Forum sur la non-violence pour la diffusion d’une culture de paix : le HWPL France avec la délégation permanente du Mali auprès de l’UNESCO œuvrent pour mettre fin à la violence.
Ce jeudi 28 Avril 2022, s’est tenu le forum sur la non-violence pour la diffusion d’une culture de paix où les acteurs concernés d’ici et d’ailleurs se sont rencontrés par visioconférence. Organisé par HWPL France, avec la délégation permanente du Mali auprès de l’UNESCO, au menu des échanges de ce forum, des communications ont été faites sur les violences domestiques et la violence à l’école.
Ils étaient nombreux à prendre part à ce forum sur la non-violence pour la diffusion d’une culture de paix. Des acteurs clés du Mali, de la sous-région, d’Europe et d’Amérique se sont prononcés pour une culture de la paix qui passe par la lutte contre les violences domestiques et la violence à l’école.
Avant les différentes communications, M. Amadou Opa THIAM, Ambassadeur de la délégation du Mali auprès de l’UNESCO, Mme Anna Bossman , Ambassadrice de la délégation du Ghana auprès de l’UNESCO, M. Alberto M. Augusto, Ambassadeur de la Délégation du Mozambique auprès de l’UNESCO et Mme Adélaïde Fassinou , Secrétaire Générale de la Commission Nationale béninoise ont adressé leurs félicitations aux organisateurs de ce webinaire international et se sont montrés favorables à l’instauration d’une culture de paix durable à travers le monde.
Ainsi dit, le premier thème abordé était sur les violences domestiques dont le taux a fortement augmenté ces derniers temps dû à la pandémie. Selon un rapport fourni par l’organisation mondiale de la Santé (OMS), un tier des femmes dans le monde ont été victimes de violences domestiques. Trois intervenants (de la France, de l’Espagne, du Mali) ont donc exposé les situations dans leurs différents pays et des solutions pour éradiquer cette pratique. Ils sont unanimes sur l’augmentation du nombre de cas des violences domestiques dans les différents pays, Par exemple en France, une femme sur deux meurt des coups de son mari violent. Comme solution, il a été évoqué l’augmentation des commissariats de police, des gendarmeries, les bracelets antirapprochement (en France), la formation massive d’avocats dans ce domaine, la prise de conscience de la société afin de mettre en place des lois pouvant en un mot permettre d’éloigner l’agresseur et de protéger la victime et l’enfant (une victime à part entière) s’il y en a.
En effet la réalisation de ce changement positif au sein de la société pour avoir une culture de la paix passe par l’éradication des violences domestiques, ont-ils conclu.
La deuxième thématique portait sur la violence à l’école. Selon le rapport de l’UNESCO sur la violence et le harcèlement, publiés en 2019, près de 3 étudiants, ce qui fait 30 % se font harcelés. Le harcèlement et le harcèlement sexuel sont les premières formes de violence à l’école. Quatre intervenants se sont succédés sur cette problématique. Parmi les formes de violences rencontrées au sein des écoles, il y a la cyberviolence sexiste et sexuelle, autrement dit le cyber harcèlement qui est «un acte agressif, intentionnel perpétré par un individu ou un groupe d’individus au moyen de forme de communication électronique de façon répétée à l’encontre d’une victime qui ne peut se défendre seule». Il y a également la violence physique et morale qu’on rencontre souvent. Il faut savoir que les violences externes (telles que la guerre), peuvent avoir des répercussions et favoriser la violence au milieu scolaire (cas du Mali). L’une des conséquences graves de cette violence à l’école est le cas des suicides incontrôlables.
Comme solutions, les intervenants proposent la mise en place des formations en développement personnel pour sensibiliser les élèves, former les formateurs pour qu’ils puissent identifier les victimes, ouvrir des centres de prévention et de sensibilisation, renforcer et généraliser au niveau national une éducation au média numérique pour les élèves pour qu’ils puissent faire un usage responsable, savoir gérer leur identité numérique et avoir un comportement citoyen sur les réseaux sociaux. Pour le cas du Mali, qui est plongé dans une crise multidimensionnelle, il s’agirait de puiser dans nos différentes cultures pour y ressortir le meilleur afin de réduire les violences en milieu scolaire. De passage, rappelons que 3 millions 500 milles enfants ne vont pas à l’école au Mali.
Plus besoin de le rappeler, les chiffres sont alarmants partout. Plus de 1,6 millions de personnes meurent chaque année à cause de la violence, l’une des principales causes de décès chez les 15 à 44 ans. Cette culture de la paix s’avère primordiale et le changement est bien possible, puisque des voix concordantes se lèvent pour lutter contre ce phénomène. Pour y arriver, des engagements internationaux doivent être pris et chacun doit veiller à ce que ces engagements soient respectés. « Construisons donc ensemble un monde de paix où chacun peut s’épanouir ».
Pour finir, il faut rappeler que Culture céleste, paix mondiale, restauration de la lumière (HWPL), fondée en 2013, est une organisation non-gouvernementale, à but non lucratif officiellement enregistrée auprès du Département de la Communication Globale des Nations-Unies (DGC). Son objectif est de parvenir à la paix mondiale et à la cessation de la guerre. Avec plus de 170 branches à travers le monde, et en collaboration avec le Groupe international des femmes pour la paix (IWPG) et le Groupe international de la jeunesse pour la paix (IPYG), HWPL travaillent activement afin d’apporter une solution durable pour la paix.
AFANOU Kadia DOUMBIA/Malijet.com