dimanche 22 février 2026
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ONG SOUTOURA/CDC : Formation des acteurs des médias sur la gestion des rumeurs sur la maladie à COVID-19

Par Malijet 282 vues

L’ONG SOUTOURA à travers le Centre de Contrôle des Maladies (CDC) a organisé une formation de deux jours à l’endroit des acteurs des médias du district de Bamako, du 10 au 11 juin 2022 à son siège, sur la gestion des rumeurs sur la maladie à COVID-19.

 

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Facilitée par la Direction Régionale du Développement Social, Représentée par sa Directrice, Mme Sidibé Aminata Kalapo, et la Direction Régionale de la Santé, Représentée par Dr Sidiki Traoré, la formation s’est déroulée sous le leadership de Dr Keita Aminata Saran Sidibé, Coordinatrice du Projet CDC. Au total, 20 acteurs médias dont 10 animateurs radio, 5 journalistes web, 5 journalistes de la presse écrite ont pris part à cette formation sur la gestion des rumeurs sur la maladie à COVID-19.

En effet, la maladie coronavirus (COVID-19) est provoquée par un virus de la famille des Coronaviridae, le SARS-CoV-2. II s'agit d'une maladie respiratoire pouvant touchée tout le monde. Elle est mortelle et certaines couches particulières de la population sont plus à risque notamment les sujets fragilisés par l'âge ou atteint de maladie chronique. Elle se transmet par contact rapproché avec des personnes infectées et se manifeste par une fièvre, une toux sèche et des difficultés respiratoires.

Au Mali, le premier cas positif de COVID-19 a été déclaré le 25 mars 2020. A la date du 09 mai 2022, le pays a enregistré 30 940 cas confirmés, dont 166 cas importés, 30 035 guéris, soit un taux de guérison de 97 % et 733 décès, soit une létalité de 2,6% (Rapport journalier COVIDI9 Mali N° 798).

Ainsi, pour faire face à la pandémie, des mesures avaient été mises en place, il s’agit de l’activation des cordons sanitaires au niveau de l’aéroport et des frontières ; la recommandation du port du masque et le respect de la distanciation sociale, et l'accélération de l'acquisition de nouvelles doses de vaccin et l'intensification des activités de vaccination. Il faut savoir que le Mali fait partie de ces pays à faible revenu ayant bénéficié d’une initiative mondiale de prévention par la vaccination adoptée par les partenaires de l'AMC-COVAX pour faciliter l'accès au vaccin contre la maladie à coronavirus. De ce fait, les antigènes Jansen (Johson-Johson) (1 seule dose), Sinovac (2 doses), Sinopharm (2 doses), Pfizer (2 doses), et Astrazeneca (2 doses, mais indisponible pour le moment, les commandes sont en cours), ont été mis à la disposition de la population.

Dans l’optique de couvrir un large éventail de la population avec la prise en compte d’autres cibles et l’acquisition de nouveaux vaccins, la vaccination a été étendue à l’ensemble du pays. Le défi reste donc de taille pour l’adoption de comportements positifs durables face à la pandémie. L'atteinte de cet objectif passe par 1 a connaissance et l'adoption des mesures barrières par tous ainsi que l’acceptation et la vaccination de tous.

Les agents de la santé sont confrontés à des fausses rumeurs sur les vaccins, un problème de financement des activités de vaccination et surtout une gestion difficile des cas de refus. Face à la réticence de la population à se faire vacciner, la sensibilisation devient primordiale surtout quand on sait que ce refus émane généralement des rumeurs sur la maladie à Coronavirus. C’est pourquoi, l’objectif de cette formation des acteurs des médias était d’améliorer leurs connaissances sur les vaccins contre la COVID-19 disponibles au Mali, les assurer une bonne connaissance des rumeurs et de l'infodemie, expliquer le mécanisme national de gestion des rumeurs et leurs rôles dans la réponse à apporter, expliquer les Manifestation Adverses Post Immunisation (MAPI), comment les signaler et les gérer, afin de les orienter sur la Communication des Risques et l’Engagement communautaire pour une communication efficace en faveur de la vaccination contre la COVID-19. En plus du District de Bamako, elle a concerné les régions de Kayes et de Koulikoro.

Puisque les rumeurs ont pour conséquence de servir de vecteur des comportements à risque, mettre en danger le personnel soignant, la communauté toute entière, le résultat attendu en termes d’effets est donc l'acceptation de la vaccination contre la COVID-19 par au moins 70 % des populations des localités concernées. Les acteurs médias formés contribueront à une sensibilisation et à une mobilisation accrue de toutes les personnes éligibles en tenant compte des nouvelles cibles (12 ans et plus : femmes enceintes et allaitantes) pour la vaccination contre la COVID 19 à travers des diffusions journalières, hebdomadaires, mensuelles et trimestrielles des messages de sensibilisation et de lutte contre les rumeurs relatives à la COVlD-I9.

Il faut noter qu’à partir de maintenant, chaque mois il y aura 10 jours de campagne de vaccination jusqu’au mois de novembre 2022. Des agents de santé communautaire se rendront dans les quartiers, familles pour une vaccination de proximité.

Pour revenir à l’ONG SOUTOURA, qui a initié cette formation à travers le financement du Centre de Contrôle des Maladies (CDC), elle intervient dans la lutte contre les IST, le VIH etc.... La promotion des droits humains fait partie de ses objectifs phares.

A la fin de la formation, la Coordinatrice du Projet CDC, Dr Keita Aminata Saran Sidibé, a tenu à remercier les acteurs de médias pour l’intérêt porté à la formation. Les participants de leur côté, se sont dit satisfaits des renseignements fournis par les facilitateurs et espèrent d’autres rencontrent similaires.

AFANOU KADIA DOUMBIA/Malijet.com

 

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