lundi 23 février 2026
Contact
Malijet

BAMAKO-PARIS: La guerre est déclarée

Par Mali Tribune 275 vues

Dans un contexte sécuritaire sahélien patraque, les relations entre Paris et Bamako sont troubles, aggravées par la fièvre putschiste.

Le temps de la ruse

On s’écoute, on se calomnie, on se provoque, on se lynche. Médiatiquement. Tous les coups sont permis. « … Il y a une véritable fuite en avant de la part de la junte qui n’est pas acceptable… Le Mali fait appel à une milice privée russe qui s’appelle Wagner qui […] assure surtout la sécurité de la junte. Manifestement, la place de cette milice au Mali, c’est surtout de pérenniser la junte au pouvoir… », extrait de l’entretien de Monsieur Jean-Yves Le Drian, Ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, RTL, 28 janvier 2022. « …Ce sont des propos que je condamne, qui sont inacceptables… Il est bon que Monsieur Le Drian comprenne que ce ne sont pas les insultes qui règlent les problèmes entre nations, que ce que nous attendons de la France, grande nation, est qu’elle puisse avoir une attitude constructive… », extrait de l’entretien de Monsieur Abdoulaye Diop, Ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, sur RFI, le 28 janvier 2022. Le ton est donné. C’est le temps de la ruse. On s’épie, on se défie, on s’entredéchire. Kafkaïen. À l’image d’un Vaudeville ou d’un Kotéba, les diplomates se mettent en scène. Quitte à créer un climat malsain. L’exécutif français accuse ; l’exécutif malien dénonce. Sur fond d’intérêts géopolitiques, la violence monte, attisée par les réseaux sociaux.

 

La fin d’un monde, le début d’un autre

Patatras : « Le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale et internationale que, ce jour, lundi 31 janvier 2022, l’ambassadeur de France au Mali SEM Joël Meyer a été convoqué par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale qui lui a notifié la décision du Gouvernement qui l’invite à quitter le territoire national dans un délai de 72 heures ». Au lieu d’un compromis diplomatique entre le Mali et la France, prime l’expulsion du « patron » de la diplomatie française à Bamako par les autorités maliennes. De 1960 à aujourd’hui, sur les dix-sept ambassadeurs français à Bamako, c’est la 1ere fois que l’un d’entre eux est expulsé par les autorités maliennes. Situation inédite entre Paris et Bamako. Paris « prend note ». La guerre est déclarée entre les deux nations. Selon un ponte de la diplomatie, l’expulsion d’un ambassadeur peut être une décision politique grave, mais ne signifie pas « la rupture des relations diplomatiques ». Néanmoins, elle traduit le sentiment d’humiliations réciproques des deux nations. Pour en finir, n’est-il pas mieux qu’une des parties demande le départ de Barkhane du Mali ? Question épineuse qui rappelle presque la situation afghane.

 

La politique de l’autruche

Certes, les enjeux diplomatiques ont toujours existé entre le Mali et ses partenaires. Mais, aujourd’hui, ils sont devenus un ensemble enchevêtré de conflits géopolitiques pour lesquels cette frénésie de communication n’est pas appropriée. Par ailleurs, il est à remarquer aussi qu’au Mali, les bannissements sont monnaie courante. Le 25 octobre 2021, Monsieur Hamidou Boly, représentant spécial de la Cédéao au Mali, a été déclaré « persona non grata » pour « agissements incompatibles… » avec son statut. En novembre 2021, le 4e vice-président du CNT, Issa Kaou Djim, en a fait les frais en essayant de dénoncer l’acte d’expulsion de M. Boly. Kaou Djim a été envoyé au gnouf pour « atteinte au crédit de l’Etat… », condamné à 6 mois de prison avec sursis, et limogé du CNT, Conseil national de Transition. Au fond, nous assistons à la fin d’un monde et le début d’un autre. Que ni l’exécutif français, ni l’exécutif malien n’ont vu venir. Un monde où l’opposition est affaiblie, où la pensée unique s’impose, où le repli sur soi empêche de voir qui est responsable : la politique de l’autruche !

