lundi 23 février 2026
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Mali-CEDEAO : La Cour de justice impuissante

Par L'Aube 1,098 vues
Mali-CEDEAO : La Cour de justice impuissante

La Cour de justice de l’Uemoa s’est prononcée le 24 mars 2022 sur une requête introduite par les Autorités de la transition contre les sanctions prises par les chefs d’État et de gouvernements de l’UEMOA. Dans une ordonnance, cette juridiction a ordonné la suspension des sanctions économiques. Cependant, dès le lendemain, les chefs d’Etat de la CEDEAO (réunis en sommet extraordinaire à Accra) ont décidé de maintenir les sanctions contre notre pays. Alors questions ? Les dirigeants de la CEDEAO et de l’UEMOA ont-ils du respect pour l’auguste Cour dont le siège est à Ouaga ? A quoi sert finalement cette juridiction de l’UEMOA si ses décisions ne sont pas respectées par nos dirigeants ?

 

En effet, la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a ordonné, jeudi dernier, dans une ordonnance, la suspension des sanctions économiques imposées à notre pays  par des chefs d’États et de gouvernements de l’UEMOA en date du 9 janvier 2022.

Le gouvernement malien par le biais d’un collectif de six avocats, avait saisi,  le 2 février 2021, la Cour de justice de l’UEMOA de deux recours, contre les décisions issues de la Conférence des chefs d’État et de gouvernements de l’UEMOA en date du 9 janvier 2022.

Le premier visait « à obtenir de la Cour de Justice de l’UEMOA, l’annulation » des décisions prises contre le Mali.

Le second sollicitait « la suspension de l’exécution des sanctions eu égard aux effets gravement préjudiciables à l’État du Mali, aux populations maliennes et africaines vivant au Mali ».

La Cour s’est donc  prononcée le jeudi dernier sur  le deuxième  recours. Aussi  par voie de communiqué, Hamidou Yamega, Greffier adjoint de la Cour de Justice de l’UEMOA a annoncé : « Nous déclarons la requête aux fins de sursis à exécution introduite par l’Etat du Mali recevable en la forme, ordonnons le sursis à l’exécution des sanctions prononcées par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA lors de sa session extraordinaire tenue, à Accra, le 9 janvier 2022 et figurant dans son communiqué final ».

Cette décision de la Cour de justice de l’Uemoa n’est susceptible de recours.

Cependant, les  Chefs  d’Etat de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao)  réunie le  vendredi 25 mars  à Accra au Ghana ont  décidé de maintenir les sanctions prises contre le Mali.

Cette attitude des dirigeants de la CEDEAO qui intervient après une décision de justice suscite beaucoup d’interrogations. Comment comprendre qui ceux qui sont censé représenté  l’autorité,  la loi et le droit sont les premiers à ignorer les décisions  des lors qu’ils ne sont pas à leurs faveurs. A quoi sert-il alors d’avoir des juridictions communautaires, si leurs décisions ne sont pas respectées.

Les sanctions prises par l ’UEMOA concernent  le gel des avoirs du Mali à la banque centrale commune aux huit États membres de l’Uemoa, celui des entreprises publiques et des organismes parapublics maliens ainsi que la suspension du pays de toute assistance financière des institutions internationales. La suspension de toutes les transactions commerciales, à l’exception des produits de consommation essentiels : pharmaceutiques, fournitures et équipements médicaux, ainsi que le matériel pour le contrôle de la Covid-19 et des produits pétroliers et d’électricité.

La Cour de Justice veille à l’interprétation uniforme du droit communautaire et à son application et juge, notamment, les manquements des Etats à leurs “obligations communautaires”.

Elle arbitre les conflits entre les Etats membres ou entre l’Union et ses agents,

Elle est composée de juges, un par État, nommés pour un mandat de six ans renouvelable.

Mémé Sanogo

 

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Commentaires (8)

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F
fatemogola il y a 3 ans

Bonsoir. Ne recevez personne au nom de CEDEAO ou UEMOA car eux mêmes ne leur reconnaissent pas et pourquoi prentendent ils parler au nom de ces institutions?

S
Seydou il y a 3 ans

Fanga, bonjour Dépuis que la partie Malienne a saisi le cour de justice de la cedeao ou umoa, j'avais dit que ADO, Sall, ADDO...marchent sur les lois de ces organisations. c'est organisations c'est ADO. la LOI du plus fort.le Mali est faible car nous n'avons pas accès à la mer, faible parce que nous utilisons le franc CFA. La justice n'ai jamais été indépendante ,ni au Mali, ni dans la zone cedeao. Tu as vu hier comment la Guinée a répondu à la cedeao? la démocratie sous couvert de la dictature. La Guinée ne va pas donner de date. La Guinée a un port et surtout sa monnaie .le diktat de la cedeao elle s'en fiche. Si ces chef d'etat avaient un minimum de dignité, ils n'allaient jamais accepté un 3eme mandat. le BFA a jusqu'à fin du mois pour libérer kaboré sinon les sanctions pour asphyxier le peuple. Cela veut dire quoi? le peuple peut crever la cedeao s'en fiche.Entre le peuple et le président le choix de la deceao est vite fait .

