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Moura, cercle de Djenné : Carnage dans les rangs des terroristes

Par Tjikan 1,183 vues
Moura, cercle de Djenné :  Carnage dans les rangs des terroristes

Dans un communiqué publié le vendredi 1er avril 2022, l’Etat-major Général des Armées informe l’opinion nationale et internationale que du 23 au 31 mars 2022, une opération d’opportunité aéroterrestre de grande envergure a été menée dans la zone de Moura, à 17 kilomètres au Nord-est de Kouakourou, dans le cercle de Djenné. Au cours de cette opération, plusieurs combattants des groupes armés ont été neutralisés et plusieurs matériels ont également été saisies et brûlées.

 

Selon ledit communiqué, cette opération fait suite à des renseignements bien précis qui ont permis de localiser la tenue d’une rencontre entre différents Katibats à Moura, considéré comme fief des terroristes depuis quelques années.

Une combinaison d’actions aéroterrestres, affirme ce communiqué, en l’occurrence les forces au sol et les troupes aéroportées, notamment les forces spéciales, a permis un bilan très lourds chez les terroristes. Il s’agit de 203 combattants des GAT (Groupes Armés Terroristes) avec l’interpellation de 51 personnes. Et à cela s’ajoute un bilan matériel de 200 motos saisies et brûlées et d’importantes quantités d’armes et munitions récupérées.

Ensuite, d’après ce document, les FAMa ont procédé au nettoyage systématique de toute la zone. « Après les premières auditions effectuées par la gendarmerie, des personnes interpellées, elles ont été transférées au pôle judiciaire spécialisé, chargé de l’instruction des affaires de terrorisme », souligne ce communiqué. Avant de nous faire savoir que des opérations de fouilles et de sécurisation se poursuivent dans le secteur. Egalement, une mission d’actions civilo-militaire se rendra dans la localité de Moura dans les jours à venir.

« L’Etat-major Général des Armées tient à féliciter les FAMa pour leur disponibilité et leur engagement pour la défense du territoire national, la protection des personnes et de leurs biens et de la lutte contre le terrorisme », a déclaré ledit communiqué. Egalement, dans ce communiqué, il a profité de cette occasion pour rappeler que le respect des Droit de l’Homme (DH), de même que le Droit International Humanitaire (DIH), reste une priorité dans la conduite des opérations. Et ceci s’explique par d’énormes efforts de sensibilisation et de formation sur les différents modules, de même que l’ouverture d’enquêtes à chaque fois que des allégations sont portées contre les FAMa.

Pour terminer, il a invité les populations à la retenue contre les spéculations diffamatoires à l’encontre des FAMa et au respect de la mémoire des éléments des forces de défense et de sécurité de même que toutes les victimes civiles du terrorisme.

Fily SISSOKO

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Commentaires (2)