 

A Bamako, on bataille pour capter l’opinion publique

Par exemple, les soutiens de la transition battent le pavé pour appuyer le chronogramme de cinq ans. Alors que la Charte limitait la durée de la transition à 18 mois, et prévoyait l’organisation des élections générales le 27 février prochain. Quant aux opposants à la transition, ils avancent prudemment pour échapper à la privation de liberté. L’emprisonnement du Docteur Oumar Mariko pendant un mois pour « propos injurieux… » contre le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga hante encore les esprits des défenseurs de la liberté d’expression. À bien des égards, la détention d’Etienne Fakaba Sissoko (depuis mi-janvier) du Centre de Recherche, d’Analyses politiques, économiques et sociales pour incitation « à la discrimination ethnique ou religieuse… », illustre la difficulté à accepter la critique. Le régime de transition surfe sur la polarisation des opinions maliennes. Allègrement. Par ailleurs, la montée des putschs se poursuit. L’ogre putschiste sévit. Après le Mali et la Guinée-Conakry, c’est autour du Burkina Faso de se soumettre à l’ordre en kaki. Le 23 janvier dernier, au nom du Mouvement pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR), le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, 41 ans, dépose Roch Marc Kaboré (64 ans), réélu en 2020. Un putsch applaudi par Evgueni Prigojine, chef du groupe Wagner. Le 1er février dernier, la Guinée-Bissau subit une tentative de coup d’Etat. La fièvre putschiste monte dans l’espace Cédéao.

En dépit des sanctions de la Cédéao, l’instabilité règne à cause de notre incapacité à évaluer les risques sécuritaires et apporter des solutions convenables. Hélas, l’histoire se répète, même si ce n’est pas à l’identique. En novembre 1968, mécontent de la tournure politique socialiste du pouvoir de Modibo Keïta, Moussa Traoré à la tête du Comité militaire de libération nationale, CMNL, prend le pouvoir. « Maliennes-Maliens, aujourd’hui, 19 novembre 1968, l’heure de la liberté a sonné. Le régime dictatorial de Modibo Keïta et ses valets a chuté. Le Comité militaire de libération nationale assurera désormais les pouvoirs politiques et administratifs en attendant la formation d’un gouvernement et d’institutions politiques démocratiques, issues d’élections libres », extrait du discours de Moussa Traoré, auteur du 1er coup d'État au Mali, Archives d’Afrique, RFI. La suite : en plus des dérives autoritaires, Moussa Traoré ne quittera le pouvoir que sous la pression du mouvement démocratique (mars 1991), chassé par le putsch d’Amadou Toumani Touré. Autant quitter le pouvoir avant qu’il ne vous quitte. Le contraste peut être saisissant.

Certes, le nationalisme, mot galvaudé, rend presque joyeux et apaisé. Certes, les discours tribunes affligés çà et là font légion. Certes, on a parlé de volonté de refondation, de restauration ou de souveraineté. Mais, on voit bien la difficulté de traduire ces mots en véritable unité de mobilisation nationale autour des enjeux sécuritaires. Un autre enjeu majeur dont nous ne devons pas nous détourner, c’est la bataille de la paix et le retour des civils au pouvoir. Si nous admettons que la République, c’est l’exercice du pouvoir par des représentants, « investis d’un pouvoir exécutif et non héréditaire». L’acceptation sociale et politique des dirigeants se fait par le suffrage universel : « Le Mali est une République indépendante, souveraine, indivisible, démocratique, laïque et sociale… », article 25 de la constitution de 1992. Il est donc nécessaire de sortir de cet enchaînement de défiance et d’humiliation pour traiter les questions prioritaires et quotidiennes du Mali telles que manger à sa faim, voyager librement, sécuriser ses biens…

La finalité n’est-elle pas la paix ?

