS LA MAFIA OU MANIPATIONS HYPOCRISIES ET CRIMES SONT LEURS SPORT FAVORIS AU MALI. ON A VU LES HABITANTS DE BANDIAGARA REFUSER LA RENTRÉE DE LA MUNISMA DANS LEUR ZONE CAR EUX SAVENT POURQUOI PARCEQUE LA MUNISMA EST DEVENU UNE INSTITUTION VIDE DE SENS ET MANIPULER PAR LA FRANCE. ELLE S'OCCUPE PLUS DE LA PROTECTION DES CIVILS MAIS FAIT DE LA POLITIQUE POLITICIENNE. IL FAUT ARRÊTER L'HYPOCRISIE ET DE JOUER VOTRE VRAI RÔLE. TOUJOURS DANS DES MAGOUILLES SACHEZ QU'AU MALI LES GENS NE DORMENT PAS. D'AUTRES PARTS NOUS EXIGEONS UNE ENQUÊTE INDÉPENDANTE ET IMPARTIALE TRANSPARENTE CONDUITE PAR DES HOMMES INTÈGRES ET CRÉDIBLES EN CE QUI CONCERNE LES BOMBARDEMENTS DE LA FORCE BARKHANE.SACHEZ QUE NOUS NE LACHERONS PAS CES CRIMES S'ILS NE SONT PAS ÉCLAIRCIS ET QUE LES COUPABLES PASSENT DEVANT LA JUSTICE INTERNATIONALE. FINIT LA LÂCHETÉ ET KA MÉCHANCETÉ GRATUITE..