lundi 23 février 2026
Contact
Malijet

Mali : affrontements meurtriers entre Dozos et jihadistes dans le cercle de Djenné

Par RFI 167 vues
Mali : affrontements meurtriers entre Dozos et jihadistes dans le cercle de Djenné

Alors que chasseurs dozos et jihadistes de la katiba Macina se sont entendus dans le cercle de Niono, ils s’affrontent violemment dans le cercle de Djenné, dans le centre du Mali. Les derniers affrontements ont fait plusieurs dizaines de morts au cours des derniers jours, des villages brûlés et des familles déplacées.

 

L’origine du conflit remonte à plus d’un mois et demi. Les jihadistes de la katiba Macina, dirigée par Amadou Kouffa et affiliée au Jnim (le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans d’Iyad Ag Ghaly, lié à Aqmi), implantés dans le cercle de Djenné depuis plusieurs années, stockent des sacs de riz prélevés dans les villages du cercle. C’est la « zakat » (aumône islamique) imposée aux habitants.  Ce jour-là, à la mi-février, des chasseurs traditionnels dozos décident d’en récupérer une partie.

Plusieurs dizaines de morts

Commencent alors les représailles, embuscades et attaques qui montent en grade au début de ce mois et culminent au cours de ces quatre derniers jours : les sources – sécuritaires, autorités locales, notables et responsables communautaires ou associatifs – évoquent des bilans très variables et difficiles à vérifier :  une dizaine, une trentaine, peut-être une soixantaine de morts côté chasseurs dozos, ainsi que des blessés et des prisonniers.

Les jihadistes de la katiba Macina auraient utilisé plusieurs véhicules armés de lance-roquettes. Au moins deux villages ont également été brûlés par les jihadistes, contraignant leurs habitants et ceux d’autres villages riverains à se réfugier dans les communes alentours, notamment à Djenné et Sofara.

Tentatives d’apaisement

Le cercle de Djenné avait fait l’objet d’un accord intercommunautaire en août 2019, pour garantir la libre-circulation de tous les habitants : agriculteurs, bambaras ou bozos, et éleveurs peuls. L’accord avait été signé par les représentants de ces communautés et des chasseurs dozos, sous l’égide de l’ONG Centre HD et des autorités maliennes locales.

 

Son comité de suivi s’est réuni à deux reprises pour tenter d’apaiser la situation. Les représentants des différentes communautés cherchent actuellement à mettre un terme à ce nouveau cycle de violences.

L’armée malienne s’est rendue sur les lieux ces derniers jours, mais n’a pas souhaité communiquer sur ses actions.

Partager:

Commentaires (3)

Laisser un commentaire

A
Anonyme il y a 4 ans

mais ou sont les armee du mali? coment se signer avec de grands criminels du mali come ca. ou sont le l armee du maliba.

S
Seydou il y a 4 ans

Maintenant c'est les paysans qui se font deposseder de leur riz, ou les eleveurs de leur troupeau. Apres les usines vont se faire depossedes de leurs produits, les banques de leur cash Tout cela au nom de la religion que les djihadistes violent les regles. Apres plus aucun pays ne viendra investir un franc chez nous.Et ceux qui ont les moyens vont fuir le pays. La loi de la jungle. C'est comme la cigale et la fourmi. 'Que faisais tu au temps chaud?, Je chantais. Et maintenant dancez.' Ces terroristes n'ont rien semer pendant l'hivernage et ils doivent vivre....avec la dime. Les gens qui vont prier a la mosquee avec des kalach. Et l'etat ne fait rien pour proteger les pauvres citoyens livres a eux memes.

F
Fanga 10020 il y a 4 ans

Le 16 mars 2016, un article du Journal Jeune Afrique titrait : « Au Mali, l'armée d'opérette, c'est fini ! » Malheureusement, la réalité du terrain actuellement semble infirmer l'optimisme affiché dans cette déclaration. Au Mali, l'armée est en train de redevenir une armée d'opérette, incapable de lutter efficacement contre une poignée de terroristes et de libérer des villages du centre du pays. Mission qui est pourtant le cœur de métier des personnes à la tête du régime actuel à dominante militaire.