lundi 23 février 2026
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Mali: «Nous sommes dans un pays où il y a des règles établies en matière d’arrestation»

Par RFI 193 vues
Mali: «Nous sommes dans un pays où il y a des règles établies en matière d’arrestation»

Au Mali, plusieurs personnalités sont toujours détenues en dehors de tout cadre légal depuis le coup d’État du 24 mai dernier par le colonel Assimi Goïta, aujourd’hui président de la transition, et des militaires de son entourage.

 

Depuis ce second putsch, et en dépit de l’engagement qui avait été pris de les libérer, plusieurs hautes personnalités sont toujours privées de leurs libertés. C’est notamment le cas du président et du Premier ministre déchus, respectivement Bah N’Daw et Moctar Ouane. Une situation sur laquelle alerte, une fois encore, l’Association malienne des droits de l’homme (AMDH)

L’AMDH est préoccupée par la mesure de privation de liberté à l’encontre de l’ancien président de la transition Bah N’Daw et du Premier ministre Moctar Ouane, qui sont tous les deux en résidence surveillée, rappelle Drissa Traoré, coordinateur national de l’organisation. Nous sommes également préoccupés par rapport à la détention du général Souleymane Doucouré qui doit être en détention à Kati. Ce n’est pas normal. Nous sommes dans un pays où il y a des règles établies en matière d’arrestation, en matière de détention, mais aussi en matière de procès équitable. Et faute d’infractions légalement établies et reprochées aux intéressés, il est quand même important que les autorités procèdent à leur libération.

C’est d’ailleurs ce que demandent depuis des semaines l’Union africaine, l’Union européenne, les Nations unies et beaucoup d’autres organisations. Pour Drissa Traoré, le Mali doit d’ailleurs également tenir ses engagements internationaux.

Le Mali est aussi signataire de plusieurs conventions internationales, poursuit-il, dans lesquelles il est fortement interdit de détenir illégalement des personnes qu’elles soient civiles ou militaires.

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Commentaires (3)

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D
Dogon64 il y a 4 ans

Voici l'explication de cette incarcération des ex président et premier ministre, lue le 3 juillet 2021 dans la presse malienne : "Les 431 milliards votés sous la transition au titre du budget 2021 pour la Défense et la Sécurité feraient, eux aussi, objet de malversations et de cabrioles financières. Selon nos radars, sur une quarantaine de milliards décaissés, 30 auraient servi à acheter des équipements militaires russes dont la plupart ne seraient pas conformes à la commande. Le reste, environ 10 milliards, serait objet de convoitise de certains dirigeants de la transition, lesquels souhaiteraient en carotter tout ou une partie importante. Toujours selon nos radars, c’est ce marché qui serait à la base de la pomme de discorde entre Bah N’Daw et Moctar Ouane d’une part et Assimi Goïta, Sadio Camara, ministre de la Défense et des anciens combattants et Modibo Koné ex-ministre de la Sécurité, d’autre part. Toujours selon nos radars l’ex-président de la transition et de l’ex-Premier ministre seraient assignés en résidence justement afin de les empêcher de donner leur version des faits."

A
Anonyme il y a 4 ans

Nous voilà habillés pour l'hivernage et les récoltes. Mais où est donc passé la raison ,?

D
Diawara il y a 4 ans

IL FAUT LA FERMER ET LAISSER LA TRANSITION TRAVAILLER COMME IL SE DOIT. LES PERSONNES ARRÊTÉES ONT OCCUPÉ DES POSTES TRÈS SENSIBLES ET L'ON NE PEUT LAISSER COMME CELÀ DANS LA NATURE SANS SURVEILLANCES.MAIS QU'EST CE QUE VOUS AVEZ CONTRE CES ARRESTATIONS OU SURVEILLANCES C'EST NORMALE QUE ÇA SE PASSE AINSI PARCEQUE ÇA FAIT LONGTEMPS QUE L'IMPUNITÉ À RÉGNER DANS CE PAYS ET ON PEUT RIEN REPROCHER À QUI QUE CE SOIT ET MÊME CEUX QUI ONT TRAHI LE MALI SANS QUE DES INDIVIDUS AU NOM DES DROITS DE L'HOMME VIENNENT EMMERDER. IL EST TEMPS DE LAISSER LES CHOSES SE FAIRE NORMALEMENT SANS Y VOIR D'INCONVÉNIENT. SI LES PERSONNES N'ONT RIEN FAIT ELLES SERONT LIBÉRÉS POINT BARRE.