lundi 23 février 2026
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FARABOUGOU: à quoi jouent les djihadistes ?

Par Info Matin 232 vues
FARABOUGOU: à quoi jouent les djihadistes ?

Cette décision n’est que temporaire et impose une situation de ni guerre, ni paix aux habitants de Farabougou, dans la région de Ségou. Une localité qui vit sous la domination des djihadistes depuis presque six mois. Après une première rencontre entre les communautés, qui s’est soldée par un accord de cessez-le feu définitif de la part des chasseurs, les djihadistes ont aussi décidé de taire les armes pour seulement un mois, avec des conditions qui leur sont favorables. En effet, cet accord de cessez-le feu des djihadistes est acquis grâce à une médiation des émissaires du Haut Conseil islamique du Mali, mandatés par les autorités pour conduire des négociations.

 

Ladite rencontre a eu lieu le dimanche soir, en brousse, près de Niono. D’un côté, une centaine de chasseurs traditionnels, de l’autre une centaine de djihadistes de la Katiba Macina affiliée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans et donc à al-Qaïda au Maghreb islamique, tous en armes. Comme pour montrer qu’ils sont les seuls maitres des lieux, ces djihadistes, affiliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique ont conclu un accord de cessez-le-feu avec les chasseurs traditionnels qui s’efforcent de sécuriser les populations. Signalons que huit émissaires du Haut Conseil islamique du Mali ont été mandatés par les plus hautes autorités pour conduire ces négociations qui ont donc, selon le Haut conseil islamique, abouti à un accord de cessez-le-feu temporaire.
Djihadistes et chasseurs acceptent, temporairement, de laisser circuler les populations de tout le cercle de Niono. Ainsi, bambaras et peuls, chacun peut désormais aller cultiver son champ ou vendre son bétail. Les djihadistes détiennent une dizaine de prisonniers qu’ils se sont également engagés à libérer.

Des conditions de ni paix, ni guerre.

En vue de faire des concessions pour avoir une accalmie relative, les chasseurs traditionnels laisseront les djihadistes entrer dans les villages pour prêcher – et demandent juste quelques semaines pour faire passer la consigne dans tout le cercle.

Selon ledit accord, les cadis pourront également rendre la justice, pour les populations qui le souhaitent. Mais le port du hijab obligatoire et le prélèvement de la zakat ne sont plus évoqués, toujours selon les médiateurs du HCI. Enfin djihadistes et chasseurs acceptent de se pardonner mutuellement pour les combattants des deux camps qui ont été tués, et pour les dégâts matériels.

Mais cet accord n’est valable que pour un mois, et le cas de Farabougou est traité à part : ce village devenu emblématique subit le blocus des djihadistes depuis début octobre, en dépit de l’arrivée de soldats maliens. La katiba Macina exige que les militaires quittent Farabougou d’ici un mois, sans quoi le cessez-le-feu ne sera plus en vigueur.

Une demande que les médiateurs du HCI doivent à présent transmettre aux autorités nationales de transition. « Je n’y crois pas du tout », pose sans détour un élu local, qui juge « inenvisageable » le départ des soldats maliens. « S’ils s’en vont, les djihadistes vont attaquer tout de suite, ils vont raser Farabougou ! » Cet élu, impliqué dans les tentatives de médiations intercommunautaires initiées dans la zone depuis six mois, ainsi que d’autres notables locaux, font également part de leurs doutes quant à la viabilité du cessez-le-feu, même temporaire, obtenu après des mois de travail par les médiateurs du HCI.

« Nous ne savons pas si ça va marcher, abonde un imam de la zone, il y a déjà eu beaucoup de trahisons. On espère que ça sera une réalité » Les jours qui viennent permettront, dans un sens ou dans l’autre, de lever ces interrogations.

Lundi matin, des échanges de tirs ont été rapportés par plusieurs sources à proximité de Dogofry entre les djihadistes et une patrouille de l’armée malienne. Qui ne sont pas concernés par l’accord de cessez-le-feu obtenu par le HCI, puisque cet accord a été conclu entre les chasseurs traditionnels et les djihadistes de la Katiba Macina.