Mohamed Amara

(Sociologue)

Partager:

Commentaires (13)

Laisser un commentaire

L
LeGoupil33 il y a 4 ans

"Fiche la paix aux toucouleurs,surtout qu'ils ne sont arrivés qu'à la fin du dix neuvième siècle,pour combattre les français..." Là Monsieur, vous avez un petit problème de dates historiques.Vous devriez relire en détail vos livres d'histoire. Il s'est bien heurté aux français mais un petit rappel s'impose: Vers 1852, il lança son jihad (guerre sainte) en s’attaquant aux peuples animistes de la vallée du Niger. La principale résistance à ce jihad fut le fait des Bambara des royaumes de Segou et du Kaarta dans l’actuel Mali qui avaient réussi à échapper au précédent jihad peul, celui de Seku Ahmadou. Étant demeurés en majorité animistes, ils allaient donc pouvoir être vendus comme esclaves, but économique abrité derrière le paravent de l’islamisation. En 1856, El-Hadj Omar prit Nioro, la capitale du Kaarta. En juillet 1857, il tenta d’enlever Médine, poste français très avancé situé sur le haut Sénégal, afin de s’ouvrir une voie vers le sud, mais, au grand soulagement des populations du bas-Sénégal, il fut défait par les troupes françaises commandées par le colonel Louis Faidherbe. Il se replia alors vers le bassin du Niger et s’attaqua à Ségou, la principale cité bambara, qui fut prise et pillée en 1861. Suivi d’une partie de son armée, le souverain bambara trouva refuge au Macina où régnait le chef peul Ahmadou-Ahmadou, le petit-fils de Seku Ahmadou. La rivalité religieuse confrérique (kadirya-tijanya) et économique, opposant les deux Haalpulaaren se transforma en guerre ouverte. El-Hadj Omar l’emporta et conquit le Macina. En 1862, Hamdallahi, la capitale d’Ahmadou-Ahmadou fut prise. Tout l’actuel Mali n’était cependant pas conquis. C’est ainsi qu’à Tombouctou, ville contrôlée par le clan arabe des Kunta, et dont le chef, El Bekay, était un notable de la confrérie kadiriya rivale de la tijaniya, la résistance s’organisa. Craignant la conquête d’El-Hadj Omar, El Bekay avait ainsi soutenu les Bambara avant d’entrer lui-même en guerre. Ce fut d’ailleurs en le combattant que le 12 février 1864, à près de 70 ans, El-Hadj Omar trouva la mort sur les plateaux de Bandiagara, en pays dogon

A
Anonyme il y a 4 ans

Fiche la paix aux toucouleurs,surtout qu'ils ne sont arrivés qu'à la fin du dix neuvième siècle,pour combattre les français...

L
LeGoupil33 il y a 4 ans

Bonjour Mr Amara, Il est vrai que lorsque Choquel Maiga a prononcé aux Nations Unis la phrase « La nouvelle situation née de la fin de Barkhane, plaçant le Mali devant le fait accompli et l’exposant à une espèce d’abandon en plein vol, nous conduit à explorer les voies et moyens pour mieux assurer la sécurité de manière autonome avec d’autres partenaires », cela a été mal perçu alors même qu'il s'agissait de s'adapter aux nouvelles stratégies d'évitement des Djihadistes. Certainement il y a eu un défaut de communication et tout s'est enchaîné. Vos propos appellent à revenir à l'essentiel: La finalité n’est-elle pas la paix ? Mais si guerre il y a entre le Mali et la France, celle qu'il faut regarder c'est celle que les maliens des ULRI 4 et 6 notamment et les français de Barhane et sa Task Force Takuba conduisent avec des succés probants dans la région des 3 frontières. Malheureusement Choquel Maïga, bien connu ses comportements irrationnels, n'en parle jamais.

A
Anonyme il y a 4 ans

Tu veux dire que la guerre a commencé quand le Mali a été envahi par les Toucouleurs ? que le peuple a été converti de force ou égorgé ? a été emmené en esclavage par Samory ? a été libéré par les français qui en ont profité pour abolir l'esclavage ?

