dimanche 22 février 2026
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‘’Repos forcé’’ du PM: De quoi souffre le Dr Choguel ?

Par Le Nouveau Réveil 1,242 vues
‘’Repos forcé’’ du PM:  De quoi souffre le Dr Choguel ?

Officiellement mis au ‘’repos forcé’’ depuis le 13 août 2022 pour fatigue générale, selon le communiqué du gouvernement, le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, puisque c’est de lui qu’il s’agit, répond aux abonnés absents des grands rendez-vous des affaires publiques depuis lors.

Pas étonnant alors que tout Bamako bruisse de rumeurs sur l’état réel de santé de l’éminence grise du régime d’Assimi Goïta. Malgré les nouvelles rassurantes que distillent ses proches collaborateurs et familiaux, la clinique Louis Pasteur qui a reçu le Premier ministre en consultation, il y a maintenant deux semaines, est motus et bouche cousue. Le gouvernement malien aussi, suite à son premier communiqué dans lequel il évoquait  un besoin de repos de Choguel Maïga après que l’homme a été au four et au moulin des affaires de l’État pendant 14 mois.

14 mois d’impulsion et de coordination de l’action gouvernementale, ça use un Premier ministre surtout dans le contexte d’un Mali ballotté par l’insécurité chronique, l’instabilité politique, les chantiers de la refondation républicaine, les réprimandes de la CEDEAO, les réserves de la communauté internationale sur sa gestion de la crise sécuritaire, la relation houleuse avec la France… cela fait beaucoup, même pour un général spartiate, formé à l’école du bolchevisme.

Alors, Choguel Kokalla Maïga a-t-il été victime d’un accident vasculaire cérébral, comme l’ont annoncé plusieurs médias ? Son état de santé est-il si grave qu’aucun plateau technique hospitalier au Mali ne peut le prendre en charge, donnant cours aux rumeurs persistantes d’une évacuation à l’extérieur ? Si oui, vers quel pays et dans quel hôpital ? Des questions qui valent leur pesant d’implications diplomatiques, tant il est vrai que le régime d’Assimi Goïta s’est illustré dans des prises de position tranchées, servies par un langage cru, souvent aux antipodes du diplomatiquement correct au sujet de la lutte contre le terrorisme et la conduite de la transition. De quoi ne pas se faire que des amis ! Suivez notre regard vers la France, véritable punching-ball d’un Mali qui s’est redécouvert des yeux de Chimène pour la Russie.

On s’étonne alors que cette France, vouée aux gémonies par un gouvernement malien nourri de souverainisme aigu, soit un tant soit peu dans les esprits de ceux qui pensent à une évacuation sanitaire du « grand fatigué. »

Il est vrai que nos hommes politiques ne sont pas à une ambivalence près dans leur prise de position. En effet, certains adorent la nuit les démons, ou prétendument tels, qu’ils ont maudis le jour. Ainsi, des ennemis publics sont des amis en privé et bonjour la supercherie, de la poudre aux yeux du peuple.

Bien sûr, l’honnête Choguel Maïga n’est pas dans ce cas de figure avec la France, même si les mauvaises langues disent que plusieurs de ses enfants vivent à Paris pas à Moscou. Qu’importe ! Il ne faut surtout pas, si une évacuation s’imposait pour le Premier ministre malien, le conduire en France. Car, si jamais le pire lui advenait, et l’on touche du bois pour sa guérison complète, que n’irait-on pas imaginer, à tort ou à raison ? C’est dans le besoin que l’on reconnaît ses vrais amis. Alors, s’il faut absolument évacuer Choguel Maïga pour des soins, gageons que Moscou se fera un plaisir de recevoir un si grand ami dans le plus huppé de ses hôpitaux. Qui peut le plus, peut le moins. Moscou qui peut bouter le terrorisme hors du Mali, peut bien soigner un de ses meilleurs Premiers ministres !

Alors, évacuera ou n’évacuera pas Choguel Maïga ? À Paris, Moscou ou ailleurs ? Et si les médecins maliens nous surprenaient par leur science à requinquer l’homme ! En tout cas, on peut l’évacuer partout, sauf en France. Prompt rétablissement à ce grand chantre d’une nouvelle relation Afrique-France.

Arouna Traoré

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Commentaires (2)

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A
Anonyme il y a 3 ans

Vous décevez par ces propos on comprend que vous êtes contre CKM et la souveraineté du Mali Il reviendra inchalah

K
Kassin il y a 3 ans

La malédiction de la cité administrative Mohammar El Ghadafi de bamako De feue Mariam Kaïdama à Choguel Maïga qui connaît le nombre de premiers ministres en 10 ans (entre 2012 et 2022) qui se sont succédés dans la Bâtisse du guide de la Jamariah arabe libyenne au Mali? 1. Mariam Kaidama Sidibé 2. Cheick Modibo Diarra 3. Djanko Cissoko 4. Oumar Tatam Ly 5. Moussa Mara 6. Modibo Keïta 7. Abdoulaye Idrissa Maïga 8. Soumeylou Boubeye Maïga 9. Dr Boubou Cissé 10. Moctar Ouane 11. Choguel Maïga 12. Abdoulaye Maïga 12 locataires et un fort taux koroboromania s’est emparé de l’édifice libyen à cause de instabilité politique chronique qui a fait partir ATT et entre 2 transitions démocratiques et deux mandats présidentiels d’IBK. Cheick Modibo Diarra nous disait ici même qu’il ne sait pas à qui donner sa démission. Il est parti nuitamment! Mara nous disait “N’tè n’tè démissionné”! Il est remercié comme un vulgaire malpropre! Boubou Cissé est resté fidèle au poste quand bien même que la case brûlait avec IBK sans daigner avoir la sagesse de partir à temps! Il a été chassé par les colonels climatisés! Moctar Ouane le silencieux est parti en silence comme les démissionnaires Tatam Ly et Boubeye Maiga. Choguel se croyait pousser des ailes, avant d’être rattrapé par le repos forcé. Nul n’est Éternel (Tara Boirè le disait) Les Dieux du bord du fleuve à Djikoroni Para sont impitoyables car ils transforment les héros en zéro en l’espace d’un claquement de doigts dans le microsome politique malien et ce depuis une décennie entière. Quand vous faites face au fleuve, dans cette cité il faut rendre Grâce à Dieu et savoir que du Fouta Djallon aux rapides de Sotuba, le fleuve a fait son chemin, et que comme lui la vie continue son cours normal dans un sempiternel recommencement à faire des puissants d’hier les “reposés forcés” d’aujourd’hui d’une manière ou d’une autre Nul n’est assez fort sauf la volonté de Dieu! Nul n’est capable sans la Miséricorde de Dieu! Quiconque qui verse dans l’arrogance (pour reprendre l’imam Dicko) se verra rappeler tôt ou tard par la grandeur de Dieu le Tout Puissant et le Miséricordieux. Si le lourdaud qui vient d’arriver dans les lieux comprend cela en sa qualité de ministre de l’administration et de chef de gouvernement, il va sans nul doute s’attacher à organiser des élections et à sortir le pays du schéma de rébellion et de réactions inutiles inventées par Choguel et son arrogant populisme à deux sous le kilo pour permettre à notre pays de retrouver les Chemins de la démocratie et de sa marche vers son développement et son destin dans une Afrique unie et en paix. Wa Salam