PAR CHRISTELLE KONE

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Commentaires (10)

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

Bonjour, Merci Dogon64 de votre contribution. C'est plutot vous qui vous etes déporté sur un nuage autre que celui sur lequel nous étions en train d'échanger. En effet, on échangeait sur qu'est ce qu'il faut négocier avec les djihadistes et d'un coup, vous vous retrouvez aux solutions. Les solutions dépendent du contexte et ce sur quoi le consensus sera établi. Chaque cas (Algérie, Afghanistan, ...) est un cas particulier. Concernant les solutions, en Algérie, après la guerre civile, de 1990 à 1997, dominée par le tout militaire, place au tout politique (par le dialogue) en 1999 avec la loi de la concorde et à partir de 2005, l'utilisation du pacte pour la paix et la réconciliation permettant d'étendre la loi de la concorde en amnistiant ceux qui n'ont pas de sang sur la main et qui se repentissent. Depuis 1999, un mélange du militaire et du politique est souvent utilisé. Aux niveaux régional et international, des partenariats sont formés, cas du CEMOC (Comité d'État Major Opérationnel Conjoint avec les quatre pays du champ, Mali, Niger, Burkina, Mauritanie) et avec les pays arabes (l'Algérie a rejoint l'Union pour la Méditerranée en 2008). Contrairement à l'Algérie, au Mali, nous avions d'abord signé un accord de paix en 2015 avec l''ex rébellion (MNLA, HCUA) et les groupes d'auto-défense Maliens (Plateforme, ...), ensuite, on a conÇu un pacte pour la paix et la réconciliation suite à la conférence d'entente nationale en 2017 puis la loi d'entente nationale, en 2019, inspirée de la loi de la concorde ET du pacte pour la paix et la réconciliation de l''Algérie. Nous sommes en train de mettre en ouvre l'accord de paix et la loi d'entente nationale. Cette loi d'entente nationale, ayant comme fondement et champ d'application, comme le rappelle son article 1, l'accord de paix, permettra d'attirer des djihadistes Maliens n'ayant pas de sang sur la main et souhaitant se repentir sincèrement. En parallèle à la mise en ouvre de ces solutions, il est souhaitable de lancer le dialogue avec les djihadistes. Le plus tot sera le mieux. Comme rappelé dans une de mes précédentes contributions, on y gagnera toujours en lanÇant ce dialogue avec les djihadistes, ne serait ce qu'à travers la loi d'entente nationale (pour les repentis n'ayant pas du sang sur la main (n'ayant pas commis de crimes et violations de droits de l'homme) et le fait de récupérer nos enfants enrolés de force par les djihadistes. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité, TEL 78731461

D
Dogon64 il y a 4 ans

Anasser tu vis vraiment sur ton nuage, au pays des bizounours ! Quand on ne sait pas comment résoudre un problème on commence par regarder ce qu'ont fait les autres, ceux qui ont réussis. Donc renseigne toi sur la solution algérienne des années 90, avec la loi sur la Concorde civile de juillet 1999, ou loi de "la carotte et du bâton". Cette loi a tellement donnée de bons résultats que le djihadisme a presque complètement disparu d'Algérie (il en reste un peu mais bien contrôlés par les services secrets) et alors que plus tard, plusieurs milliers de marocains et tunisiens avaient rejoint Daech il n'y a eu qu'une centaine d'algériens ! Sinon pour la négociation regarde l'exemple de l'Afghanistan, où cela fait 20 ans qu'ils négocient, renégocient, re-renégocient avec les djihadistes et ce n'est toujours pas réglé ! On ne discute pas avec des fanatiques c'est du temps perdu ....