D
Diawara il y a 3 ans

QUELLE HONTE QUELLE INDIGNITÉ EXTRÊME DIRE QU'EN 2022 IL Y AURAIT-IL DES CHEFS DE TAS QUI VONT ORGANISER L'ASSASSINAT D'UN PRÉSIDENT PATRIOTE ET DIGNE QUI AIME SON PAYS. HÉ OUI PARCEQUE NOTRE PRÉSIDENT A DIT NON NON ET NON JE N'ACCEPTERAI PAS DE SOUMETTRE MON PAYS ET JE FERAI TOUT POUR MON PAYS . IL CHASSÉ L'AMBASSADEUR FRANÇAIS PARCESUE CE DERNIER SE MÊLAIT DE CE QUI NE LE REGARDAIT PAS. IL CHASSÉ RFI FRANCE 24 PARCEQUE CES MÉDIAS DE MERDES FRANÇAIS VÉHICULAIENT LA HAINE ET LA DIVISION COMME DANS LE PASSÉ AU RWANDA.ALORS LORSQU'IL FAIT ÇA ON VEUT L'ASSASSINER MAIS HÉLAS C'EST MÉCONNAÎTRE LE PEUPLE MALIEN QUI ADORE SON PRÉSIDENT ET LE PROTÉGERA CONTRE VENTS ET MARÉES N'EN DÉPLAISE À MACRON ET SES VALETS NEGRES DE MAISONS. LEUR COUP D'ÉTAT DE SOMMET D'ACCRA IL L'ONT DANS LE CUL CAR NOTRE DIGNE PRÉSIDENT HASSIMI GOITA NE BOUGERA PAS DU MALI. IL N'EN À PAS BESOIN CAR LUI SE CONTENTE DE SON PAYS POINT BARRE.QUE DIEU BÉNISSE NOS DIRIGRANTS ACTUELS ET QUE DIEU MAUDISSE LES MANIPULATEURS INDIGNES ENNEMIS DU MALI AMINE.

D
Diawara il y a 3 ans

LES CHEFS DE TAS DE LA CEDEAO VIENNENT DE PROUVER ENCORE UNE ÉNIÈME FOIS QU'ILS SONT HORS LA LOI ET QU'ILS AGISSENT EN ILLÉGALITÉ POUR FAIRE PLAISIR À L'IMPÉRIALISME PRÉDATEUR FRANÇAIS. C'EST INDIGNE MAIS C'EST ÇA. D'ORES ET DÉJÀ JE DIRAI AU PRÉSIDENT PATRIOTE ET DIGNE SON EXCELLENCE HASSIMI GOITA CHEF DE L'ÉTAT CHEF SUPRÊME DES ARMÉES DE DÉCIDER NOTRE SORTIE DE CETTE ORGANISATION CRIMINELLE ET INDIGNE CAR ELLE A DÉSHONORÉ L'AFRIQUE. CES GENS-LÀ PENSAIENT QUE LE PEUPLE MALIEN VA LAISSER PARTIR SON DIGNE PRÉSIDENT VERS LA TRAHISON HÉ OUI C'EST ÇA CE SOMMET ILS AVAIENT TOUT PRÉVU MAIS SAUF QUE LE PEUPLE MALIEN ÉTAIT EN AVANCE SUR LEURS PLANS QUI ONT ÉTÉ DÉJOUÉS. LE MALI NE VACILLERA ET CETTE RÉVOLUTION IRA JUSQU'AU BOUT MÊME S'IL NOUS FAUT MARCHER SUR LES CADAVRES DES INDIGNES. QUEL DOMMAGE LE PAYS DE KWAME NKRUMAH DEVENU SI PETIT À CAUSE DE CE VILAIN NAIN VILAIN COMME LA MORT QUI S'ABAISSE DEVANT MACRON . TOUS CES CHEFS DE TAS QUI SE SONT MOBILISÉS POUR DÉTRUIRE LE MALI ET SEMER LE CHAIS AFIN QUE LA FRANCE EN PROFITE MAIS FINALEMENT ILS L'ONT EU DANS LE CUL CAR NOTRE DIGNE PRÉSIDENT N'EST PAS PARTI ET N'IRA NULLE PART CAR IL A TROP À FAIRE AU MALI. VIVE NOTRE PRÉSIDENT VIVE LE MALI À BAS LA CEDEAOFRANCE À BAS LES CHEFS DE TAS LAQUAIS ET NÉGRES DE MAISONS.DIEU BÉNISSE LE MALI ET QUE DIEU MAUDISSE LES MANIPULATEURS INDIGNES ENNEMIS DU MALI AMINE.

D
diop mimi il y a 3 ans

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A
Anonyme il y a 3 ans

Les chefs d'État de la Cédéao ne sont en réalité que des brigands. Les autorités maliennes ne doivent plus perdre leur temps à attendre une entente avec une organisation qui ne fonctionne plus selon les règles communautaires qui ne peuvent en aucune façon empiéter sur la souveraineté des États. Le peuple malien a déjà décidé de la voie à suivre : la Transition a cinq pour entreprendre les réformes nécessaires (Constitution, loi électorale, justice, armée, éducation...) pour aller à un constitutionnel normal. Il est imminent pour le Mali de sortir de la Cédéao, de l'UEMOA (franc CFA) pour se dégager des entraves à son développement.

D
diop mimi il y a 3 ans

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A
Anonyme il y a 3 ans

Aucune surprise! Ces chefs d'état ne respectent pas les institutions de leur propre pays à plus forte raison dans l'espace communautaire! Je suis sûr que la majorité des dirigeants de la CEDEAO ne respecteront pas cette décision de justice; Les maliens sont en train de mettre à nu ces institutions de pacotille de la sous-region. Nous allons demander une reforme de la cedeao et l'uemoa afin de neutraliser toutes ingérences françaises ou non communautaire. à défaut, le Mali ne sera plus membre de la cedeao et de l'Uemoa, nous allons y introduire notre demande de retrait pur et simple.