Leadership éditorial des rédactrices en chef en période électorale: Les femmes journalistes à l’école de l’Internews
Dans le cadre de son plan d’action 2021 EMERGE, l’Internews a organisé une formation à l’attention de 14 femmes journalistes, venues de toutes les régions et du District de Bamako, sur la production d’information en période électorale, le leadership créatif, les politiques éditoriales, la gestion d’une rédaction et la visibilité aux femmes dans les productions médiatiques. C’était du 14 au 18 juin à l’Ecole de Maintien de Paix Alioune Blondin Beye. La cérémonie de clôture a enregistré la présence du Directeur d’Internews, M. Moussa Doumbia, du Directeur de l’Institut National Démocratique (NDI) Dr Badié Hima et du Directeur de l’école de maintien de Paix Alioune Blondin Beye, M. Issa Coulibaly.
Selon le Directeur de l’EMPABB, il n’y a pas de développement sans l’implication, sans la valorisation, sans le respect et sans le renforcement des capacités des femmes. Que ce sont elles qui constituent la fondation de toute une famille, d’une nation. D’après lui, le Mali et l’Afrique tout en entier ont besoin des hommes de media à travers leur plume, regard, analyse et leur critique et surtout leur proposition aux solutions. « Nous avons tous bénéficié grandiosement de vos contributions car l’inclusion et la prise en compte du genre sont incontournables pour qui souhaite trouver des solutions adaptées et efficacement contribuer au renforcement de la liberté à la démocratie » a-t-il fait savoir.
De son côté, le Directeur de NDI, Dr Badié Hima, dira qu’ à l’issue de cette formation les femmes journalistes formées auront une responsabilité très grande, éminemment importante dans le contexte de la transition au Mali et des reformes que notre pays entend mener, avec en ligne de mire les élections de sorti de transition qui profile à l’horizon. Il précisera que le programme d’EMERGE de l’Internews et du NDI profite à la bonne réussite du processus électoral du Mali, de la transition et des reformes en vue. Ce projet dit-il, à 4 grands piliers.
Le premier porte sur comment les structures impliquées et engagées, y comprises les organisations de la société civile et les medias pourront mieux jouer leur rôle. A titre d’exemple, il dira que les journalistes formés ont des rôles à jouer de mobiliser les citoyens maliens à s’engager dans le processus de la transition, dans les reformes et à se préparer pour les élections à venir. « Il n’y a pas d’élection sans participation des citoyens, quand on parle de la participation des citoyens bien sûr les medias ont un moyen énorme, redoutable pour aider à la participation des citoyens » a-t-il fait savoir. Pour lui, les medias peuvent aider à la participation des citoyens pour que la transition soit la plus inclusive, les reformes les plus inclusives éclairées pour que les maliens de Bamako et les régions comprennent ce qui se passe.
Pour le 2ème pilier, affirme-t-il, c’est la transparence à la fois des reformes mais aussi et surtout des élections. A l’en croire, les medias font l’observation électorale parce qu’ils couvrent le processus, les concertations durant la transition, l’enrôlement. Donc, dira Dr Hima, c’est à eux de donner la meilleure information pour que les citoyens maliens se déterminent et s’engagent. Selon lui, le 3ème pilier porte sur la loi n°052 , à savoir la législation sur la participation effective des femmes à la fois dans le processus politique et dans le processus électoral. A cet effet, il a invité les femmes journalistes d’être des ambassadrices pour aider, accompagner l’engagement des femmes dans le double processus en leur donnant du micro pour qu’elles s’expriment. En ce qui concerne le 4ème pilier, il concerne les partis politiques. Pour le directeur exécutif du NDI, les medias doivent leur donner la voix en équilibrant le traitement de l’information.
Quant au Directeur de l’Internews, M. Moussa Doumbia, il dira que le choix porté sur les femmes journalistes n’est pas fortuit. Selon lui, le changement commence par les femmes. A l’issue de ces 5 jours de formation, il s’est dit persuadé qu’elles sont devenues maintenant des leaders engagées et déterminées qu’avant. Cela pour mieux assurer une couverture objective professionnelle de la transition, et du processus électoral au Mali au bénéfice des citoyens. « Nous comptons sur vous les femmes journalistes pour faire la différence » a-t-il affirmé
Par Fatoumata Coulibaly