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

Bonjour, Merci Dogon64 de votre commentaire. L'ONU et l'UA sont favorables à la négociation avec certains djihadistes mais nous, le Mali, pouvons leur proposer de prendre le leadership vu, comme vous le dites, la diversité des groupes djihadistes et surtout l'indispensable protection des personnes et de leurs biens dans les zones concernées. Il faut rappeler que la deuxième priorité de l'ONU dans sa dernière résolution 2531 sur le Mali intègre la protection des personnes et de leurs biens au centre. C'est le cas, Farabougou faisant partie du cercle de Niono, région de Ségou (centre). En plus, dans le cas de Farabougou, vu l'ultimatum posé, soit le Mali s'exécute en se retirant (inconcevable) soit il y aura affrontement s'il ne s'exécute pas. Dans ce dernier cas, un médiateur est indispensable pour éviter la guerre, pour éviter cet affrontement. Vu la diversité des groupes terroristes, il convient de négocier avec tous ceux qui voudront négocier (dans le terrorisme et djihadisme, pas de petits groupes : les plus petits sont souvent les plus nuisibles car ils se fondent dans la population et compte-tenu de la guerre asymétrique pratiquée. Tout groupe exclu se montrera nuisible en tentant d'empecher les négociations par déstabilisation (attaques, engins explosifs, ...) au moment des négociations. La portée mondiale de ce problème de djihadisme nécessite une solution au niveau le plus haut. Pourquoi pas au niveau de l'ONU ou UA ou CEDEAO ? Si une telle négociation se fait sous l'égide de l'ONU et/ou UA et/ou CEDEAO, ses retombés en terme d'approche ou de résultats pourront servir ailleurs. La problématique djihadiste, terroriste est mondiale. En principe, c'est à l'ONU d'aider à chercher des solutions comme elle le fait au Mali à travers le dialogue et la présence de la Minusma pour la paix et la stabilisation. C'est ensemble, à travers le dialogue qu'on pourra régler certains problèmes complexes de paix et sécurité. Concernant ce qu'on va négocier, outre les éléments dont j'ai parlés qui à eux seuls justifient ce dialogue avec les djihadistes, contrairement à ce que vous dites, il y a plusieurs types de charia dont celle appliquée à travers la religion musulmane au Mali réputée modérée. Il y a aussi d'autres types dont la charia extreme avec flagellations, ... Nous, au Mali, on tient à la charia modérée intégrée à la religion musulmane que nous pratiquons. Nous tenons aussi à la laicité qui permet à l'État d'etre à équidistance des réligions (christianisme, islam, ...) présentes au Mali. Nous ne sommes pas les seuls à négocier donc d'autres éléments à négocier s'ajouteront : l'appétit vient en mangeant. Nous écouterons aussi les djihadistes pour savoir ce qu'ils proposent pour une paix durable au Mali et dans la zone Sahel. Nos médiateurs auront aussi des exigences (éviter la propagation des métastases du djihadisme et du terrorisme, respect des règles du droit international humain, ...). On sortira toujours gagnant de cette négociation avec les djihadistes, ne serait ce qu'avec le traitement et la récupération des djihadistes Maliens repentis et la récupération de nos enfants enrolés de force par les djihadistes. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité TEL 78731461

D
Dogon64 il y a 4 ans

Anasser, quand le secrétaire général appelle "à la négociation avec certains djihadistes" cela ne veut pas dire que l'ONU souhaite être impliquée dans une négociation !! Au Mali il y a plus de groupes djihadistes différents que d'ethnies, qui ne sont pas d'accord et se battent entre eux, sans compter les bandits ! i Un groupe se retire d'une région, un autre prendra sa place ! Tu veux faire autant de négociations qu'il existe de groupes ?? N'importe quoi ! Et avant de savoir qui inclure dans ces négociations il faudrait répondre au moins à ces 2 questions: 1) Qu'est ce que l'Etat malien multi-confessionnel serait prêt à négocier avec ces fanatiques ? 2) Est ce que l'ensemble des groupes djihadistes seraient prêts à négocier la paix et en échange de quoi ? Parce que si la négociation se résume à négocier la paix avec un groupe, pour qu'une semaine plus tard un autre groupe prenne sa place, je ne vois pas l’intérêt !!