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

L'entetement et la politique de l'autruche desserviront :le Mali. QUE DE TEMPS ET D'ARGENT PERDUS SUITE A CET EMBARGO DU MALI DU AUX SANCTIONS DE LA CEDEAO et de l'UEMOA Rapprochons-nous de nos freres et soeurs Des pays de la CEDEAO et de l'UEMOA. Acce'lerons pour Fournir le chronogramme re'aliste et raisonnable pour une transition de 16 mois (souhait de l'UA) ou bien 17 mois (ma proposition) ou mieux sur 06 mois (ve'ritable souhait de la CEDEAO).. Ainsi, toutes Les sanctions seront le've'es. Arretons de nous asphyxier a Travers le jusqu'au boutisme Des uns et Des autres. Pensons aux conse'quences sur nos populations (du Mali et de la sous-re'gion) et sur le Mali. Comme je disais : A-t-on besoin de faire intervenir Macky Sall et l'Alge'rie comme le propose le Se'ne'galais Alioune Tine ? Un dialogue franc et sincere entre la CEDEAO et le Mali suffit pour e'tablir le consensus ne'cessaire. L'UA a demarre' ce dialogue MAIS ce n'est pas a l'UA d'e'tablir le calendrier e'lectoral. C'est au Mali a Travers un consensus entre tous Les acteurs de le faire. Car Comme disait Alassane Ouattara, President Ivoirien, le Mali doit prendre des initiatives (contacter la CEDEAO et Lui proposer une dure'e raisonnable avec un calendrier acceptable et le respecter dans des conditions acceptables par la CEDEAO). Le Secretaire Ge'ne'ral de l'ONU et son envoye' le Pre'sident Togolais viennent d'obtenir de Assimi GOITA l'acceptation de deux ans de transition. L'UA parle de seize mois de transition. Finalement, pour quelle dure'e de la transition y a t il consensus ? Que de temps perdu pour rien. Que de pertes inutiles d'argent pour nous et nos voisins. Comme je disais : Malgre' Les sanctions Lourdes et disproportionne'es inflige'es au Mali et aux Maliens, dans une meme famille, on ne livre pas une Guerre a son frere et a sa soeur car on est condamne' a se reconcilier. C'est le cas entre Les freres et soeurs Maliens et ceux des pays de la CEDEAO et de l'UEMOA. Seules la cohe'sion et l'unite' dans l'action permettront a nos forces arme'es, de de'fense et de se'curite', a celles de nos freres et soeurs des pays de la CEDEAO et de l'UEMOA et a celles de nos partenaires de vaincre l'adversite'. Nos forces sont Les ciments de cette cohe'sion et de cette unite'. Comprenons-nous et Reconcilions-nous pour ce faire. Comprenons ce qui nous est arrive'. Pleurons ensemble ce qui nous est arrive' et reconcilions-nous pour le Bonheur de TOUS car nos destins sont lie's. Oui, il y a eu des SANCTIONS LOURDES ET IMMEDIATES DE LA CEDEAO A L'ENCONTRE DU MALI (sanctions e'conomiques et financieres) ET DES AUTORITE'S DE TRANSITION (toujours pour Les 150 personnalite's, gel des avoirs et interdiction de Voyager), mais reconcilions-nous pour avancer ensemble pour le Bonheur de TOUS et pour l'avenir de nos enfants et de nos pays. Entendons-nous sur ce qui est possible et mettons de cote' Les divergences inutiles. LA CEDEAO EXIGE une transition politique acceptable avec un chronogramme acceptable et convenu ET le suivi de progrès satisfaisants réalisés dans la mise en œuvre du chronogramme des élections. La CEDEAO conseille de se focaliser principalement pendant la transition sur les activite's favorisant le retour a l'ordre constitutionnel normal, donc, se concentrer sur les e'lections (pre'sidentielle, le'gislative et le re'fe'rendum constitutionnel) et ce qu'il faut pour leur organisation. J'avais propose' une pre'-transition de cinq mois de'die'e a ces e'lections suivie d'une transition d'un an. Cette proposition n'avait pas e'te' accepte'e ET pourtant Elle aurait du l'etre en l'amendant si on se re'fere a ce qui vient d'etre accepte' ou en voie d'acceptation via la proposition de l'UA (de 16 mois de transition, pratiquement identique a la mienne qui proposait en tout 17 mois de transition e'lections incluses). J'accuse la CEDEAO et Les autorite's de transition d'avoir re'fuse' ce compromis que j'avais propose' depuis longtemps et de l'accepter maintenant ou de vouloir l'accepter, a Travers la proposition de l'UA, apres tant de pertes et de de'gats pour nous, nos voisins et la communaute' Internationale. Dommage, Dommage et Dommage. Personne n'a le monopole du patriotisme ou de l"amour du Mali Mais certains ont le monopole du blocage. Normalement, Assimi GOITA doit de'missionner ainsi que le Premier Ministre et le Pre'sident du CNT. Les sanctions (individuelles ainsi qu'e'conomiques et financieres) doivent etre leve'es. La CEDEAO et l'UEMOA doivent etre sanctionne'es ainsi que la communaute' Internationale pour avoir tarde' d:agir et pour avoir pris de mauvaises de'cisions. Ensemble, sans blocage et en suivant Les regles de Bonne Gouvernance et un controle scrupuleux du chronogramme associe' a cette transition, nous y arriverons. Il faudrait changer de Premier Ministre et les ministres. Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Se'curite' TEL 002 2 3 95955792 TEL 002 2 7 81204817