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D
dOGON64 il y a 3 ans

Lutte contre la désinformation de ce gouvernement illégal, on vous raconte des mensonges, Mariko avait raison et il a eu le courage de dire la vérité : "Le massacre de Moura a lieu du 27 au 31 mars 2022, et est commis par les forces armées maliennes et les mercenaires russes du groupe Wagner. La localité de Moura est assiégée pendant cinq jours. Le village est situé dans une zone contrôlée par les djihadistes du GSIM depuis plusieurs années. L'opération dégénère en massacre des habitants, soupçonnés par les militaires maliens et les mercenaires russes d'être soit des terroristes, soit des collaborateurs. Des centaines d'habitants sont alors exécutés. L'armée se livre au pillage des habitations et plusieurs femmes sont victimes de viol. Il s'agit alors du pire massacre d'innocents depuis le début du conflit malien. Selon le journaliste Wassim Nasr, l'armée malienne multiplies les opérations offensives dans le centre du Mali depuis plusieurs semaines afin de mettre en difficultés la Katiba Macina. Cette tentative de montée en puissance est suivie d'une multiplication des exactions de l'armée malienne, suppléé des mercenaires du groupe Wagner. Quelques temps avant l'opération, grâce à des renseignements récolté sous contrainte d'un proche d'Amadou Koufa, le chef de la Katiba Macina et certains de ses lieutenants seraient actuellement dans la région de Moura. L'armée malienne conjointement aux forces russes organise immédiatement une opération de grande envergure dans le but de capturer Amadou Koufa. Le 23 mars, l'armée malienne lance une offensive dans le cadre de l'opération « Kélétigui » menée depuis la fin de l'année 2021 dans le centre et le sud du Mali. Des militaires de l'armée de terre, de l'air et des forces spéciales sont déployés, ainsi que des mercenaires russes du Groupe Wagner et au moins trois hélicoptères. D'après des témoignages recueillis par Human Rights Watch, les Russes sont au nombre d'une centaine et sont même encore plus nombreux que les militaires maliens dans les premiers jours de l'opération. L'armée malienne arrive aux abords de Moura, située à 45 kilomètres de Mopti, le 27 mars 2022, qui est alors un jour de foire dans la localité. Pendant cinq jours, le village est assiégé. L'opération tourne au massacre. Un défenseur des droits de l'homme africain déclare au journal Le Monde : « Des hélicoptères ont survolé le marché en tirant sur ceux qui essayaient de fuir. Pendant ce temps, les djihadistes se sont débarrassés de leurs armes et se sont fondus dans la foule. Des soldats maliens et russes ont été débarqués au sol et ça a été le début du massacre. Ils ont rassemblé les hommes, en ont exécuté beaucoup, ont fouillé les maisons pour tuer ceux qui s’y cachaient. Ils n’ont pas fait de distinction entre les djihadistes ou les autres ». Plusieurs témoignages sont recueillis par le journal Libération. D'après ces derniers, l'attaque débute à 11 heures avec au moins trois hélicoptères. Un témoin déclare que : « Deux hélicoptères ont atterri dans le champ et la cour de ma maison à l’extérieur du village. Des blancs en sont sortis, ont pris place sur mon toit et ont ouvert le feu sur des hommes qui couraient ». Pendant ce temps, un troisième appareil ouvre le feu sur des fuyards à pied, tandis que sur la place du marché des « soldats blancs » tirent de manière indiscriminée sur les forains. Les coups de feu s'achèvent à 15 heures. Les mercenaires russes, au nombre de plusieurs dizaines, commencent alors à séparer les hommes en trois groupes : « terroristes, terroristes présumés ou collaborateurs soupçonnés ». Ceux du premier groupe sont immédiatement exécutés, les autres sont emmenés pour être interrogés. D'après le témoignage du membre d'une association de jeunes de Moura : « S'il a une barbe, des traits ou un accent peul, l'homme est amené sur une fosse ou au bord de la rivière et abattu ». Plusieurs dizaines de personnes sont exécutées le premier jour par les mercenaires de Wagner et au moins deux maisons sont incendiées, dont le magasin d'un boucher où plusieurs personnes qui s'y étaient réfugiées périssent brûlées vives. Le 28 mars, la plupart des mercenaires russes se retirent avec les prisonniers. De leur côté, les militaires maliens poursuivent les fouilles des maisons et procèdent à des arrestations pendant les journées du 28 et 29 mars. Le 30, les femmes sont appelées à leur tour. Plusieurs d'entre-elles sont conduites le soir au campement où elles sont violées par les militaires maliens. Les maisons, laissées vides, sont livrées au pillage. Pendant ce temps les suspects continuent d'être triés : certains sont exécutés près du fleuve, d'autres sont relâchés. Le matin du 31 mars, les tueries s'achèvent et les militaires maliens ordonnent aux habitants d'enterrer les corps. Deux fosses communes sont alors creusées et les corps sont brûlés avec de l'essence avant d'être recouverts de terre. À 10 heures, les derniers soldats maliens se retirent de Moura par hélicoptères. Mais plus tard dans la journée, les djihadistes refont leur apparition à Moura, où ils cherchent à rassurer la population et à se présenter en protecteurs contre l'armée malienne Le bilan humain est difficile a établir, cependant l'ampleur du massacre est sans équivalent depuis le début du conflit, dix ans plus tôt. Des corps sont retrouvés calcinés ou criblés de balles. Des fosses communes sont creusées par les habitants. Dans les premiers jours d'avril, un défenseur des droits de l’homme originaire du centre du Mali déclare au journal Le Monde : « Ce matin, les villageois étaient encore en train d’enterrer des corps. Ils n’arrivent plus à les compter tant ils sont nombreux ». Le 1er avril, l'armée malienne donne son bilan et affirme avoir tué « 203 combattants des groupes armés terroristes » et interpellé 51 personnes. Le communiqué ne fait pas état de pertes au sein des forces armées maliennes. Il conclut que « le respect des droits de l’homme reste une priorité pour la conduite des opérations ». Cependant Amnesty International conteste la version de l'armée malienne et indique que des témoignages recueillis sur place font état de 150 à 500 victimes civiles. Ousmane Diallo, du bureau d'Amnesty International en Afrique de l'ouest, basé à Dakar, dénonce « une brutalité de l'armée malienne et des mercenaires du groupe Wagner ». Il ajoute que : « L'armée malienne parle de 203 morts dans un rassemblement et parle de combats alors que toutes les sources avec lesquelles nous avons pu discuter nous disent qu'il n'y a pas eu de combat. Il y a eu une attaque par hélicoptère le jour de la foire. Le siège sur le village a duré plus de cinq jours au cours duquel l'armée malienne a investi le village, fouillé les maisons, aurait exécuté plusieurs civils et forcé quelque uns des forains qui étaient à Moura à creuser des tombes afin d'enterrer ou de brûler toutes les personnes qui ont été tuées dans le cadre de ces opérations » De son côté, la MINUSMA se déclare « très préoccupée par les allégations de violences survenues contre les civils »1. Des habitants reprochent cependant à la MINUSMA ne pas être intervenue, alors qu'un camp de casques bleus se trouvait à Mopti, à moins d'une cinquantaine de kilomètres."

D
Diawara il y a 3 ans

BRAVO LES FAMAS CAR IL FALLAIT DES COUPS COMME CELUI-LÀ POUR MONTRER À TOUS QUE LA JAVA EST TERMINÉ ET TOUS CEUX QUI SE RETROUVERONT SUR LE CHEMIN DE NOS FAMAS SERONT ÉCRASÉS COMME CES CONNARDS. LE PEUPLE MALIEN TOUT ENTIER EST SOLIDAIRE ET SOUTIENT SON ARMÉE QUI BE FAIT PAS DANS LA DENTELLE. QIELLE DÉSOLATION POUR CES CONNARDS DE TERRORISTES ET LEUR PROTECTEUR QUI L'A DANS LE CUL. VIVE LES FAMAS QUE DIEU VOUS BÉNISSE ET SURTOUT PAS DE PRISONNIERS CAR CELÀ RISQUE D'ENCOMBRER LA JUSTICE.