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

Bonjour, Merci Anonyme, qui dit que Anasser n'a rien. Merci de remarquer ou soulever ce fait. Vous avez raison, je n'ai rien, j'attends. J'attends ce que Dieu me donnera. J'ai écrit au Premier Ministre, qui me répond que les postes (de haut représentant du président de la transition pour la mise en œuvre de l'accord de paix ou de conseiller spécial avec rang de ministre) que je sollicite sont hors de ses attributions. J'ai écrit et j'ai rencontré SEM le Président pour le poste de conseiller spécial avec rang de ministre ou bien de haut représentant du chef de l'État pour la mise en œuvre de l'accord de paix, qui, sans me répondre a alloué ce dernier poste (son haut représentant) à quelqu'un d'autre. Il ne me reste plus que d'attendre ce que Dieu me donnera. L'internaute Dogon64 insinue que le djihadiste Amadou Kouffa m'embaucherait peut être pour avoir proposé la négociation avec les djihadistes. Ma réponse à Dogon64 est : vous avez raison, comme mon pays n'a pas besoin de moi, peut être qu'eux ils auront besoin de moi. Sans blague, j'attends ce que Dieu me proposera car comme l'avait dit SEM le Président MBah N'DAW quand je l'avais rencontré, avec toutes mes compétences, mon profil et les propositions, entre autres, de la création du G5 Sahel, du pacte pour la paix que j'avais faites, il ne comprend pas pourquoi les gouvernements successifs du Mali ne m'ont pas fait appel. Il répond que cette fois, c'est la bonne. Sans me décourager, j'attends ce que Dieu me proposera. J'étais candidat au poste de président ou premier ministre de la transition mais malheureusement mes dossiers n'avaient pas été présentés malgré le fait qu'ils aient été enregistrés au quartier général de l'ex CNSP à Kati. Je compte servir mon pays, le Mali, pendant cette période de transition mais si le gouvernement et la présidence de la transition ne me font pas appel, je me pésenterai comme candidat à l'élection présidentielle 2022. Peut être que les Maliens voudront de moi ? Quand on est dévoué, on peut toujours servir son pays. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité TEL au Mali : 78731461

A
Anonyme il y a 4 ans

Anasser à rien

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

Bonsoir, Dogon64, vous semblez avoir un ou deux trains en retard. Vous savez, le secrétaire général de l'ONU et le commissaire à la paix et à la sécurité de l'UA, ont appelé pour la négociation avec certains djihadistes. J'ai moi-même proposé une négociation avec tous les djihadistes sous l'égide de l'ONU, de UA et des pays de la zone Sahel concernés. Vous avez, peut être, raison, Dogon64, comme mon pays ne veut pas de moi, c'est peut être eux qui voudront de moi, parce que je suis un des citoyens qui demandent depuis 2012, dans le cadre de la réconciliation et pour une paix durable au Mali et dans le sahel, qu'on négocie avec les djihadistes. Ce n'est qu'en 2020, qu'IBK a accepté cette idée et les militaires ont suivi. C'est une possibilité qu'on ne doit pas négliger s'ils sont prêts pour garantir une paix durable en contrepartie, comme dit le secrétaire général de l'ONU, qu'ils soient reconnus comme ******** <sup><font color=#0066FF;>[masqué car insultes interdites sur Malijet !]</font></sup>équentables. Quand on se retrouvera avec eux, on demandera qu'ils nous garantissent cette paix durable. On ne rêve pas mais on peut écouter leur proposition. On leur demandera de libérer nos communes et nos terres qu'ils occupent injustement (cas de Farabougou, de la region de Ségou, du pays dogon, de la région de Mopti et des régions du nord du Mali, ....). Nous avons nos fils et filles enrôlés de force par ces Djihadistes, pour ceux qui se repentiront, nous négocieront leur liberté. Nous négocieront pour que soient libres nos mineurs enrôlés de force aussi. Ne serait-ce que pour ça, nous avons intérêt à négocier avec les djihadistes. en plus, certains sont des Maliens, ils voudront, peut être, rejoindre leur patrie en se repentant sincèrement aussi. Dogon64, pour au moins tout ça, nous avons le droit de rêver et de nous engager avec conviction. Le plus tôt sera le mieux. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité, TEL 78731461

D
Dogon64 il y a 4 ans

Anasser mais descend de ton nuage, tu veux tellement faire l'inclusif que l'on se demande si tu te rends compte de ce que tu écris !! Tu voudrais que l'ONU aille négocier avec des va-nu-pieds de djihadistes !! Tu te rends compte de la renommée internationale que cette action leur donnerait en tant qu'interlocuteurs reconnus par une instance internationale !!!! Même l'Etat islamique en Syrie n'avait pas eu ce "privilège" ! Tu veux te faire embaucher par Kouffa ? Tu ne t'es pas encore rendu compte que ces djihadistes ou "fous de dieu" n'ont rien à négocier, ils veulent appliquer leur idéologie démente, et on ne négocie pas une idéologie, soit on combat soit on accepte. La charia n'est pas inclusive !