T
TellyOziris il y a 4 ans

En réalité la guerre a commencé il y a 4 siècles, mais beaucoup ne le savaient pas. Maintenant c'est la prise de conscience, les yeux sont ouverts. Il n'y aura plus de retraits tactiques. Nous combattrons la France, diable et ennemi numéro des Africains. Nous n'avons pas oublié l'esclavage, la colonisation, autres systèmes diaboliques pour exploiter les Africains, Oui c'est la guerre économique, France a dicté les sanctions inhumaines, illégitimes et illégales contre le Mali. Les dirigeants de la zone CEDEAO sont les sous-préfets qui prêts à sacrifier leurs peuples, violer leurs propres textes et dépasser leurs prérogatives pour plaire à des dirigeants indignes. Ces sanctions ont pour but de provoquer souffrance, pauvreté, désarroi, manifestions violentes voire soulèvements pour déstabiliser le Mali, chasser les autorités de la Transition et redonner le pouvoir aux valets de la France. C'est aussi la guerre médiatique, d'intox, de dénigrement voire de diffamation. Paris doit comprendre que les anciennes colonies ne sont plus sa chasse gardée et cesser de s'entêter, s'acharner, se ridiculiser tel un enfant à qui on a arraché le joué préféré. Il faut mettre un peu d'eau dans le vin. À défaut de pouvoir imposer des sanctions, le Mali doit demander le retrait de Barkhane qui voulait partir dès l'arrivée des Russes. Les sanctions sont loin d'être l’épée de Damoclès et ne nous ferons pas reculer, même pas de retrait tactique. Russie, l'Iran, Cuba, etc sont sous sanctions internationales depuis longtemps. Les sanctions limitent les échanges commerciaux et financiers, mais permettent de booster la production et la consommation locales ainsi que le patriotisme. Malgré l'instabilité et la faiblesse économique, le Mali peut faire comme les pays cités ci-haut. À quelque chose malheur est bon!

S
Seydou il y a 4 ans

Même si le Mali fait appel à la turquie pour former ,entraîner et équiper notre armée le réaction de la france sera pareil .Il aura toujours un prétexte . De Libreville â Dakar en passant par Djibouti ,la politique française dans les ancienne colonies reste la même,dépendance en matière de securite ,économie et finance .Tout doit passer par la france .où les bases militaires semé un peu partout sur le continent ,le Franc CFA et autres. Sur aucun plan il ya pas d'independance réelle .même nos passeports ne sont pas épargner . Sortir de cette tutelle entraîne une guerre froide . Italie avait dénoncé un moment altitude de la france envers ces anciennes colonies entraînant la rage de paris .La France avait rappelé son ambassadeur de rome . La france vit sur le dos de nos états.

A
Anonyme il y a 4 ans

Il embastille sans accent , chère messagerie de malijet !!!

A
Anonyme il y a 4 ans

Oui,il embastillé à tout va.

A
Anonyme il y a 4 ans

Choguel a passé sa vie à critiquer,et harceler le pouvoir d'ibk,cela sans risque pour lui,car la liberté de parole existait. N'étant point un homme d'Etat, choguel embastillé quiconque osant le critiquer. Le pays est mal barré avec cet étroit d'esprit...

D
diop mimi il y a 4 ans

76615975 Rencontre à Bamako avec jolie sénégalaise J'ai 21 ans Je fait toute les positions k tu veux

D
diop mimi il y a 4 ans

76615975 Rencontre à Bamako avec jolie sénégalaise Je fait toute les positions k tu veux

A
Anonyme il y a 4 ans

Proverbe gouvernemental malien : A défaut de ses ennemis on peut combattre ses alliés (c'est moins risqué et plus payant)