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

Cette fois-ci, c'est la limite pour agir : je rappelle, pour éviter une déstabilisation prolongée de la transition et du Mali, le plus tôt sera le mieux. Mon appel (plusieurs fois de suite) à la gouvernance de la transition et aux partenaires pour éviter la déstabilisation prolongée de la transition et du Mali par des djihadistes et non par coup d'État. Bonjour, La situation à Farabougou, dans tout le cercle de Niono (région de Ségou), dans le pays Dogon et progressivement dans la région de Mopti, n'est plus tenable du point de vue sécuritaire malgré le fait que la deuxième priorité de la Minusma soit la protection des personnes et de leurs biens au centre et l'appui du Mali pour la mise en œuvre du Plan de Sécurisation, PSIR, Intégré des Régions du Centre. Le nord et le sud du Mali ne sont pas en reste. Au Mali, en plus de l'hécatombe induite, les besoins humanitaires se sont multipliés. Le média, Le soir de Bamako, a raison, incontestablement, un plan de déstabilisation de la transition et du Mali est en train d'être mis en œuvre. Par qui ? Pourquoi ? Les djihadistes, aidés par des forces invisibles, exécutent ce plan de déstabilisation. Que faire ? Sachant que le statuquo n'est plus tenable, deux solutions sont maintenant envisageables : (1) les FAMAs et la Coalition des forces partenaires du Mali s'organisent pour agir en liaison avec l'ICMM (Initiative de commandement Militaire au Mali) sous le leadership de la Minusma sans oublier les populations locales (qu'il faut impliquer et protéger) ou bien (2) une négociation globale sous l'égide de l'ONU s'ouvre urgemment en demandant une trêve et un retrait des djihadistes pour cette négociation. La première solution, les FAMAs et la coalition des forces partenaires sous l'égide des FAMAs et de la Minusma (ICMM) se battront contre les djihadistes tout en protégeant les populations. Les civils et les communautés constituent une force à part entière qui collabore avec les autres forces. J'avais fait au Mali, au G5 Sahel et à la coalition pour le Sahel une proposition de stratégie inclusive et collective de lutte contre le terrorisme qui va dans ce sens, La deuxième solution, la négociation, aura lieu sous l'égide de l'ONU et du haut représentant du chef de l'état Malien pour la mise en œuvre de l'accord de paix aidé par les forces vives Maliennes (societé civile, religieux, ....) mais pas les FAMAs (les FAMAs sont mal placées pour négocier, le cas de Farabougou l'a démontré). Finalement, nous avons deux entités, une qui négocie (en liaison avec l'ONU, l'institution du haut représentant du chef de l'état pour la mise en œuvre de l'accord de paix aidée par le ministère de la réconciliation nationale, le CNCA, les forces vives) et une entité qui fait la guerre (les FAMAs aidées par les partenaires). Bien sûr, qu'il y a communication et synchronisation entre ces entités. On doit profiter de la trêve d'un mois découlant du cessez-le-feu négocié par le Haut conseil islamique, entre les dozos et les djihadistes, pour contacter l'ONU afin qu'elle pilote en liaison avec le Mali, les négociations avec les djihadistes en associant le haut conseil islamique et Mahmoud Dicko. Si l'ONU ne pilote pas la négociation avec les djihadistes en liaison avec le Mali, la situation va s'envenimer (pour aboutir au pire) entre l'armée Malienne (les djihadistes lui ont donné un ultimatum d'un mois pour quitter Farabougou) et les djihadistes. Agissons vite et synchronisons les deux actions, la négociation (sous le leadership de l'ONU et du Mali) et l'aspect militaire (sous le leadership des FAMAs avec l'aide de nos partenaires). Cette fois-ci, c'est la limite pour agir : je rappelle, pour éviter une déstabilisation prolongée de la transition et du Mali, le plus tôt sera le mieux. Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité TEL au Mali : 78731461

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Dogon64 il y a 4 ans

Un tout petit soulagement pour les habitants de Farabougou, et un gros coup de publicité pour les religieux du HCI pour pas grand chose !! Il n'y aurait peut être pas autant de pauvres égarés engagés dans le camp des djihadistes, si depuis le début des hostilités ces religieux avaient systématiquement dénoncé l'idéologie de ces extrémistes et leurs atrocités !!! Chaque semaine on annonce des morts et des pillages, on ne voit jamais d'article de dénonciation de ces atrocités par le HCI !! Dicko, la fameuse autorité morale, sait très bien se faire entendre dans la presse pour se mêler de politique à Bamako, mais pour dénoncer les actions des djihadistes c'est le silence !!! La haute autorité de l'hypocrisie !!